Une histoire de sourcier

Puisque nous sommes à l’approche des « fêtes » (hum, tu parles de fêtes, toi!), je vais vous raconter une histoire vraie. Une histoire de sourcier. Le témoignage que l’un d’entre eux vient de poster sur un forum dédié (pas aux histoires mais aux sourciers).

Ludovic débute dans sa recherche sourcière. Mais il a bien appris. Cette fois, c’est pour de vrai. Il doit aller chez un client et lui trouver l’emplacement où creuser un puits.

Ludovic arpente le terrain avec ses baguettes. Au bout de quelques passages à pas lents, il pense avoir trouvé deux veines d’eau qui se croisent. C’est idéal pour creuser un puits. Il en informe le client en lui précisant qu’il devrait trouver de l’eau entre 12 et 13 mètres de profondeur. Le client, tout heureux, va chercher un piquet qu’il plantera à l’endroit précis indiqué par le jeune sourcier. Au septième coup de massette, le piquet cogne sur une pierre. Le client tente sa chance quelques centimètres plus loin. Ça n’aura pas d’incidence sur la position du forage. Mais, là encore, le piquet trouve un obstacle. Le client décide alors d’aller chercher une pioche. Il enlève la terre sur quelques centimètres. Ce n’est pas une pierre mais une dalle de béton. Elle est carrée. C’est même une trappe. Il essaie de l’ouvrir, mais rien à faire. Il s’en occupera plus tard. Il remercie le sourcier et lui promet de lui donner des nouvelles. Si je n’ai pas de l’eau, j’aurai peut-être un trésor, rit-il.

Ce n’est que dans la soirée que le client téléphone au sourcier. Ça y est, j’ai réussi à ouvrir la trappe ! Figurez vous que c’est un puits qui avait été condamné. Et vous savez quoi ? L’eau est à 12,80 mètres !

Pour tout trésor, le client a trouvé l’eau qu’il cherchait. Pas mal pour un débutant de sourcier, non ? Quelques décennies avant lui, un autre sourcier avait arpenté le même terrain, sa baguette de coudrier en mains, pas à pas, et avait annoncé qu’au même endroit se trouvaient deux veines d’eau souterraine qui se croisaient à 12 ou 13 mètres de profondeur.

Les esprits étriqués crieront à la coïncidence, la chance, le hasard, voire même au menteur ou au charlatan. J’appartiens à ceux qui pensent que des choses merveilleuses échappent parfois à la raison et aux revues scientifiques à comité de lecture. 

3 réflexions sur « Une histoire de sourcier »

  1. Ben Ludovic est juste très très doué ! C’est pas de la veine.
    Ou plutôt si. Mais non ! Il n’y a pas de hasard, y a la veine.
    Là où l’Eau est, l’Eau est là. Ah !
    Et si l’Eau est là, c’est bien qu’elle est là !
    N’est-ce pas mon cher Watson !?
    Et « puits », le charlatan à la porte du garage…

    Pour Noël, tu crois que je peux offrir un peu d’eau ? (Dessine-moi une flaque)
    Question pas si surréaliste que cela… Ce sera – et c’est dès aujourd’hui – un cadeau essentiel…

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