Un an plus tard…

Ben, je m’étais promis une chanson anniversaire de confinement. C’est fait.

Explications

Il est des œuvres qui, comme dans l’art contemporain des années 90, nécessitent des explications pour être comprises, tant elles semblent laides et ratées. C’en est une.

Il s’agissait de faire une chanson qui traduise l’état d’esprit dans lequel nous nous sommes trouvés lorsqu’il a été décidé de prendre de nouvelles mesures pour l’île de France. On pensait tous à un confinement un peu strict, sans que nous en ayons particulièrement envie, mais conscients que les chiffres n’étaient vraiment pas bons. Au lieu de cela, on nous annonçait un durcissement mais avec une autorisation de 2 pages qui nous permettait de sortir encore plus librement qu’avant, puis sans attestation, que l’on devait rentrer chez nous à 19 heures au lieu de 18. Bref, les mesures restrictives nous rendaient un peu plus de liberté de circuler qu’avant la décision. Impression d’imprécision, de précipitation et d’absurdité totale.

Dans ces conditions, j’ai voulu écrire une chanson en 5 minutes, sans rime, afin de traduire le niveau d’amateurisme des instances décisionnaires. Il fallait en même temps traduire le fait que nous acceptions n’importe quoi à partir d’un grand n’importe quoi, ce qui revient à dire que nous perdions collectivement encore un peu de notre discernement et de notre raison. Il fallait donc quelque chose d’improvisé, mal fait, qui se prend au sérieux, tout en étant totalement débile, moche et vulgaire. 

L’oeuvre finale devrait provoquer un sentiment de malaise chez celui ou celle qui la regarde, effet miroir de nos acceptations, nos résignations et de notre désespérance profonde.

10 réflexions sur « Un an plus tard… »

  1. « Désespéré & finé » dans le genre con et intello, ​la vaccination (à la Ferré):
    « Un microbe comme un ballon rougeaud
    Qu’aurait du pangolin sans l’faire exprès
    Et dedans comme un asticot
    Qui tangue: le variant anglais

    Un maudit virus qui râle la nuit
    Comme un mâtin aux poils hérissés
    Et dans les corps de cette nuit
    L’aiguille qui tangue et vient piquer

    C’est Astra
    C’est Astra
    C’est Astra
    C’est Astrazeneca! »

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  2. Au contraire du gouvernement (voire en très bonne correspondance), j’ai essayé de me mordre la queue tout en marchant sur la tête.
    Conclusion, je suis hospitalisé depuis hier soir, avec ITT de 14 jours.
    Si démonstration il y avait à produire, eh bien je m’y suis adonnée !
    Alors, certes, je ne suis qu’un piètre cascadeur.
    Tout comme le Gouvernement qui tâtonne et tergiverse, à souhait et déraison, et finira certainement la tête
    dans la fosse à purin de mon grand oncle Maurice (qui n’existe pas – métaphore gouvernementale).

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  3. Chansonnette tradition « Rive Gauche » et Provinces révoltées…
    T’écoutant chanter, t’avais un peu du Julos Beaucarne, du François Béranger, de sacrés gonzes qui comptent vachement pour moi.
    Joli plaisir !
    Merci Mec.
    Je transfère cela à ma Lucie…

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