La vie

bébé

L’avantage, c’est que je garde les articles. Comme ça, ce qui a été dit le reste. Y compris les conneries. Cela faisait un moment que je me plaignais des effets de la politique libérale conduite par Sarkozy, puis Hollande et enfin par Macron. Une politique qui répond aux injonctions restrictives sans fin de l’Europe. Et j’étais tellement triste de voir que personne ne réagissait, que les élections allaient toujours dans le même sens (le libéral ou la facho) que je finissais par désespérer du peuple lui-même, gobant tout sans rien dire, se contentant de penser à ses petites misères. Et puis arrivent les Gilets Jaunes.

Ils ne font pas semblant, les Gilets Jaunes. Ils ne s’encombrent pas trop de tout le train-train des organisations classiques de manifestations. Au niveau de leurs revendications, si tout partait du refus d’une taxe (voire des taxes), on en est arrivé à la dénonciation de l’injustice fiscale. Ils demandent même la retraite à 60 ans. On voit mal comment Macron pourrait continuer à appliquer son programme de restrictions dans lequel ce sont toujours les mêmes qui doivent faire des sacrifices. Il semble que l’ordre des riches en cravate a pris un coup dans l’aile.

Pas vu venir. Mais ça fait du bien, cette révolte. Ça libère. Et puis ça oblige à exprimer, à dire et du coup, à réfléchir. Bien sûr, derrière tout ça, il y a ce regain de nationalisme, un discours anti-migrants déconnecté des réalités futures du monde. Bien sûr, il y a cette violence. Mais la colère ne s’exprime-t-elle pas aussi comme ça ?

Je lis ici que l’on s’inquiète pour notre démocratie. Oui, on peut s’en inquiéter si l’on reste figé sur les premières revendications. Mais c’est un mouvement en évolution. Et puis, la démocratie que nous connaissons actuellement, avec cette représentation politique tenue à jouer les marionnettes pour appliquer des directives dictées par des comptables, ces élections grotesques pour lesquelles à peine la moitié des gens votent, ce grand n’importe quoi médiatique sensationnaliste et normatif, ne vaut plus un clou. Personne ne se reconnaît dans son fonctionnement. Tout juste parvient-elle à maintenir un semblant d’ordre.

C’est comme si le peuple renaissait dans un grand cri et commençait à ouvrir les yeux. Que va-t-on faire du bébé pas très joli ? Que va-t-il faire en grandissant ? Personne ne le sait. En tout cas, un peu de vie dans ce monde mortifère ne peut que réjouir.

10 réflexions sur « La vie »

  1. Je partage tes inquiétudes, pas plus que par l’enfumage macronien, cette révolte ne doit se laisser dévoyer par les roublards qui veulent faire Führer, et continuer ce qui fait sa force: son refus de se laisser formater pour rentrer dans le moule d’un parti.

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  2. « La vie » dis-tu ?

    Voici deux révoltes qui ont initié des constructions, et quelles révoltes ! Car quoi de plus important que… la vie ??

    « Le Taj Mahal a été construit pour Mumtaz Mahal, 3e épouse du 5e empereur moghol Shah Jahan, qui lui vouait un amour fou. Lorsqu’elle est morte le 17 juin 1631 en mettant au monde son 14e enfant, elle fut enterrée à Burhanpur, sur le lieu de sa mort. Mais cette tombe fut temporaire, c’est ce qu’avait décidé Shah Jahan qui décida, ravagé par le chagrin, de construire à son épouse un mausolée aussi beau que fut son amour pour elle. Il mit 22 ans à cette tache et ruina partiellement le trésor des Moghols, mais l’écrin fut à la hauteur de ses espérances. Le Taj Mahal était né. »

    « C’est en 1953, le 14 juin exactement, que Faizul Hassan célèbre son mariage avec Tajamulli. Une mauvaise nouvelle vient frapper le couple : une tumeur de l’utérus est diagnostiquée, Tajamulli ne pourra pas avoir d’enfants. Malgré les incitations de ses proches pour qu’il prenne une autre épouse, Faizul Hassan refuse de se remarier. Sans descendance, il promet à sa femme qu’il lui construira un beau monument à sa mort afin que personne n’oublie son nom. Tajamulli est morte d’un cancer de la gorge à l’âge de 53 ans. Depuis son mari s’affaire afin que la promesse qu’il lui a faite soit honorée. Ancien receveur des postes, toutes ces économies dépensées dans ce projet, il peine aujourd’hui à rassembler le montant nécessaire pour terminer son oeuvre. Pas question d’accepter une aide extérieure. il tient avant tout à ce que ce projet reste personnel. Il a déjà refusé une aide proposée par le gouvernement. »

    😉

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