Tournée encore et tournage

On ne sait plus où l’on est. Vendée, Anjou, deux Sèvres ? Cette semaine, on va jouer du côté de La Rochelle, aux Sables d’Olonne, du côté de Nantes…

Retour express à Paris où je vais me faire filmer pour une matinale de France 2. On va parler Magnétique. Van, train, métro, même pas le temps de se changer.

J’espère avoir le loisir de giletjauner, un de ces quatre. Mais pour ça, il faudra que le mouvement dure encore quelques semaines. Sinon, l’arrêt du tabac, ça tient. On me dit que j’ai économisé 240 euros, déjà, et que j’ai gagné 4 jours d’espérance de vie. J’avoue être plus sensible au premier argument : autant de pognon qui n’ira pas aux macrons.

Manigances : plus que le générique…

manig

Jour de repos ? Pas tout à fait. Il ne manque plus à Manigances que son générique. Nous avons fait l’étalonnage aujourd’hui. On peut dire que maintenant, c’est vraiment dans la boîte.

Demain, nous repartons très tôt car nous jouons l’après-midi pour des scolaires et le soir à Beaupréau en Mauge (49). Et c’est parti pour deux semaines non-stop, sans retour à la maison. Avril sera moins chargé et mai, encore moins. Ouf. Et après, je serai en grandes vacances d’Intra-Muros !

On ne peut pas dire que je sois très présent sur l’accompagnement du livre (Magnétique) mais je reçois des photos de personnes qui l’ont déjà en main ou encore du bouquin dans les rayons de la FNAC Saint-Lazare. Il se démerde donc très bien tout seul.

Flapi

playaBlog à Béber, version journal d’un comédien. La fatigue commence à se faire sentir dans la plus longue côte de la tournée Intra-Muros. Le mois de mars est le plus chargé. On ajoute à ça une crève qui peine à guérir, la sortie du bouquin demain (voir ICI), un casting aujourd’hui pour une série France Télévision, de retour de Laval ce midi avant de repartir demain pour Landerneau. Et il en reste… Bref, je suis en train d’éprouver l’idée de limites.

Allez, lundi prochain (jour de repos) on termine Manigances par l’étalonnage et il n’y a plus qu’à l’envoyer en festivals. Évidemment que je l’accompagnerai avec grand plaisir.

Je ne me leurre pas sur l’idée qu’à la fin de la tournée, en mai, je pourrais être en vacances : on a un long en écriture et je dois monter le documentaire sur Jean-François Stevenin avant l’été.

Je suis certain que vous êtes fatigués rien qu’à me lire. Je vous comprends. C’est chiant les hyperactifs. Et en même temps, je n’ai pas choisi que tout se passe au même moment. J’avais imaginé que Manigances aurait été tourné un an plus tôt. Le livre aurait lui aussi dû se terminer au moment du tout début de la tournée. Dans l’agenda de mes rêves, tout s’enchaînait avec bonheur. Mais le réel a décidé de tout foutre en même temps. On fait avec.

Je pense que tout ça, c’est les services secrets à Macron qui ont voulu m’empêcher de manifester. Ils devaient avoir l’info depuis longtemps qu’il y aurait un mouvement des gilets jaunes et ont décidé de mettre sur la touche tous les vrais gens de vraie gauche en les neutralisant par remplissage d’agenda. Mais oui, bien sûr, c’est ça…

Putain, ça me fait penser que, si ça continue, il va falloir que je case une consultation psy pour burnout.

GD

Silence suspect

cigarette

Il y a plusieurs raisons qui poussent à ne pas écrire. La première serait la conscience qu’on n’a rien à dire. Une autre serait à peu près l’inverse : tellement à dire qu’il vaut mieux se taire pour le repos mérité des hypothétiques lecteurs. C’est vrai, ça. Qu’est-ce qui m’autorise à infliger à mes voisins de toile quelques élucubrations plus ou moins geignardes et répétitives quand tout le monde essaie de s’accorder pour trouver du positif à tout prix et partout. Ou alors du sordide, mais franchement, alors. Du fait-divers franc et lourd.

Bref, si je me suis tu cette semaine, c’est pour plusieurs raisons. La première, c’était cette sorte de rhume qui dure encore et ne se sait pas trop se situer entre la grippe et une nouvelle maladie inconnue qui donne de la fièvre. Une autre raison est la difficulté de se connecter dans les hôtels du sud-ouest ou d’ailleurs, où l’on te pique toutes tes données pour les vendre à des sites publicitaires (ou aux renseignements) tout en t’offrant un débit digne des années 90 (époque minitel). Les tournées…

Mais la vraie raison de ce silence, c’est vraisemblablement mon arrêt du tabac. C’est à dire que le premier jour, t’as peur de ne pas tenir. Le second, c’est encore pire. Le troisième, tu ne sais plus où tu habites et ne penses qu’à ça. Le quatrième, tu ne sais pas comment tu vas réorganiser ta vie tant tu aimes fumer, t’extraire d’un repas pour aller en cramer une, t’isoler du groupe et regarder la lune, pousser une causette enflammée et enfumée où les clopes s’enchainent avec excitation. Ça y est, tu vas pouvoir le dire et voir comment tu vas faire pour le poids que tu vas prendre. Faire du sport ? Marcher ? Faire gaffe quand même à ne pas faire comme un copain collègue qui est devenu addict à la piscine. Il me faudrait une activité moins humide et moins contraignante. Lire n’importe où, n’importe quand, comme on fume.

Excusez-moi, je vais me faire quelques pages au soleil et je reviens.

Tiens, salut, toi aussi tu lis entre les plats ?

Ben ouais, j’aime bien.

Saaaaluuut ! Je peux me joindre à vous ? Personne n’aurait un polar à me prêter ?

Putain, mais tu pourrais t’en acheter, quand même. À chaque fois tu viens lire trois pages sur mon épaule. Et c’est chiant.

Ho ho ho, les lecteurs ! Vous pourriez pas aller lire plus loin ? Il y en a qui travaillent !

Pfffff, la dictature des non-lecteurs, ça commence à gonfler…

La vie de tournée

repos

Le mardi, tu prends le train, tu arrives en ville 1 vers 16:00. Passage à l’hôtel. Tu vas au théâtre en 18:30 et 19:00 et tu en ressors à 23 ou minuit si tu y manges. Le lendemain matin tu pars dans la ville 2, tu y manges, tu vas à l’hôtel, puis au théâtre. Ainsi de suite jusqu’au dimanche matin où tu prends le train pour rentrer chez toi. Et là, tu t’es autorisé une belle grippe qui t’oblige à te reposer au cas où tu aies eu envie de faire des folies.

Toujours là

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Ségré, Anjou. Nous jouions Intra-Muros au Cargot, hier soir. En allant boire un café à la brasserie du Super U, me suis arrêté saluer les gilets jaunes du coin. C’est bien beau de nous soutenir, mais il faudrait venir avec nous, un peu, m’a dit une dame. Ben, je suis de passage. Ce soir, on joue a Vitré.