Pète un coup, Manu !

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Islamo gauchiste, candidat des frères Musulmans, voilà de quoi se trouve affublé Hamon du côté de chez Valls. On voit le niveau de la campagne qui s’annonce. Il n’a tellement pas de programme, le pauvre Valls, qu’il se croit obligé d’utiliser la rhétorique gerbante du Front National. Obligé de balancer des énormités, d’user de mensonges dignes de la cour de récréation de maternelle.

Cela raconte en creux l’état de racisme et d’islamophobie de la France. Dans ce pays, quand on dit que la colonisation c’est pas très bien en Israël, on est forcément antisémite et quand on dit que les musulmans dans leur immense majorité sont eux-mêmes victimes des terroristes, on devient membre de l’État Islamique. Ça fait peur tant de connerie.

C’est pas avec des candidats comme Valls qu’on va apprendre à penser. Pauvre Valls. Pauvre France. Quelle indignité !

Sans déconner, il a dû se tromper de primaires, le Manu.

Dimanche prochain, je vote !

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Comme révolutionnaire, je me pose là. Toujours prêt à ouvrir ma grande gueule, dès lors qu’elle s’exprime sur papier. Et dans les faits, en comité restreint ou dans mes actes, je ne suis pas un modèle révolutionnaire du tout mais, au contraire, une espèce de girouette bien huilée qui oscille entre l’anarchisme et une gauche raisonnable, souvent sensible au moindre souffle marxiste. Bien sûr, une girouette qui a quand même des petites butées dites « tabous » ou « principes » qui empêchent tout mouvement vers la droite. Depuis ma naissance, ces butées sont encore toutes neuves car jamais l’aiguille ne s’y est cognée.

Pour ces primaires de « gauche », j’avais décidé de ne pas me déplacer. J’étais convaincu que les socialistes, comme un seul homme, allaient donner leurs voix à Valls, comme ils avaient porté Royal en 2007 et Hollande en 2012 : on met celui dont on croit qu’il a le plus de chance d’être élu au lieu de voter pour un programme. Eh bien là, j’avoue que je me suis planté sur toute la ligne. Ils ont choisi Benoit Hamon. Et si l’on totalise ses voix avec celles de Montebourg, la vision de gauche est revenue au cœur des militants. Enfin !

Le revenu universel, j’en avais parlé dans les colonnes de mon ancien blog il y a un ou deux ans. Les fidèles s’en souviennent. Il est à la fois le moyen de prévenir l’extrême pauvreté, de faire le choix d’une société protectrice de ses concitoyens, en même temps qu’il change fondamentalement la relation employeur/salarié. Aujourd’hui, quand tu as la chance d’être salarié, on t’inflige les contraintes des lois de la productivité à tous les étages : tu as de la chance d’avoir du travail, si t’en veux pas, on te remplace. Chaque jour on t’invente une nouvelle justification pour t’en demander davantage. Cette situation a vu le jour en 1974 avec la crise pétrolière et l’implantation durable du chômage comme élément de crise qui profite à l’aliénation des salariés. Le revenu universel, c’est donc à mes yeux le moyen de casser cette relation d’ultra domination/soumission, en même temps que d’offrir d’autres changements tels que la diminution du temps de travail, la dignité pour tous les citoyens. Je suis donc farouchement pour.

Il y avait plusieurs choses qui me faisaient tiquer chez Mélenchon, en dehors du programme dont je me sens très proche : il y avait bien sûr sa façon « moi-je » de s’exprimer que me gênait comme tout le monde, ses délires du style meeting en hologramme du 5 février, mais aussi sa position contre le revenu universel et sa position communiste qui place le travail et les travailleurs comme valeur centrale. Pour moi, le travail est à voir comme une contribution volontaire à la marche du monde, en responsabilité, et une source de revenus. Mais pas l’esclavage qu’il est devenu pour la majorité, ou une irresponsable planque à glander pour d’autres.

Le revenu universel peut contribuer à changer la donne dans ces domaines. Et ce n’est pas une position qui va permettre à chacun de dire que, dans ces conditions, ils n’iront pas travailler. Ça, c’est une vision négative qui repose sur des sentiments tels que la jalousie. Parce que le travail responsable, c’est le lieu du lien social et du sens de l’existence. Le revenu universel est juste à même de rendre au salarié devenu « responsable » de ne plus se soumettre au dictat du rendement. On sait par ailleurs qu’un ouvrier responsabilisé est beaucoup plus rentable qu’un mec qui a juste la trouille de perdre sa seule source de revenu.

Bref, avec ce vote d’hier, l’envie m’est revenue d’aller voter à la primaire car, de gauche, ce mec là (Hamon) me donne envie de le suivre.

J’en vois déjà qui me diront qu’il n’a aucune chance aux présidentielles. Mais si l’on part dans l’idée qu’il faut voter pour celui qui a le plus de chance, on sait déjà ce que ça donne. On veut quoi ? Le pouvoir ou convaincre pour des idées ? La meilleur façon d’avoir des chances de gagner, c’est de porter un projet. Pas faire dans la stratégie. Si la majorité n’est pas convaincue, c’est que le projet n’est pas bon ou que cette majorité se laisse gouverner par la peur. Le meilleur remède contre la peur, c’est l’espoir.

Dimanche, je vote !

Si je me permets de donner mon avis de kéké sur la chose, c’est que j’ai conscience d’être un petit atome dans la masse du vent de l’histoire. Les mouvements de pensée qui me font taper sur le clavier n’ont pas grand chose de personnel mais sont guidés par un mouvement plus important et plus profond qui ne me concerne qu’à une petite échelle. L’air de rien, hier, il s’est passé quelque chose qui ouvre d’autres possibles. Je parie que la participation sera beaucoup plus élevée le 29 parce que je suis certain de n’être pas le seul kéké à penser de la sorte.

Allo, Docteur ?

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Vous avez déjà entendu parler de distorsions cognitives ? Ben, c’est une pathologie qui consiste à déformer l’information que l’on reçoit pour la transformer en quelque chose de négatif, en la passant par des filtres de notre personnalité ou de nos humeurs. Par exemple la pensée tout ou rien (vision dichotomique), tirer des conclusions hâtives à partir de peu d’évidence, tirer des conclusions générales à partir d’un détail, ne porter d’attention qu’aux détails négatifs, la dramatisation ou la minimisation, le raisonnement émotionnel, l’attente ou l’illusion de justice… etc.

Bref, penser, contester, s’insurger, s’indigner prend sa source dans une vision négative d’une réalité objective. On n’est pas loin de la dépression. Les révolutionnaires sont donc des dépressifs distordus de la cognition. En revanche les terroristes intellectuels conservateurs (même quand ils se disent de gauche), ceux dont j’ai déjà parlé et qui disent à tout bout de champ « c’est plus compliqué que ça », « il n’y a pas les gentils et les méchants », ceux-là, donc, seraient en bonne santé mentale. D’accord. Mais…

Par exemple, quand Trump case à la maison blanche sa famille à tous les postes, forme un gouvernement de fachos, de traders milliardaires, lui-même étant milliardaire, prenant comme première mesure la suppression de la couverture sociale, quand ce même homme dit que c’est le peuple qui reprend le pouvoir, on se demande s’il n’y a pas de la distorsion quelque part. Déjà, bien sûr, dans l’évidence du décalage entre les paroles et les actes concrets du personnage qui incarne l’exact contraire des intérêts du peuple.

Et on pourrait en dire autant de tous les populistes (y compris chez nous), de tous les fachos qui usent de toutes les magouilles, de toutes les violences, de tous les conflits d’intérêts, d’un attachement aux intérêts familiaux (je veux dire de leur propre famille) et nous font croire qu’ils parlent au nom du peuple (hein ? Je n’ai pas prononcé son nom !).

Si le peuple est assez aveugle pour élire ces escrocs, je préfère passer pour un malade mental plutôt que complice des ordures. Vive les distorsions cognitives ! C’est aussi simple que ça.

Quant aux primaires du PS, ça sera sans moi. Rien à voir ? Ben peut-être bien que si.

Des babioles

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L’histoire est vraie. J’avais passé commande par le biais d’Amazon d’une babiole à qui on pourrait attribuer un petit un sur dix dans le registre des nécessités. La page m’avait offert le choix d’une bonne vingtaine de babioles à peu près identiques. J’avais cliqué sur la moins chère. Moins de deux euros.
Hier matin, je reçois un mail du vendeur via Amazon. Le français utilisé est celui de Google trad et pourrait donner à rire si le contenu n’était pas horrible. Mon article a bien été expédié lundi. Mais, l’avion cargo qui le transportait s’est écrasé en Turquie. Afin de prouver sa bonne foi, le vendeur a joint un article de presse montrant la trajectoire d’un avion partant de Hong Kong et se terminant par une étoile symbolisant le crash en Turquie. Des photos montrent la carcasse disloquée de l’avion parmi des maisons et des voitures cabossées à moitié ensevelies. L’avion s’est écrasé sur un village, faisant des morts dans la population. Trente sept au total.
Le mail se poursuit en précisant que ma babiole avait dû être abîmée dans l’accident. Le vendeur, soucieux de satisfaire pleinement sa clientèle, me propose de me renvoyer gratuitement une babiole identique.
Il y a plusieurs façons de lire cette histoire. Personnellement, j’y ai vu le symbole de la distorsion entre mon discours et mes actes. D’un côté je crache sur la mondialisation et ses effets néfastes sur les conditions de travail dans les pays pauvres ou en Asie, sur les prix bas qui induisent de rogner à tous les étages entre le fabriquant et l’acheteur, sur l’empreinte carbone liée à ce type de commerce qui concourt à la pollution de l’atmosphère et au dérèglement climatique. Et de l’autre, tel un con assez semblable à ceux que je dénonce, j’agis, j’achète n’importe comment. Et ça fait de l’exploitation, des normes de sécurité sacrifiées, de la pollution et des morts.
Personne n’est parfait. Le bordel généralisé n’est pas prêt de s’arrêter avec des pignoufs de mon espèce.

Ouverture du blog

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Il n’y a pas à dire, ça sonne ringard à souhait, blog à Béber. N’est-il pas ? On va faire avec.

C’en est donc fini du blog de l’acteur. Ici, il ne sera plus question de boulot. Facebook fera son office sur cette thématique de façon essentiellement promotionnelle.

Alors, c’est quoi, ce blog ? Qu’a-t-il de différent ?

Eh bien, en premier lieu, il est anonyme.  Enfin, plus ou moins. Pour ceux qui me connaissent ou fréquentent ma page Facebook, il n’y aura pas trop de mystère.

Les thématiques abordées toucheront aussi bien les domaines politiques et sociaux (comme d’hab) que l’univers de mes passions, côté sourcier et parapsychologie par exemple (plus que d’hab). En cliquant sur la catégorie « bizarreries », on retrouvera tous les articles bizarres. Ils y seront sans doute moins relayés sur Facebook. Mais les curieux les trouveront sans peine. À moins qu’ils s’abonnent…

Ce qui change pour moi : plus d’obligation de raconter mon boulot (difficile quand il y en a peu et difficile aussi quand il y en a parce qu’on ne peut pas tout dire). L’accès au blog se fera en passant par la page Facebook dont les amis sont sélectionnés et non plus par le biais de mon nom via Google. Je vais prévenir les amis qui suivent le blog et ne sont pas sur FB. Lorsqu’un article sera relayé, ça ne sera plus « mon nom.net » mais « blogabeber.com ». Ni vu ni connu, j’t’embrouille. J’en vois déjà un qui me dit que « mon nom », ça disait pas forcément grand chose au commun des mortels. Ce qui n’est pas faux d’un certain point de vue.

N’empêche que, lorsque j’avais affaire à quelqu’un pour telle ou telle raison dans la vie de tous les jours, il lui suffisait de taper mon nom sur Google et il tombait sur mon blog. Il y a des situations pour lesquelles on n’a pas forcément envie qu’une personne à peine croisée sache aussitôt que je suis un affreux gauchiste, par exemple ou une espèce d’ésotériste chelou. Je n’ai fait qu’installer un filtre destiné à me protéger un peu.

Par ailleurs, je ne m’astreindrai pas à un article quotidien ou tous les deux ou trois jours. Ça sortira quand ça voudra, selon la nécessité et l’envie.

Bienvenue sur le Blogabeber !