Au vert

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Nous, on s’est mis au vert. Confinement absolu pendant 14 jours pour préserver la population. Mais avec la nature, c’est plus facile. Ici, en campagne, ce sont les personnes âgées qui ont du mal à piger les règles de protection.

Tout va bien…

Portez-vous bien et soyez prudents !

En commun

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Je n’allais plus au café ni au restau. Plus les moyens. J’avais baissé ma consommation générale depuis un bout de temps. J’avais une vie sociale peu portée sur les grands groupes de personnes. Ça fait un bon moment que je n’ai pas tourné. Plus de travail payé. La seule chose qui change, c’est que tout le monde va vivre ce que je vis depuis quelques mois.

Profitez donc de ce temps pour vous passionner pour d’autres choses, lire, écrire. Vous verrez, on s’y fait très bien.

Pour être tout à fait franc, je trouve que c’est l’article le plus imbécile que j’ai jamais écrit.

Sans doute le bouleversement. Macron qui fait croire qu’il a eu la révélation qui était de gauche. Aller voter demain alors qu’on ferme les bars et les restaus. Quelque chose de la perte de toute logique doit m’impacter.

Sale temps

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On ne peut pas faire comme si. Le sujet, c’est la bestiole. Personne ne sait vraiment quelle est l’ampleur réelle de la chose. Ici, on continue comme si de rien n’était ou presque. Juste les radios, les journaux qui vous font flipper à longueur de journée.

Il y a quelques jours, un de mes fils a passé pas mal de temps dans un endroit sympa. Deux jours après, il apprend que cet endroit sympa est désormais fermé pour cause de bestiole. Comme je l’ai vu entre temps (mon fils), je suis potentiellement concerné aussi. Comment on fait pour un dépistage ? Ben, on fait rien. Il faut être malade pour se faire dépister. Sauf quand on est ministre ou député. Là, on peut faire un dépistage sans symptôme. Ok, normal. Quoi que.

Une fois que tu es possiblement concerné par le machin mais que tu ne peux pas te faire dépister, tu sais que tu es peut-être porteur et que si tu l’es, tu vas refiler la bestiole à droite à gauche, par inadvertance. Aucun risque pour les enfants et le gens pas trop vieux et en bonne santé mais, même les gens qui deviennent porteurs sains, vont contaminer à leur tour et finir pas atteindre des vieux et des gens fragiles. Cas de conscience.

Heureusement, hier soir, mon fils a appris que l’endroit sympa qui a fermé pour cause de bestiole, ce n’est pas celui dans lequel il a passé pas mal de temps il y a quelques jours. Donc, du coup, je n’ai moi non plus rien à craindre de ce côté et peux continuer ma vie sociale.

Mais quelle drôle d’histoire où l’on a l’impression que l’on ne maîtrise rien et dont on ne sait pas évaluer vraiment l’issue. Mai ? Juin ?

Pendant ce temps, la police police, la politique politique et les giboulées giboulent.

Par lassitude

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J’ai annoncé que je quittais Facebook. Drôle de décision. Comme l’impression d’un décalage entre l’illusion d’un lien social très large mais au bout du compte tout fin et sujet à l’évaporation. Un réseau social de désocialisation.

Quant à la place de soi face aux autres, pour moi c’est un peu comme dans une réunion publique.

Devant une assemblée, avec un micro, installé à la table qui fait face au public, c’est assez facile puisque tu t’inscris physiquement dans une géographie et un décorum qui te donnent d’amblée un statut social.

La place de spectateur est assez confortable aussi. Quand tu t’emmerdes, tu peux papoter avec ton voisin des conneries de ton chat.

Quand tu lèves le bras pour donner ton point de vue ou poser une question, avant qu’on ne t’écoute, on juge d’abord qui tu es ou semble être, on interroge ta légitimité à perturber le cours paisible de l’ordre social. C’est instinctif. Si t’es à cette place, celle de celui qui prend la parole sans qu’on lui ait demandé, soit tu déploies des trésors de séduction si tu en es capable, soit tu bafouilles, la voix tremblotante, tout dans l’émotion. On a souvent l’impression que tu parles à la seule fin de montrer que tu existes.

Il te reste encore la place du petit malin dissipé, celui qui, de temps à autre, lâche une grosse vanne, un peu fort, pour faire glousser l’assistance. Puis il s’enfonce dans son siège, un large sourire aux lèvres et les yeux brillants, content de lui.

Tu peux toujours déployer soudain une banderole pour tes causes perdues. S’en suivront des grands chuuuut et quelques applaudissements. Peu nourris, les applaudissements. Et les vigiles te feront sortir. À moins que tu ne sortes de toi-même s’il n’y a pas de vigile.

Bref. Le jeu de la réunion publique, je commençais à en avoir un peu ma claque. Ces grandes salles sont sans fenêtre.

Nouvelles du jour

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Commençons par le virus machin truc. La panique est en train de gagner la France. Déjeuné hier à Belleville. Beaucoup moins de monde que d’habitude, restaus désertés, des places dans le métro. Ça sent la grosse panique largement alimentée par les infos qui ne parlent que de ça. D’ici 3 semaines, les cinémas, les théâtres, les métros, les terrasses vont se vider. Peut-être va-t-on interdire les manifestations.

Je dis pas que le virus n’existe pas. J’ai juste l’impression, d’après ce que j’ai compris, que c’est mortel comme la grippe. La grippe, je m’en suis chopé une il y a peu qui m’a terrassé 2 jours. Et je crois que j’ai survécu. À moins d’avoir raté un truc. Donc, plus on nous rebat les oreilles, plus les gens ont peur et angoissent. Les gens adorent qu’on leur promette des catastrophes à venir (comme si les catastrophes prévenaient avant d’arriver !). Du coup, quand à la radio tu entends parler du virus et que l’invité est le président du groupe LREM, je sais pas ce qui se passe, sans doute un effet d’accumulation, tu éteins la radio.

Bien, le virus, c’est fait. Oui, mon expérience. 24 participants, un boulot monstre et un résultat plus qu’à la hauteur. Un bon pas de plus et une nouvelle épreuve de franchie avec succès.

Le cinéma, maintenant. Je vais bientôt jouer un très beau rôle dans un super beau court-métrage. Et ça, ça fait plaise.

À propos de court-métrage, le mien, Manigances, c’est dimanche soir très tard sur France 2 dans Histoires Courtes et en replay pendant 7 jours. Je donnerai le lien, évidemment.

Ben, je crois qu’on a fait à peu près le tour.

Ça va décoiffer

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L’autre jour, j’ai dit que je m’emmerdais. Qu’est-ce que ça cache ? Dans mon fonctionnement psychique, tout se passe comme en météorologie. Quand je dois faire un truc important, primordial, qui met en jeu tout mon être, il y a toujours cet état qui précède et qui ressemble à ce fameux calme avant la tempête. Ça va secouer, tout chambouler mais, juste avant, c’est le calme plat, de ces temps en suspend qui, au lieu d’être paisibles, sont lourds de menace et d’angoisse. À petite échelle, on appelle ça le trac.

Ce qui m’a mis dans un tel état, on s’en doute, c’était ce dont j’avais parlé la veille. La fameuse expérience que je proposais de mettre en œuvre.

25 personnes se sont portées volontaires. Ça commence à ressembler à un bel échantillon. L’expérience dure 4 jours. À mi-parcours, je vois se dessiner la preuve irréfutable d’un point de vue scientifique d’un phénomène physique incroyable et inconnu, reproductible à 100%. Je ne peux pas révéler ici le détail du principe qui est en jeu, mais ce phénomène physique mesurable consiste en une interaction entre un appareil et une personne à distance (la volontaire la plus éloignée est au Marcoc, soit 2.500 kilomètres). Aussi fou que cela puisse paraître, j’ai sous le nez la preuve scientifique reproductible de l’existence concrète de ma découverte. Même les volontaires sont dans l’ignorance de mes éléments de preuve.

De quoi il parle ? Je ne peux toujours pas le révéler pour ne pas me faire piquer l’idée. Mais le temps de la révélation approche à grands pas.

Alors oui, quand je dis « je m’emmerde », je parle de cette fragilité psychologique du découvreur qui a été assez fou au départ et suffisamment libéré des carcans de la normalité pour oser imaginer qu’une chose impensable était possible et qui a déployé toute son énergie sur plusieurs années pour montrer qu’il avait raison contre les vérités du reste du monde. Oui, ce « je m’emmerde » raconte cette solitude face à la société et les règles qui la régissent. Ça ne s’applique bien sûr pas à ma vie affective et sociale à l’échelle de l’individu (même si parfois, cela peut avoir des incidences). De ce côté, tout va bien.

Ne cherchez pas à savoir de quoi il retourne. Vous le saurez d’ici la fin de l’année, je pense. Un grand merci à tous ces volontaires qui ont eu la curiosité de donner un peu de leur temps pour oser défier l’impossible collectif. Il y en aura d’autres. On va pas s’emmerder !