Les jours où t’es une sous-merde

miroir

Pour me distraire des derniers travaux qui m’occupent, je décide d’aller voir un film au festival d’Agoulême. Avec Jean Dujardin, le film. Voyons, comment ça marche… Merde, il faut prendre un passe 10 séances. Ce qui veut dire que si je veux voir le film, je dois payer la place 25 balles sans être sûr de rentrer. J’appelle le cinéma pour voir si l’on peut acheter une place, mais je tombe sur un répondeur surtaxé et, sur le site, je comprends en creux que ces séances-là sont réservées aux festivaliers. Tu me diras que je pourrais aller traîner du côté des VIP et obtenir un passe-droit, une invit. Après tout, j’ai joué avec Dujardin, j’ai eu mes heures de gloire, mes titres honorifiques. Mais j’ai trop conscience qu’il y a des périodes où tu n’es plus rien dans le métier, un vague souvenir, juste un mec qui vient mendier une place et se rappeler au bon souvenir. C’est pas mon truc. J’ai ma fierté. Je préfère attendre des conjonctures plus favorables qui me verront invité ou davantage de temps pour faire le festivalier. Mais bon, rien qu’en rando dans le Quercy, j’étais reconnu par plein de personnes. On peut difficilement passer incognito pour les spectateurs d’un festival. Ça a toujours été compliqué pour moi de gérer ces histoires de copinage et de statut fluctuant.

J’essaie de retravailler le scénario de Manigances pour le raccourcir (pour satisfaire la production) et le rendre plus limpide (pour satisfaire la production). Sauf que, plus je me penche sur la question, plus je réalise que ces deux objectifs sont antinomiques : plus tu raccourcis, moins c’est clair et plus tu veux rendre compréhensible, plus t’es obligé de rallonger. Comment je fais ?

Je suis en train d’écrire un bouquin qui affirme que la pensée peut agir sur la matière vivante. Comment puis-je espérer continuer à être pris au sérieux ?

Ce matin, j’ai fait un selfie pour l’envoyer à un copain, vêtu du polo qu’il m’avait offert. Je me suis retrouvé avec la photo d’un vieux con marqué avec une sale gueule.

J’ai fait ouvrir une fenêtre pour l’aménagement des combles. J’ai demandé l’autorisation à la mairie, envoyé les formulaires aux impôts et vais voir mes impôts fonciers augmenter. Normal. On n’est plus dans l’ancien monde où l’on faisait ses petits travaux en cachette. Et pourtant, chez ces escrocs de la République en Marche, on ne s’encombre pas de ces formalités légales et morales (voir la ministre de la culture).

Heureusement, Trump va rouvrir les mines à charbon pour nous pourrir davantage la planète qui n’en finit pas de dérailler de tous les côtés.

Bref, je suis d’excellente humeur et plein d’enthousiasme. Mais j’avoue que de près, ça ne se voit pas trop.

6 réflexions sur « Les jours où t’es une sous-merde »

  1. Bon, je rigole bien en te lisant, preuve que tu as retrouvé ta belle humeur,et ton regard aigu sur notre société de  » deraillés » ( même si ça ne se voit pas trop de près ) 😉
    Gaffe aux selfies, c’est  » déformant »… 😀

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  2. Si tu savais comme je te comprends, chez moi cela sonne identique,
    pas au même endroit plutôt au niveau des revenus qui ne sont pas rentrés, de plus assez d’ heures, de pièce détachée de pompe à eau introuvable heureusement je suis têtue et après une semaine de bon coin j’ai trouvé La pièce, mais la canicule a fait son œuvre au jardin où j ai compté deux abeilles en trois mois et pas vu d’ hirondelle depuis un bail, je dois cacher une caravane sur mon terrain car même si loi dit trois mois le maire en marche dit non et pour couronner le tout un paquet de connaissances se dirigent vers les infos complotismes ( sic).
    Ah, ah le gouvernement soutient la ministre de la culture immobilière , le Kohler, le Benalla.
    Et pas une gréve générale à l’horizon. On attend qui? Godot?
    Y a pas à dire le macronisme tue les réflexes.
    J ‘hésite entre la collapsologie et les zad partout, mais qu’il se passe un truc, enfin! Et sans que l’on soit obligé de taper sur diéze ou étoile…
    ALLEZ COURAGE ! Il y a eu des bons jours, c ‘était vrai, on l’a vécu.

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