On la poste où, la lettre ?

lettre

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

En taxant les transactions financières, en luttant contre l’évasion fiscale, en supprimant toute une panoplie de niches de défiscalisation, en taxant les revenus du capital.

Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

La TVA par exemple qui est l’impôt le plus injuste qui soit puisqu’il touche proportionnellement davantage les pauvres.

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 

Remarque qui n’a pas lieu d’être si vous taxez ceux qui ont les moyens de participer à la solidarité nationale.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? 

Train de vie de l’état, salaires des consultants et conseillers, présidents de commissions etc…

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

Je ne comprends pas cette question.

A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Remettre la poste, les écoles, les moyens de transport collectifs où ils ont été enlevés en milieu rural.

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Cette question est beaucoup trop longue et inclut des commentaires personnels. Objectif : solidarité, partage, justice

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux: école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales?

Non, pourquoi ? Vous avez des projets pour supprimer des échelons, sans doute ?

 

Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? A quels niveaux et pour quels services?

Au niveau des communes d’abord. Mais aussi des départements.

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action?

On ne veut plus d’un président monarque. Nous voulons une représentation populaire, moins de technocrates, moins de choix économiques dictés par des personnes non élues.

Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ? 

En lui donnant les moyens de fonctionner correctement.

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

Répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ? Je ne comprends pas la question. Quels défis ? Précisez, s’il vous plait.

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes. 

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir. 

Comment finance-t-on la transition écologique: par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité?

Avant d’imaginer des taxes, commençons par faire payer les pollueurs. Ensuite, sortons collectivement de la logique de croissance et de consommation. Achetons moins, mieux, local, évitons d’acheter les produits qui ne respectent pas une étique environnementale et sociale. Par exemple.

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

Laisser moins de place aux lobbys des carburants, développer la recherche pour des énergies moins polluantes. Favoriser le développement d’industries vertes. Les subventions aux particuliers ne peuvent résoudre à elles seules le problème.

Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Demandez à vos conseillers. Ils savent peut-être.

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

Transport en commun, autoriser les productions d’énergie autonomes, se défaire de l’emprise de la chimie agricole, arrêter de restreindre les semences par des catalogues gérés par des intérêts financiers et… à chacun de choisir de consommer local et en accord avec les productions saisonnières.

Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

Je viens de répondre à cette question.

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ?

Nous n’avons pas les moyens de garantir scientifiquement. Je veux dire, nous, les citoyens. Mais les études scientifiques ne devraient pas être systématiquement financées par des entités impliquées dans la production agro-alimentaire et chimique.

Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

En sortant du carcan des traités technocratiques européens.

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections. 

Faut-il reconnaître le vote blanc ?

C’est déjà fait, mais il n’en est tenu aucun compte dans le traitement médiatique et politique.

Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Commençons par redonner envie de voter. Pour cela, il faut que chacun ait l’impression de l’utilité du vote. Or, notre système semble reproduire toujours les mêmes choses : on ne vote pas pour mais contre. Il faut donc refonder la république et son système de représentation. Déjà, enlever cette bêtise qui consiste à coller présidentielles et législatives. Aucune alternance possible.

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ? 

La proportionnelle intégrale.

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Ça, c’est votre projet, mais il va à l’encontre de ce que nous voulons. Nous voulons être mieux représentés. Ce n’est donc pas en enlevant des parlementaires que l’on résoudra cette question.

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile? Faut-il les transformer et comment?

Je ne sais pas, là, ce soir…

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens. 

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ? 

Le recours au référendum y compris d’initiative citoyenne.

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ? 

Alors, oui, mais peut-être un tirage au sort avec une base de volontariat. Sinon, vous allez ramasser des gens peu motivés par la chose publique.

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

Déjà répondu. 

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol: c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur: c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration. 

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ?

Casser les ghettos et mener une politique urbaine et du logement ayant pour objectif de rassembler et mélanger les populations plutôt que de parquer les riches ici, à l’ouest et au sud, les bobos là, à l’est et au nord et les pauvres dans des tours en banlieue nord de préférence.

En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Le monde s’est construit sur des migrations. Étant donné que les zones chaudes et arides ont été pillées de leur matières premières par nos aînés, que le dérèglement climatique va encore aggraver la situation dans ces zones, qu’elles sont aussi le théâtre des guerres dans lesquelles les nations riches font joujou, qui pour des raisons d’influence stratégique ou économique, étant donné l’évolution de la démographie mondiale, on pourra mettre tous les objectifs annuels, tous les murs, rien n’y fera. Ce mouvement des populations des pays pauvres vers les pays riches est inéluctable.

Commençons par aider ces pays à trouver leurs propres solutions aux problèmes qu’ils connaissent, arrêtons de soutenir la corruption et redonnons leurs les moyens d’une véritable autonomie. Chez nous, ce sont les grands groupes agro-alimentaires, énergétiques et de l’armement qui mènent la danse au mépris du bien-être des populations.

Ensuite, aidons chez nous à la prise de conscience d’une situation qui rend les migrations naturelles et à un nécessaire accueil humain des migrants.

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ?

La laïcité a été mise en place en 1905. Ses règles fonctionnent toujours aujourd’hui. La religion est un droit incontestable de chacun. Aucune religion ne peut prétendre dicter la gestion collective d’une société. Tenons-nous à ces deux principes.

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Ben, en appliquant la loi. Rien que la loi. Mais, en même temps, je ne vois pas bien ce que vous voulez dire par respect par tous de la compréhension réciproque. À mon avis, celui qui vous a soufflé ça, il est un peu tordu.

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien. 

En fait, Monsieur le président, vous avez été élu par une minorité. Si l’on enlève ceux qui se sont abstenus ou ont voté blanc, il n’y a pas le compte. Si en plus on prend en compte ceux qui ont voté pour vous juste pour éviter votre concurrente… Vous n’avez pas réellement été élu sur un programme. J’ai écouté certains de vos meetings pré-électoraux. Je n’y ai rien compris. Beaucoup de vent, du creux. Je suis désolé pour ma franchise.

Mais là, aujourd’hui, les gens ne veulent plus de votre politique. Elle est jugée injuste et arrogante. Vous semblez ne pas prendre conscience du sursaut citoyen qui est en train de s’opérer, de la prise de conscience des rouages du pouvoir qui mettent en place les représentants d’une élite fortunée. Tout le monde est lassé de ces politiques libérales dont la grand messe est dictée par les intérêts de quelques-uns, au mépris des populations. Tout le monde prend conscience de la fabrique d’opinion des médias qui appartiennent tous à des gens fortunés aussi. Ce grand cinéma, on en a marre. Il serait dommage que vous ne le compreniez pas. Le monde de demain se fera sans vous, vraisemblablement. Si vous ne faites rien, vous donnez directement les clés de l’Élysée à une triste femme qui oubliera bien vite le peuple et imposera sa vision mortifère de l’ordre des choses.

Mais vous avez encore le choix de gestes forts ou de rester campé sur l’abrogation de l’ISF, comme un enfant capricieux s’accrocherait à un jouet trouvé dans une cour de récréation.

14 réflexions sur « On la poste où, la lettre ? »

  1. Ben mon Cochon, excellente copie ! Largement ok
    Quand il nous dit « Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité », là je hurle à l’escroquerie (et pas que moi) !
    Deux exemples parmi tant d’autres ? Maintien de la « chasse » des petits oiseaux à la glu dans le sud-est de la France, tradition de merde s’il en est qui a reçu 98% d’opposition lors de la sollicitation citoyenne, et demande (risque d’autorisation) de prolongation de la chasse aux oies jusqu’à fin février alors que la fermeture générale de la chasse est fin janvier pour que justement les flingueurs acharnés arrêtent de tuer la Nature !
    Si ça, ce sont « des objectifs de préservation de la biodiversité », y a comme qui dirait foutage de gueule manifeste.
    Y part mal pépère ! Je sais où je vais la poster sa lettre…

    J'aime

  2. Hier le Président a déclaré: « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent. »…Si je comprends, il envoie une lettre pour « responsabiliser ceux « qui font bien » et pour ceux « qui déconnent » ??…des tirs de flashball??….:-)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s