Réécrire l’histoire est un crime

indigènes

Quand on voit ces commémorations qui se déroulent en Angleterre, comment ne pas avoir un haut le cœur. D’accord, c’est le débarquement, qu’on fête mais l’air de rien, en mettant le projecteur ainsi, on vire le rôle des Russes dans la libération. Ayant joué dans Indigènes, comment pourrais-je oublier que la libération par le sud s’est faite par les tirailleurs et goumiers d’Algérie, Maroc, Afrique. Les gouvernants, les nôtres compris, n’ont que peu de morale. C’est pas nouveau mais c’est une façon de nier une immensité de sacrifices humains. Et on nous parle complotisme et fake-news.

Dans notre histoire contemporaine, nous vivons avec des œillères le mouvement des Gilets Jaunes. Les historiens de demain vont se régaler de cet épisode tant nous sommes tous piteux et complices de l’écriture ordurière de l’histoire qui se fait.

Après ces dernières élections, je ressens un immense dégoût pour la chose politique. Jadot lui-même nous réécrit les élections en balayant les partis de gauche d’un revers de manche, se voyant déjà à l’Élysée. Notre présent et notre avenir ne se construisent pas en reniant le rôle de chacun dans l’histoire mais en puisant en elle.

Me voilà retourné dans l’opposition jugée « radicale » alors qu’elle n’est que lucide. Une seule consolation, dans mon bureau de vote, le RN était loin derrière. En tête, les Insoumis, puis les verts. Macron n’était que troisième.

7 réflexions sur « Réécrire l’histoire est un crime »

  1. Ce jour de commémoration du débarquement met à l’honneur, à juste titre, la mémoire du sacrifice de milliers d’hommes venus combattre les nazis.
    Dans le même temps on occulte le double jeu du « big business » américain avec les nazis des années 30-40 que l’élite économique, style Trump, ne souhaite pas entendre parler.
    « Hitler promettait de vaincre le marxisme et de briser les reins des organisations politiques et syndicales de gauche. On comprend qu’un tel programme ait pu séduire de larges pans du grand patronat en Allemagne et en Amérique. L’argent coula donc à flot pour aider celui qui éloignerait le spectre soviétique des entreprises allemandes et des filiales des groupes américains en Allemagne. La seconde raison est d’ordre économique. Le régime nazi allait faire grimper les profits du big business de façon vertigineuse. Comment ? D’abord par l’augmentation des commandes de l’État en vue de préparer la guerre. Ensuite, en diminuant les salaires, en allongeant la durée de la journée de travail et en recourant au travail gratuit des déportés de camp de concentration. » (Jacques R. Pauwels, historien)

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  2. La presse a du recevoir une consigne style « pas de vagues ». Donald Trump a du acheter en plus de l’Angleterre, la totalité des droits sur la victoire alliée. Les russes n’ont pas pris au sérieux l’importance du marché de l’information dans l’Europe de l’ouest, et on donc perdu la bataille de leur légitime reconnaissance dans l’effort de guerre. Le passé se réécrit aussi à l’encre verte du dollar !

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  3. Les tirailleurs et les goumiers, les éternels oubliés…
    Quant à l’autre trumpette, rien que de l’apercevoir ça me fout des nausées. Il est RNisant.

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