Berlin Go ! #4

Quand on veut jouer au plus con avec moi, on n’est jamais sûr de gagner. Après avoir bien intégré toutes les règles à la con du parfait cycliste, voilà qu’un couple de vieux connards projète de m’égorger sur pied en proférant des insultes germaniques, comme quoi je n’aurais rien à faire sur le trottoir sur ma bicyclette. Sauf que, d’une part je ne vois pas ce qui l’autorise à ramener sa fraise puisque je ne le gène en rien. D’autre part, il se trouve que nous sommes sur une partie où la piste cyclable est précisément déviée sur le trottoir, pour cause d’arrêt de tramway sur la rue. Dans une langue très européenne, mêlant français, allemand, anglais et espagnol, plaçant ici ou là quelque Ahrrrrrr, je me suis mis à gueuler plus fort que lui. Ma compagne m’a accompagné dans ce récital. Une semaine qu’on se fait pourrir sur nos vélos. Se faire gueuler dessus alors que ce sont eux les fautifs, c’était la goutte d’eau, le béret sur la tête, on entre en résistance.

Ne voulant pas non plus faire un spectacle bénévole, je repartais sur ma monture. Et là, j’entend un énorme rire de Castaphiore. Je maîtrise mal le rire allemand mais la traduction devait être à peu près celle-ci : non mais c’est incroyable, ils viennent chez nous pour nous écraser et en plus ils nous insultent. Dans quel monde on vit ?

Bref, ce n’est pas ce que je retiendrai de notre séjour Berlinois. Mais comme je ne tiens pas un blog sponsorisé par Tourisme et vacances, démerdez-vous. C’est super, Berlin, sa douceur (quand t’es piéton), son architecture témoin d’histoires, ses musées, ses galeries, ses lieux alternatifs, ses boutiques bobos, ses bier gartens, ses curry wurst, ses friches artistiques, ses terrasses, ses recoins…

12 réflexions sur « Berlin Go ! #4 »

  1. Ach…..Il y a de l’Anselme dans ta réaction… 😉
    Mais c’est vrai que quand tu gueules, tu gueules…Et si Mathilde t’a accompagné sur le même registre, ça devait être assez sympa comme sketch….manquait plus que Müller…. 😀

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  2. Berlin et ailleurs, le constat est souvent celui de cet écrivain chinois du XVIIe siècle Wu Congxian: « Devant l’ineffable beauté d’un paysage, on ne peut que soupirer. Devant l’inexorable inconstance des gens, il ne reste qu’à pleurer.» (Vu par la petite fenêtre)

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