Corrélations

De retour dans la ville masquée. Il n’y a plus que les gens installés aux terrasses des cafés qui ont un visage, avec un nez et une bouche. Sinon, ce ne sont que masques sur pattes. Comme si la ville s’était transformée en parc hospitalier dans lequel les malades déambulent, entamant une timide convalescence. Les masques que j’ai achetés pas cher, fabriqués très loin par des gens très pauvres et sans doute très jeunes, puent. Une odeur inconnue qui étouffe toutes les autres, celles du dehors, celles des gens, de la nourriture qui cuit, de la vie qui fait sa chimie. Ces masquent nous coupent de tout. 

J’observe ces militants anti-masque. Enfin, j’observe leur discours car ils ne sont pas visibles dans la rue. Il suffit de la menace de perdre 135 euros pour que tout le monde se voile la face. Et je ne sais pas. J’observe ces statistiques. 26 morts du Covid hier, soit 1 personne sur 2.300.000. Cette personne n’a vraiment pas de chance. Moins de morts que l’an dernier de toute façon. En revanche, quand tout le monde était confiné, ça tombait, ça tombait. Comme si la maladie se foutait bien des mesures gouvernementales, des précautions. Les corrélations s’inversent. Plus de cas positifs, moins de malades et de morts. 

Pourquoi est-il moins dangereux de parler dans un café, longtemps, sans masque, avec plein de personnes, les mêmes, que de marcher dans la rue ? Y a t-il eu des contaminations suite aux rassemblements de milliers de personnes non masquées ? Elle est où la logique ? Je la cherche. Je lis les analyses de machin et de bidule. Mais je n’ai qu’une hâte : qu’un professeur, membre reconnu des instances décisionnaires, juge que finalement, le masque, c’est utile dans certains cas mais que sa généralisation (avec exceptions liées à la nécessité de ne pas porter tort aux commerces de bouche) est idiote et abusive. Non, parce que moi, ce que j’en pense, ça n’a aucune valeur. Je n’ai pas fait les études nécessaires à porter un jugement juste sur cette situation. Juste je m’interroge. 

6 réflexions sur « Corrélations »

  1. Bernard, comme le virus semble actif lorsque nous sommes debout et se cacher dès que assis dans un bar ou restaurant, je pense que la couche serait plus efficace que le masque! 🙂 Et oui, je ne tien pas à alimenter la caisse de la connerie de 135 euros de plus pour contribuer monétairement à la propagande, je port donc le masque là où contraint et forcé. Je cherche juste en ce moment (et ne suis pas le seul) à trouver un moyen d’exprimer mon refus sur ledit masque. J’ai trouvé un site où on peut faire imprimer sur un masque, je cherche un slogan , clair et explicite à utiliser, genre « Stop à la mascarade »

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  2. Je dirais que pendant la période de confinement, le nombre de cas était en augmentation parce que les gens étaient déjà atteint du virus. Il y a un décalage entre le confinement et ses effets, liés à la période d’incubation.
    Concernant les mesures nationales, dans un premier temps c’est le confinement général qui a été mis en place. Avec un peu plus de recul et de compréhension de la pandémie (et pour des raisons économiques et sociétales), le confinement généralisé a été abandonné (et n’est plus d’actualité) et remplacé par le port du masque généralisé.
    Il est fort probable qu’avec les analyses des conséquences de cette généralisation, de nouvelles dispositions soient élaborées, comme par exemple le port du masque dans les lieux clos recevant du public mais pas dans la rue, le port du masque dans les villes ou quartiers qui enregistrent tel niveau de contamination, etc.
    Après les deux mois d’été et un brassage important de la population, il y a de très fortes probabilités que le nombre de cas augmente en septembre, d’autant plus que le nombre de tests augmente également. Pour avoir une analyse davantage relative qu’absolue, il ne faudrait pas divulguer le nombre de cas positifs mais le nombre de cas positifs / le nombre de tests réalisés. en effet, si on passe de 1 000 cas positifs à 2 000 cas positifs on affole les compteurs absolus mais si dans la même période on passe de 10 000 tests à 20 000 tests alors le compteur relatif reste le même et ce n’et pas la peine de paniquer. De façon générale, quand on veut minimiser la valeur d’une fièvre, il suffit de dérégler le thermomètre (ou de le casser): en Chine il y a eu 8 cas positifs le 01/09 ce qui démontre de leur extrême compétence à gérer le problème (c’est ironique bien entendu).
    A l’échelle d’un pays, pour disposer de données générales il faut passer par des mesures générales (confinement puis port du masque), sinon les données recueillies ne sont pas générales et ne permettent que de faire des commentaires et des raisonnements limités. C’est pénible mais probablement adapté à la situation.

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  3. L’énervant « principe de précaution », actuellement poussé au maximum, nous empêche de respirer librement mais nous permet de nous asphyxier avec notre propre gaz carbonique, de nous gêner la vue en raison de la buée occasionnée sur les lunettes, tout ça « bien à l’abri », bien masqués et partout, même dans la rue ! Et on se prend soi-même en grippe de se soumettre ainsi mais il faut arbitrer entre risquer une amende et se passer d’un plein de courses alimentaires…
    J’ai idée de ce que j’aimerais imprimer sur mon masque mais…ce serait impoli 🤫

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  4. C’est exact, Bernard, il/elle se fout de tout, se joue de nous. Il/elle déconcerte ceux-là même qui ont fait les études nécessaires. Tes observations valent autant que celles de bidule et machin.
    Le masque ? … on ne pouvait imaginer meilleure mise à l’épreuve pour une société obnubilée par les apparences. Au-delà d’une réflexion scientifique, médicale, peut-être s’interroger aussi sur des aspects moins ‘visibles’.
    Quasi impossible, ce début septembre, de prévoir l’évolution de cette fourberie virale. Au vu de ses cousines saisonnières, on peut lui prédire un regain de dureté,… et passer pour une trouillarde invétérée. Ou choisir l’avis optimiste des vrais et faux sachants, le/la Covid va finir ses jours en gentil petit rhume.
    La réalité ? Depuis deux jours, dans mon entourage proche, trois personnes, entre 30 et 56 ans, sont atteintes du Covid, et malades. Quelques autres, ‘vulnérables’, attendent de savoir s’ils sont contaminés.
    Si je dois vivre encore, dans certains lieux, sous un masque, c’est pas un problème.

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