Un air de liberté

Pour Guy Bedos

Dé-con-finés ! Ouf. Mardi, je vais faire… je sais pas, moi… 112 kms. Juste pour voir ce qu’il y a de l’autre côté du cercle.

Bedos est parti. J’avais aimé ses provocations jamais méchantes, ses blagues machistes d’une autre époque. En termes d’humour, il a été pas mal précurseur d’un genre qui sévit encore aujourd’hui, cet humour qui montre qu’il déconne, ses faux fou-rires, son ton faux pour exprès. On pourrait dire qu’il était aussi un acteur engagé, mais à cette époque, ils étaient un paquet à voir rouge et noir. C’était l’époque qui voulait ça. Aujourd’hui, mes copains les plus engagés, ils se battent pour défendre le glyphosate. Les autres, ils sont comme moi, grandes gueules peu actives en dehors de quelques manifs ou carrément dans le militantisme paranoïaque. Le plus grand nombre attend un peu parce que c’est pas si simple. Une autre époque. Quand une figure meurt, c’est le passé qui surgit pour nous raconter aujourd’hui dans le creux de sa tombe.

Un grand comique d’aujourd’hui, c’est Raoult. Dans la soirée du jour où j’ai écrit l’article sur la chloroquine, il passait à la télé avec Pujadas. J’ai regardé et, surprise, j’ai ri comme un bossu, comme devant un Louis De Funès. Il était tellement trop, le Raoult, dégoulinant de mégalomanie, d’une mauvaise foi à la Cruchot (De Funès dans les Gendarmes), une volonté de mépriser et d’humilier son adversaire. C’était extrêmement drôle. Bon, une fois bien ri, quand même, tu finis par te dire que ce n’est pas un personnage de Gérard Oury mais un vrai mec qui fait quand même un peu peur… Hein, la pilule jaune ? Heu… 

Néanmoins, il y a de quoi rire aussi avec la fameuse étude qui enterre l’hydroxychloroquine…

8 réflexions sur « Un air de liberté »

  1. Raoult a été aussi interrogé aussi sur Sud radio par André Bercoff, intervew apparemment bien meilleure qu’avec Pujadas

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    1. En effet, il est plus humble (même s’il dit encore j’étais le premier à ceci ou à cela). Avec Pujadas, c’est une caricature de lui-même qu’il a faite. Rater un tel coup, ça coûte très cher dans notre société du spectacle. C’est celle-là qui l’avait hissé au rang de héraut.

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  2. Bedos… ça fait bien chier qu’il se soit foutu le camp celui-ci ! J’adorais vraiment ce type et tout ce qu’il dégageait d’espièglerie et de gamin morpion, son regard plissé et son sourire en coin. Un très Honorable Branleur ! Un des derniers vrais satiristes, jamais loin de l’actu.

    Je n’en ai vu que des « morceaux choisis » de l’interview par Pujadas mais franchement Raoult, t’as pas trop envie de siroter un ballon de rosé avec lui en terrasse déconfinée, même bien frais (le rosé). Mec mégalo, suffisant, hautain, parfois franchement désagréable.
    Parfois, Pujadas se faisait tout petit…
    Ok, on avait dit qu’on ne se moquait pas de la taille, mais comme je le coiffe d’à peine une dizaine de cm, perso j’accepte ma « petite » moquerie.

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