Un miroir de nos humeurs

J’ai décidé que j’allais régulièrement ennuyer le lecteur avec mes courbes d’humeur (de temps en temps). Mon blog ne s’appelle-t-il pas « humeurs passagères » ? J’aurais pu titrer : Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Comme je l’ai déjà dit ici, j’ai inventé un appareil qui révèle ce qui se passe en temps réel dans notre tête. Il s’appelle le doubleYou. Ce qui est mesuré est de l’ordre de l’humeur et des petits objectifs que nous nous fixons pour satisfaire des pulsions primaires. J’appelle cela la conscience vitale. Si nous nous dirigeons vers un objectif, les mesures augmentent et la courbe monte. Si nous sommes freinés dans nos objectifs ou que ce que nous faisons ne nous fait pas plaisir, les courbes descendent car les mesures baissent. C’est plus compliqué que ça, mais c’est un aperçu assez juste.

Pour illustrer à chaque fois (de temps en temps, donc) ce que mesure mon appareil, je donnerai des exemples dans différentes situations. Ce peut être deux personnes qui suivent un match de foot, quelqu’un qui regarde Macron, Lepen et Mélenchon à la télé (pas certain que les courbes soient en adéquation avec les opinions politiques de la personne parce que c’est l’inconscient qui parle), ce qui se passe dans une méditation, un entrainement sportif, quand un acteur joue une pièce ou répète…

Aujourd’hui, nous allons voir ce qui se passe quand je vais récupérer mon vélo qui était en réparation à Décathlon et quand, deux jours après, je vais flâner dans une librairie. Dans les deux cas, je vais dans un magasin mais pour des raisons différentes. Dans un cas, je vais faire une seule chose : récupérer mon vélo tout bien réparé et dans le second, je vais chercher un livre et en feuilleter d’autres.

Je rappelle juste quelques principes de base pour lire une courbe : ça se lit de gauche à droite sur une ligne horizontale du temps qui passe (axe horizontal : l’heure) ; l’axe vertical représente des mesures électriques : la courbe traduit leur évolution (quand les mesures augmentent, la courbe monte, quand elles diminuent, la courbe descend). Pas trop compliqué ? Ben, c’est pareil que les courbes Covid : quand la courbe des réanimations monte, c’est qu’il y a plus de monde en réa et quand elle descend, il y a moins de monde. Capito?

Voici la première courbe, celle du vélo chez Décathlon.

Ce qui nous intéresse pour l’instant, c’est la zone centrale en bleu sombre. Le moment où je suis dans le magasin. On voit une courbe un peu plate au début, une montée, un second plateau puis une dernière montée. C’est une courbe nettement montante, de façon presque uniforme. Je suis entré dans le magasin, j’ai attendu mon tour à l’atelier, un réparateur m’a montré le vélo, je suis allé payer la facture à la caisse et j’ai récupéré le vélo. Les moment où la courbe monte le moins sont des moments d’attente.

Il est clair que mon objectif est très clair : récupérer mon vélo réparé. Et jusqu’à ce que je le récupère, la courbe monte.

Je parlerai des autres éléments de la courbe (essentiellement les trajets) avec la seconde courbe que voici : sortie dominicale chez le libraire.

Ce qui est très net quand on regarde la zone jaune, le moment où je suis dans la librairie, c’est que contrairement à la courbe Décathlon, on n’a pas une courbe uniforme mais une série de vagues. Celles-ci correspondent à mon passage d’un livre à l’autre, au hasard des rayons et de mes intérêts. Un livre attire mon attention, je le feuillette, me demande si je vais le lire puis le repose pour repartir à la pêche aux livres.

Si l’on considère maintenant les trajets, sur les 2 courbes, je me suis amusé à noter tous les changements de décors (une rue, puis une autre, puis une place, puis une autre…). On constate de variations de courbe à chaque fois que je change de rue ou de perspective. Chacune est plus ou moins plaisante. Mais quand on va quelque part, chaque rue est une étape différente et s’exprime de façon autonome dans les mesures. Je pourrais détailles chaque moment, mais ce serait trop long. Regardons juste la zone bleu clair du retour en vélo après Décathlon. Globalement, elle descend. D’une part parce que j’ai atteint (et donc dépassé) mon objectif et d’autre part parce que, ce jour-là, il y a une circulation très dense dans la rue d’Avron qui m’oblige à slalomer entre des files de voitures de façon parfois dangeureuse.

C’est tout pour aujourd’hui.

S’il y en a qui sont intéressé par un test, n’hésitez pas à me contacter. Où que vous soyez, c’est possible sans qu’il soit besoin de nous déplacer. Un téléphone portable suffit. Tout cela se résume à une histoire d’eau…

7 réflexions sur « Un miroir de nos humeurs »

  1. Si je comprends bien, tu était vachement plus content de rentrer chez toi après la librairie qu’après Décathlon. Envie de lire un livre acheté? Envie de manger en sachant que le menu prévu sera super bon? Envie de faire autre chose prévue au retour? Les questions sont davantage pour toi (deux situations similaires mais deux courbes différentes) que pour satisfaire ma curiosité.

    J'aime

    1. Bien vu ! Si j’étais content, c’est juste parce que je m’étais appliqué à prendre des photos (qui indiquent les heures où elles sont prises) et que je savais que ça allait me permettre de retrouver plein de choses sur la courbe. J’étais heureux parce que j’allais voir les résultats des mesures. Comme quoi, je bonheur est une projection 😉

      J'aime

  2. « J’étais heureux parce que j’allais voir les résultats des mesures » .La courbe, elle, elle s’en fout, elle mesure ton état présent..quand tu projettes ton bonheur futur… 😉

    J'aime

  3. Y a de la courbe !
    J’ai beau les regarder avec une très grande attention, elles ne convergent pas avec celle(s) de mon tire-bouchon.
    Or les courbes de mon tire-bouchon – très honnêtes et fonctionnelles – répondent à des horizons festifs, pomerolesques.
    Et sont donc très très croissantes, même si très tortueuses : courbes croissantes tirebouchonnées.
    Mais elles conviennent très bien à ce que tu mets en oeuvre puisque ces courbes sont source de plaisir.
    Une autre courbe (ô combien droite) est également source de plaisir : le plancher du Ponton menant au droit du Fleuve.
    C’est très physiquement plat.
    Mais je te prie de croire que dans ce « plat-là », la courbe du bonheur croît !

    J'aime

  4. Les humeurs passées anticipent celles à venir,… plus fou encore, nos humeurs futures prédiraient nos états passés…, et ainsi nait, en permanence, le Présent.
    Un présent permanent et pourtant insaisissable.
    Tes mesures et tes courbes permettraient-elle une toute première observation de l’inaccessible (étoile 😉)?
    (L)À suivre…

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s