Non, non, je n’y suis pas.

cannes

Il a commencé, le festival de Cannes. Chaque année, il réveille des sensations fortes. Les souvenirs redescendent dans le ventre.

J’y suis allé assez souvent, à Cannes. J’y ai vécu le plus beau jour de ma vie et le pire.

Le plus beau, bien sûr, c’était celui où nous avons reçu le prix d’interprétation pour Indigènes de Rachid Bouchareb, avec Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Sami Bouajila et Roschdy Zem. Pas pour les paillettes qui sont beaucoup plus éprouvantes qu’on l’imagine, mais pour ce sentiment profond d’accomplissement, aussi artificiel soient les prix et les flonflons. Intimement, c’est d’une force inouïe. C’était en 2006. Il y a douze ans.

Le pire jour, c’est quand on m’a refusé la montée des marches avec l’équipe de Hors la Loi pour de très mauvaises raisons. Je crois que ma blessure était proportionnelle au bonheur qu’avait été Indigènes.

La seconde grande blessure n’est pas Cannoise. C’est la lutte fratricide autour de la convention collective. Quel rapport ? Il doit y en avoir un.

Ces choses-là vous habitent beaucoup, longtemps, plus qu’il ne faudrait. Les blessures, je veux dire.

C’est tout. Pour aujourd’hui.

10 réflexions sur « Non, non, je n’y suis pas. »

  1. Dimanche soir dernier, Indigènes était rediffusé et vendredi soir prochain, c’est Hors-la-Loi qui repasse.
    Comme quoi…

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  2. Ben non, t’y es pas, là ! Ou alors tu es l’Homme Invisible.

    Et puis c’est pas important. Ces marches-là, tu les connais, tu les as déjà montées. C’est bien chouette ça ! Et même sans trébucher, tiens ! Parce que les tapis rouges, faut s’en méfier…

    Non, mais, je dis des bêtises dis donc… bien sûr que tu as monté des marches récemment, et drôlement bien en plus ! La photo de ton escalier réussi nous l’a dit ! 😉

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  3. Pour les blessures, c’est toujours délicat (hem blessure-délicat, drôle d’association que je fais là !),
    il faut souvent de très puissants moments de joie, d’intenses sensations ou une cohorte de petits bonheurs pour parer à une seule méchante blessure.

    Je te souhaite l’apaisement en ces blessures. Mais parfois il est nécessaire de désinfecter pour que cela cicatrise mieux (parole de doc 😉 ).

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  4. Merdum, t’es blessouille !? C’est Eastwood (la jalouse des armes à tout-va) qui t’as décoché une bastos dans le dos ?
    T’as réussi à Cannes, plus qu’Eastwood… Conchie-les bien, tous… Hé… je dis ça comme ça, c’est toi qui voit… comme tu le sens !
    Et si l’escalier rouge pouvait descendre jusqu’au puits, on jouerait aisément à « Cache-Cache ». Et là… ils sauraient… T’aurais bien mérité, là aussi… Autre rôle superbe en ta panoplie (parmi tant d’autres, t’as souvent dit « ton avoca radis » – rappelle-toi !).
    Et ça, personne ne te peut le piquer ! En plus, tu ne t’étais pas fait chier à trop apprendre le texte… Cossard, va !
    Ok… tu me rétorqueras que les situations, tes placements en le décor – sans aucun texte à défendre – ce ne devait pas être trop fastoche.
    Mais avec tes attitudes et ton physique – mélange de Tati, mâtiné de Buster Keaton – tout a bien roulé sur ce film !
    Enfin… très digne surtout pour farnienter au ponton, après que l’on se soit régalé des dernières gouttes de ce fameux Pomerol.
    Et c’est bien ça ma première précaution…

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