Une expérience en vidéo

Pour l’écriture de Magnétique, j’avais investi une partie de mon à-valoir dans quelques appareils qui me permettraient d’aller plus loin dans ma recherche de donner corps à l’invisible.

Dans cette vidéo, je montre des tests qui tentent de voir si l’on peut influencer physiquement un liquide par intention.

Je reste très conscient du risque de présenter de telles expériences tant l’hypothèse qui motive ma petite recherche est a priori totalement farfelue. Parler des sourciers ou des guérisseurs, ça passe. Ça fait folklore local. Mais montrer des expériences qui voudraient faire passer du folklore à une explication hors connaissances scientifiques induite par ces pratiques a quelque chose de transgressif. Je sais.

La question que je me pose au sujet de cette vidéo est la suivante : vont-ils dépasser un regard qui juge, qui cherche au-delà de ce qui est montré et écouter le propos ? Quand on est persuadé qu’une personne délire, on ne s’intéresse pas à ce qu’elle dit mais à la façon de le dire. Et on brode sa propre histoire. En fait, cette vidéo est aussi une expérience dans l’expérience. Une exploration des limites.

Allez, direction la plage !

10 réflexions sur « Une expérience en vidéo »

  1. Passionnant !
    C’est génial que ce que l’on peut considérer a priori comme étrange (P’tain, j’y comprends dale) s’explique finalement avec une certaine aisance. En tout cas, c’est ce que tu fais. Le tout est très probant et ne relève certainement pas du hasard.
    Je vais aller réfléchir à tout cela sous les flux d’oiseaux migrateurs qui franchissent les montagnes basques !

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      1. Environ 15 000 rapaces et des centaines de cigognes et d’autres bestioles magnifiquement en plumes.
        Un bien chouette cirque!

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  2. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est qu’au fond, la « religion science », le mythe qui gouverne notre civilisation, nous intime de passer à son crible d’autres aventures alternatives de l’expérience humaine. Ce que tu fais dans tes vidéos. Ce que tu fais trop, peut être… Je tente une critique… Bienveillante, crois moi.
    Je veux dire que, de la même manière que l’huile ne se mélange pas à l’eau, la rigueur scientifique peut elle se fondre avec une autre expérience, celle de l’esprit agissant ? Une forme immatérielle agissant sur la matière ! Formidable ! Comme si la poésie influait sur notre vie physique, pour moi c’est cela : l’esprit éclairant le monde.
    Plutôt que de tenter de se justifier à l’aune d’une dimension inappropriée, la science, ne vaudrait il pas mieux poursuivre l’expérience, en véritable hérétique et cesser de perdre son temps à se justifier aux yeux du pouvoir scientifique ?
    S’affranchir du pouvoir de l’esprit scientifique, pour transpercer d’un coup la frontière où je crois que tu es, comme si tu étais sur un pas de porte qui, si tu le franchissais, pourrait te mener si loin que cela en est effrayant !
    Ces réflexions c’est ton travail qui me les suggère… Je ne suis en rien plus avancé que toi… Mais bon dieu ce que tu défriches ouvre des portes passionnantes. Toute mon amitié cher Bernard.

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    1. Très cher Hubert (ça me ferait plaisir de te voir), c’est sur un fil que je suis, plutôt qu’une frontière. Et comme j’appartiens à notre civilisation, je veux m’adresser à elle avec ses mots, ses méthodes, les règles qui la régissent.

      La science n’est pas qu’une religion. Elle est un outil politique. Elle baigne dans les enjeux financiers. En son nom, on met à la marge ce qui n’entre pas dans le moule et on moule dans nos tête l’image d’un réel uniquement matérialiste dont les limites sont fixées par le « connaissances » officielles. Elle fait des prouesses qui ont changé nos vies, nos esprits. Elle a éradiqué des maladies, nous permet de nous parler alors que nous ne sommes pas vus depuis 15 ou 20 ans.

      Elle semble pourtant incapable d’agir concrètement pour réparer le mal que l’on a fait à la planète. Face au dérèglement climatique, par exemple, elle est complètement dépassée, incapable de fournir des solutions, ni même des perspectives. Elle ne sert à rien. Elle ferait bien de faire preuve de temps à autre d’un peu d’humilité. Alors oui, ma tête est faite aussi de la science, comme la tienne.

      Mais je dis que, si j’utilise les outils scientifiques, je ne suis pas un scientifique. Et je sais pertinemment que l’invisible n’est pas fait de particules et molécules que l’on peut quantifier. Il est malin l’invisible. Puisqu’il est nous. Il est régi par les mêmes lois que notre imaginaire, notre poésie. C’est pour ça que les scientifiques n’y entravent rien. Alors, dans mes expériences, je m’amuse, comme si j’écrivais un poème. Mais pour autant, je n’ai pas peur de la science. Je joue avec elle aussi, je veux la titiller, lui montrer l’évidence de ses limites. Libre. En tout cas, l’invisible, dans ces conditions ludiques, aime beaucoup jouer avec les instruments de mesure.

      À vite !

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