master class : le casting

renard

Je vois que quand je poste une de mes expériences bizarres, ça fait l’effet d’une implosion. Un long souffle de silence, puis plus rien. Ça me fait rire, en fait. J’en suis au stade où je n’attends vraiment rien de ces partages qui sont difficilement acceptables d’un point de vue rationnel. Mais j’en parle quand même parce que je sais que c’est juste.

Cet après-midi, davantage acceptable, je passais un nouveau casting pour un unitaire. Ça serait pour jouer le rôle d’un paysan. J’aime bien les rôles de paysans (même si j’adore changer de ces incarnations terriennes et un peu bourrues qu’on me colle facilement).

J’y suis allé tellement zen que j’en ai fait une petite sieste dans le métro sur le trajet qui me conduisait à Boulogne. Pas une décontraction du style rien à foutre, mais la certitude que le fait d’être pris ne repose pas vraiment sur ce que vous faites. Du coup, j’y vais détendu et je m’amuse. Autant ne pas perdre son temps à se ronger les sangs pour quelque chose qui vous échappe à 80%. Bon, on me dira, c’était pas un rôle principal. T’inquiète gros, dans l’état actuel du cinéma Français qui est régi par les lois des parts de marché, je ne fais pas partie des 17 acteurs Français bancables. Je suis à l’abri du stress. Mais je m’amuse encore.

Aussi bien dans les expériences bizarres que dans le métier d’acteur, la marge reste une zone de liberté ludique. Un biotope dans lequel on n’est pas riche mais heureux.

Je m’évapore encore

Bon, j’ai plein de textes à apprendre pour les prochains tournages et je dois faire des volets et les poser. Mais tout cela ne m’empêche pas de continuer mes expériences bizarres.

Dans cette vidéo, j’ai l’air moins crédible que jamais et plus barré à l’ouest que… jamais. Pourtant, il s’agit de la meilleure expérience que j’ai produite et reproduite. Je vais très prochainement l’expérimenter en public avec la participation plus qu’active des personnes présentes.

Pendant que la vidéo chargeait, nous faisions de la confiture de pêches de vigne. Nos pêches, elles n’auraient pas la place sur un étal de marchand de fuit. La peau serait jugée trop épaisse et l’esthétique trop brute. Pourtant, quand on croque dedans, elles sont rouge sombre en surface puis blanches jusqu’au noyau, juteuses et sucrées à souhait. Quant au goût, il est celui des pêches volées de mon enfance. Comme mes expériences.

Tout un programme

progr

Un blog d’acteur se doit de parler un peu boulot, quand même. Alors, comment s’annonce l’année 2019-2020 ? Après deux ans de théâtre avec Intra-Muros, je m’étais complètement éloigné des caméras et des écrans. Je craignais que le retour ne soit pas obligatoirement facile, d’autant que les castings pendant que je jouais au théâtre n’avaient pas été des plus fructueux. Eh bien, il semblerait que tout aille pour le mieux. Je vais tourner très vite dans un court-métrage bien joli, un très gros film de cinéma dont on entendra parler, une série burlesque que j’aime beaucoup et, lundi prochain je passe des essais pour un téléfilm. Bref, le retour aux écrans s’amorce plutôt très bien.

Début octobre aura lieu la projection parisienne de Manigances. Je donnerai toutes les infos rapidement.

Le 12 octobre, je me livre à une conférence/signatures de Magnétique devant un parterre de magnétiseurs de toute la France (GNOMA). En prime, je leur proposerai une expérience bizarre en live qui montrera qu’ils ont une influence physique sur l’eau. Une façon de sortir du blabla et de vivre en direct une expérience.

Dans les creux, il me reste à travailler encore à l’écriture d’un film et au montage d’un documentaire.

Que ceux qui voudraient m’expédier à la retraite devront faire preuve de patience.

Vendredi 6 (demain) à L’Utopia

IMG_3565

Demain, je serai à l’Utopia de Bordeaux qui fête ses 20 ans. Dans le cadre des festivités, la soirée de demain (20:30) propose 3 courts-métrages dont La Caverne de Philippe Fernandez (Cosmodrama) que nous avions tourné il y a tellement longtemps que je me demande qui est le mec sur la photo. Ça sera un plaisir de revoir ce film sur grand écran en compagnie de Philippe et de tous les copains que je croiserai.

À demain !

M’en parlez pas !

vieillard

Je vais bientôt fêter mes 61 ans. C’est pas un drame. À cet âge, forcément, on s’interroge sur sa retraite. Un coup on nous dit qu’il faut attendre 64 ans, et le coup d’après, Macron nous dit qu’il faut compter les annuités. Si c’était le cas, j’aurais très vite droit à la retraite. De toute façon, comme le disait Jacob ce matin (on ne peut m’accuser d’être de son bord), ce qui va se passer en réalité, c’est qu’ils vont faire traîner le machin pour après les municipales. Conclusion : s’ils veulent déplacer la réforme après les municipales, c’est qu’ils prévoient qu’elle sera impopulaire, donc qu’elle nous niquera encore. Allez, je vais commencer à m’occuper du dossier puisque je n’ai rien à attendre d’une République prétendument ne Marche, plus soucieuse des échéances électorales que d’autre chose.

Quoi ? La rentrée ?

IMG_3520

Bientôt l’été ! Merde, c’est fini déjà. Rien compris, rien vu passer. Si, je sais qu’il a fait chaud parfois. Trop. Qu’il n’a pas plu sur mes tomates. Ou si peu. Une fois ou deux. Quand j’ai maçonné, réparé, bricolé, je sais que je n’ai eu le temps de rien d’autre. Totalement absorbé, obsessionnel. Pas vu assez d’amis. Me restent des lampions berlinois, des lacs bleu turquoise, une terrasse de restau, un festival de Gindou avec les Larrieu, les Pyrénées quand même. Les Pyrénées… Et puis la truelle et le Brico Leclerc de La Rochefoucauld. Les cerises ont été noires, grosses et sucrées, cette année. Les mirabelles ont fait ployer les branches jusqu’à les soulager pour confiturer une trentaine de pots. Les frelons ont été piégés au printemps dans des bouteilles plastique. La tourterelle s’est lassée. Un rouge queue à front blanc a essayé de me parler. Je n’ai rien compris. Un hérisson a chassé ses petits parce je les avais trop approchés. Le hamac vers le ciel. Et cette grande ourse qui n’a pas bougé d’un mètre. Les enfants ont depuis longtemps troqué l’admiration pour l’indulgence. Les aînés commencent à peiner nous rappelant qu’il nous faudra peiner nous-mêmes. Paris nous happe déjà, comme si on ne l’avait jamais quitté. L’été est passé.

Gna gna gna

gnagnagna

Toujours en vacances. Putain, ces intermittents… Et alors, en prime je vais faire du mauvais esprit.

Le G7. Parlons du G7. Aujourd’hui, Macron nous fait le sketch de l’écolo. Ben oui, vu qu’il ne peut plus compter sur la stratégie « tous contre les populistes », Lepen et Mélenchon (Lepen surtout puis la Méluche est déjà dézinguée), il se dit que s’il veut passer aux prochaines, il doit se mettre quelques écolos dans la poche. C’est à la mode, les écolos. Alors il devient écolo. Si besoin, un jour, il ira à la messe. Si besoin. Pas aujourd’hui.

Ceux qui sont contents de ce grand tralala, c’est les gilets jaunes. Ils étaient des milliers encore à Paris, à Toulouse et ailleurs pour l’acte 41. Oui, vous avez bien lu. 41. C’est pas fini, contrairement à ce que vous espériez, vilains petits bourgeois. Mais comme c’est le G7, la police n’a sorti ni gaz ni flash-ball. Ça aurait fait mauvais genre avec tous ces chefs d’état. Pas d’images comme ça à la télé, voyons ! Pas aujourd’hui. Eh bien, vous savez quoi ? Il n’y a pas eu de violences. C’est bizarre, non ? Comme quoi, quand il y en a, c’est qui qui le décide ? Je dis ça, je dis rien.

Je vous disais. Mauvais esprit…