Brouillard

brouillard

Hier soir, j’étais à la cérémonie offerte par les amis théâtreux bordelais au souvenir de François Mauget. Ce fût une plongée dans le souvenir de tant de visages amicaux et familiers avec qui j’ai partagé tant d’années. Après 20 ans d’absence, on se retrouvait comme si nous nous étions quittés la veille au spectacle de Bidule. Et Mauget était là, partout, comme un brouillard, le sourire distant, un peu en coin, déjà pressé d’aller jouer de l’autre côté.

Ce matin, cramant une clope dans le jardin, j’observais que le brouillard épais avait pour effet de faire entendre les sons comme traités par un micro hyper cardioïde.  Des oiseaux, j’entendais comme jamais le battement des ailes. Des sons en gros plan. Les gouttelettes d’eau en suspension dans l’air affectent la circulation des ondes sonores. Les sons les plus lointains sont éloignés jusqu’à disparaître. Les réverbérations n’existent plus, absorbées par l’eau. Tout est plus grave, plus mat, centré sur ce qui est proche.

2 réflexions sur « Brouillard »

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