Une si longue absence

Certains devaient se demander ce qui m’arrivait. Déjà qu’on aura noté que je poste de moins en moins d’articles, ces derniers temps.

J’ai fait un saut à la manif contre la loi sécurité globale, cet après-midi. On était moins nombreux que d’habitude. Je pense qu’il y avait plus de flics que de manifestants. Beau pays.

Bon, sinon, ne tournons pas autour du pot. Voilà huit jours que j’étais absorbé par une expérience qui montre que l’on peut mesurer nos émotions à travers une petite fiole d’eau sur laquelle on applique des mesures continues. Au paravant, on a juste regardé une photo de cette fiole. De n’importe où.

Cette idée complètement folle que j’avance depuis plus d’un an, j’ai pu la tester avec 47 volontaires à qui je demandais de regarder une vidéo contenant 3 bande-annonces de cinéma. À la fin, ils devaient remplir un questionnaire dans lequel ils disaient quel film ils avaient préféré. 47 personnes ! De l’eau ! Eh bien, le résultat des mesures traduit exactement le choix écrit des volontaires. Il correspond d’ailleurs aux différences de nombre d’entrées au cinéma. Et quand on oppose à ces résultats 47 mesures témoins hors visionnage, on n’obtient pas du tout le même résultat.

Le résultat en soi est magnifique. Mais il va être montré à une société qui mesure les émotions par le biais d’algorithmes appliquée aux réaction faciales de spectateurs filmés. Filmés en visionnant ces mêmes bande-annonces.

J’ai monté cette expérience en vue de la faire figurer dans mon bouquin sur le sujet. Ça tombe bien que ça ait marché. Je n’en dis pas davantage au cas où je face appel à des volontaires pour une prochaine.

Voilà à quoi ont été occupés mes 8 derniers jours, du matin au soir, sans week-end. C’est pourquoi retrouver le monde avec un petit saut à la manif, ça ne pouvait pas faire de mal.

4 réflexions sur « Une si longue absence »

  1. Plongé dans l’eau…
    Je comprends enfin pourquoi il flotte comme vache qui pisse sur tout le Sud-Ouest depuis une huitaine. Béarn, Pays Basque, Landes et Gironde regardent l’eau monter, monter, monter…
    Si bien que la nuit dernière, vers 4h15 du matin, j’ai surpris une anguille qui essayait de forcer la baie vitrée de mon balcon, au troisième étage, à l’aide d’un pied de biche. L’inverse étant impossible (une biche… à l’aide d’un pied d’anguille).
    Vers 6h30, lorsque je me suis vraiment réveillé, je me suis aperçu que ce n’était qu’un simple rêve. Mais tout de même, qu’une sole se soit endormie sur mon canapé m’a assez troublé, alors que je n’avais ouvert à personne.
    La montée des eaux est un vrai traumatisme.

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