À l’eau, qui est à l’appareil ?

Il y a quelques courbes et autres graphiques dans le livre. J’ai passé deux jours et demi à corriger le manuscrit, corriger les corrections de la correctrice et surtout changer tous les graphiques pour les mettre en forme compatible (caractères utilisés, couleurs, etc.). J’en aurais presque regretté d’avoir mis des courbes. Mais ça y est, c’est fait, retour à l’éditeur. Ne manquera plus que la relecture complète avant impression.

Que penser du livre ? L’auteur n’est pas le mieux placé pour y répondre. C’est comme quand je fais un court-métrage. Je suis persuadé qu’il plaira à tout le monde, qu’il s’adresse au plus grand nombre, qu’il est simple et accessible. Et puis quand le film est fini, je constate qu’il est souvent pris pour un OVNI, passionnant quelques-uns et rejeté par d’autres. On ne peut pas plaire à tout le monde. Ce que je fais en particulier ne plait pas à tout le monde. Trop singulier. Pas assez dans les canons esthétiques du moment. Décalé par rapport à l’air du temps.

Avec ce livre, je dis une chose simple mais assez incroyable : l’eau est attachée à la conscience du vivant et en véhicule les informations. J’en apporte les preuves irréfutables, prédictibles et reproductibles à 100 %. Ça pourrait s’appeler « la vie secrète de l’eau » en référence au carton réalisé par La vie secrète des arbres. Comme beaucoup, j’ai d’ailleurs lu le livre et, vraisemblablement comme beaucoup, je l’ai trouvé assez chiant. J’ai juste acheté l’idée que les arbres communiquaient entre eux. Ça ne fait de mal à personne. Mais la vie secrète des arbre, ça surfait sur des images : celle de la couverture, la fascination de la forêt, un regard sur une nature malmenée, l’identification à l’auteur qui a passé des années à étudier les arbres, tout seul dans la forêt, à longueur de journée. Tout cela est le roman que l’on se racontait. Et ça a cartonné.

Je suis bien sûr persuadé d’avoir écrit un livre plus indispensable à la collectivité, porteur d’un message plus fort, universel, révolutionnaire, documenté. Mais mon éditeur qui a l’habitude de savoir ce qui se vend et à qui ça se vend, penche plutôt pour un lectorat porté sur l’ésotérisme. Donc très restreint. Il a sans doute raison. Dans le monde dans lequel nous vivons, dans l’histoire commune que nous nous racontons, mon sujet ne peut intéresser a priori que quelques allumés qui n’ont pas trop les pieds sur terre. Et pourtant…

J’ai donc jusqu’à septembre pour construire un roman autour de ce livre, qui donne envie de l’acheter et de le promouvoir. Tâche bien ardue que de vouloir modifier le regard des autres quand le principe de base du marketing consiste à se fondre dans celui-ci, à s’y adapter.

J’ai une idée. Je vais demander à l’eau de m’aider. Ne riez pas. Grâce à des mesures, je peux interroger des gens et savoir ce qui leur plait le plus dans une série de propositions, bien au-delà de ce qu’ils expriment, de façon beaucoup plus sûre. L’eau comme outil de marketing, bien sûr que ça marche. Aussi. Pas que. Il tient à nous d’en faire bon usage. C’est comme le reste.

14 réflexions sur « À l’eau, qui est à l’appareil ? »

  1. Ce sujet sur l’eau me passionne, je suis impatiente de te lire car je me pose beaucoup de questions et je suis curieuse de ta façon de l’aborder.

    J'aime

  2. Une couverture efficace. Un voile soulevé, une invitation à s’émerveiller en toute lucidité.
    La petite histoire qui surprend et rassure. Ton sourire mi- rêveur mi-réfléchi.
    L’aval d’un scientifique fonctionne bien aussi.
    Avec tout ça, j’y vais !
    Non, même sans tout ça, j’achète 😉

    J'aime

  3. Excellente idée « le Roman » !
    Vu ton imagination débordante, je pense que ça va le faire.
    Juste en fin de ce roman H2O (dernières pages), met les partitions que tu auras composées afin de l’écrire avec Ô joie, Ô allégresse !
    Lien fabuleusement étroit avec « Retour aux Sources ».
    Putain quand j’y repense, c’est dingue !…
    Et autant j’attends avec impatience le « bouquin technique », tout autant j’attends ses (tes) suites romanesques, où de l’eau naîtra certainement tout autre chose. Mais en lien. Corroborée.
    Gourmandises de lecteur à venir…
    PS : j’ai une plume sergent-major qui n’a jamais servi…

    J'aime

  4. J’ai trouvé passionnant « La vie secrète des arbres »… Tout dépend sans doute de ce qu’on attend d’un bouquin. Ce n’est peut-être pas toujours lié au contenu et à la forme de l’ouvrage, mais parfois aux lunettes du lecteur.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s