Journée de dingue

France

Manigances, le montage est terminé. Vie de schizophrène.

Hier soir, nous terminions la dernière d’Intra-Muros à Sallanches (Haute-Savoie). Le public a encore terminé debout. Reprise de la tournée en janvier. Tourner un succès, c’est détendant pour l’esprit. Mais… Ce matin, retour en train. Dormi un peu, mais beaucoup travaillé aux corrections du bouquin que je dois rendre le 7 janvier. À peine arrivé à Paris, je fonçais en salle de montage. Travail tout l’après-midi. Le film est bien. Petit verre de fin d’étape avec Barbara la monteuse et Céline la productrice. Et puis, vite, le métro pour regagner Montparnasse pour descendre en Charente.

Ce qui est agréable dans ce planning de folie, c’est que tout se fait dans la détente. Pas de burn-out possible quand tu travailles comme un dingue aux choses que tu aimes.

Tout ceci ne m’empêche pas de suivre les évolutions du mouvement des gilets jaunes. Le problème, c’est que si l’on écoute les média, il n’y a personne. Normal, il n’y a que les chiffres préfectoraux. Au moins les gens se rendent compte des bidouilles de comptage. Par exemple, à Bordeaux, la manif s’étalait de Gambetta à la Victoire, les premiers arrivés, les derniers n’étaient pas partis. Ceux qui connaissent Bordeaux se doutent bien que le chiffre officiel de 2.000 manifestants est totalement et volontairement sous-évalué.

Je fais partie de ceux qui pensent que ce mouvement est une chance de changer en profondeur. Bien sûr que l’état n’y a pas intérêt et qu’il fait ce qu’il peut pour pourrir ici, espérer que la période des fêtes verra l’extinction définitive de ce qui est en train de naître. J’ai comme l’impression que les prises de consciences sont telles à propos de la réalité de notre monde, même si trainent ici ou là de vieux relents complotistes, que ce n’est pas la fin. Et la meilleure façon de ne pas laisser se développer un discours complotiste, serait que l’état ne mente pas à tous bouts de champ. Sa communication est inaudible aujourd’hui, trop de silence sur les violences policières, trop de coups de projecteurs sur les casseurs, tendance trop fâcheuse à vouloir minimiser et à essayer de dresser les uns contre les autres. Le petit cinéma habituel, ça ne passe plus chez les gens. Maintenant, on peut préférer Marine ou Marion à l’Élysée. C’est un choix. Mais ce n’est pas celui des gilets jaunes pour l’instant, même si certains d’entre eux en rêvent.

2 réflexions sur « Journée de dingue »

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