La terre et le temps

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Jeudi à 21:00, diffusion sur TVR (Rennes) du documentaire La terre et le temps de Mathilde Mignon. Il se trouve que c’est ma compagne et que j’ai fait la musique du film.

Il s’agit d’une rencontre sensible avec quatre familles d’agriculteurs bretons qui s’adaptent (ou pas) au grignotage de leurs terres agricoles par la ville. C’est du vrai. Pas un film militant. Juste un constat.

TVR est incluse chez Alice, Bouygues, Free et Orange. J’indiquerai l’accès au replay pour ceux qui ne peuvent pas voir.

https://www.tvr.bzh/programmes/la-terre-et-le-temps-1524769200

9 réflexions sur « La terre et le temps »

  1. Mon commentaire initial a beugué pendant que je cherchais chez Bouygues (sur ma téloche) quel était le canal actuel (c’est le 423). Je viens d’apprendre que jeudi 26, tous les canaux changent chez Bouygues !… Je me suis bien enquiquiné pour des prunes !

    Je disais donc que le titre du doc était magnifique et hyper symbolique. Car la terre s’épuise au fil du temps – d’être trop sollicitée par certains fous-furieux de l’agriculture intensive – et que « le temps » (le climat) épuise à son tour peu à peu la terre. Pour les Paysans précautionneux comme pour les fous-furieux tenants de l’agriculture intensive et du productivisme à tout-va.
    Le climat ne trie pas « les siens ». C’est franchement très con. Et Dieu ne trie rien. Comme d’hab !

    Selon ce contexte, les Paysans – les vrais, les « extensifs », ceux qui font gaffe à la nature qui les entoure afin que leurs mômes puissent le (en) vivre demain – ont grand courage à s’accrocher à leur passion.
    Bon nombre n’y arrivent d’ailleurs plus, subissant à la fois les impératifs liés à leurs dettes auprès des banques, plus les aléas climatiques qui impactent leurs récoltes. Y a de quoi avoir le moral bien au fond des chaussettes, ce double couperet ainsi placé sous la gorge.
    Et comme leur fierté est souvent placée très haute – responsabilité filiale : « Robert a repris la ferme des parents », il en est devenu Le garant » -, eh bien certains préfèrent « s’en aller directement » plutôt que de jours en jours baisser les bras, et que ça se voit « au village ». Car arrêter leur métier et devoir faire face ensuite aux regards d’autrui, c’est sûrement trop pénible pour eux de vivre un tel échec. Je ne vous rappellerai pas le taux de suicide « chez ces gens-là » (Brel).

    Le monde professionnel de nos agriculteurs « raisonnables » – voire ceux à raisonner afin qu’ils prennent bien conscience des réalités et des urgences, et qu’ils évoluent enfin – fond comme un névé de moyenne altitude dès la fin juillet. Et ce métier n’est pas remplaçable, alors que le névé l’est.

    Pour comparer : Le rémouleur et le poseur de vitres d’antan, qui passaient dans les rues, vociférant qu’ils étaient bien là, dans la rue (ça me rappelle les manif !), les diverses technologies ou mises en oeuvre ont pu depuis arriver à les suppléer – « les éliminer », devrais-je même dire – ni plus ni moins ! Tout comme les cireurs de chaussures. Les « petits gagne-pains », comme on disait autrefois… Tous ces corps de métier ont bel et bien disparu.

    Mais de nos jours, sur ce plan agricole, rien ne peut se substituer au savoir-faire du Paysan. Il est le garant de notre bien-vivre alimentaire – j’évoque bien sûr « le Paysan précautionneux » et non le fou-furieux intensif.

    J’ai en mémoire, et j’en termine là, la foultitude de reportages de Raymond Depardon, sur ce monde agricole et son évolution au fil des décennies – qu’il a filmée avec grande importance sociétale, au sein de sa propre famille. Et sa dureté quotidienne (rythme de vie de fadas, impacts bancaires à hue et à dia, etc.) qui finit par exténuer les plus durs au mal.

    Je ne suis pas bien courageux, car il faudrait me payer très très très cher pour que je prenne ou reprenne aujourd’hui une exploitation agricole (spéciale dédicace pour les jeunes ou moins jeunes qui font ce job à Notre-Dame-des-Landes !), même si j’ai quelques notions d’élevage de caprins et ovins.

    M’en vais m’occuper du ponton, té ! Protéger un havre, c’est protéger les hommes. En tout cas, spirituellement. Agricolement parlant, c’est tout autre…

    J’espère que la musique est bonne, Bernard !

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  2. Au fait, c’est vrai ça, il en est où, le ponton, Serge ?
    Tu y as fait le nettoyage de printemps, vérifié les amarres (j’me crois en bateau !), mis des provisions… ? (t’as remarqué que Bernard y était passé ? ça ne peut être que lui ! ya plus de… et de… et de… rhôlala !! ) 🙂

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    1. Si, y a encore un peu, Lydie… car il n’a pas trouvé toutes mes cachettes secrètes. J’ai rien vu. Il ne manque rien.
      Car je te le confirme, j’ai bien remarqué quelques traces de « pas d’acteurs » – me suis-je dit avec un certain a priori un peu primaire – sur la digue, voire celles d’un musicien-sourcier ou d’un réalisateur-scénariste-écriveur. Une légère mousse « orange » avait commencé à recouvrir ces empreintes-là, signifiant que le gars était passé y a environ 5-6 jours (j’ai été Renégat-pisteur sous John Wayne, alors on ne me la fait pas).
      Mêlant donc tous ces indices hyper probants, j’en suis vite arrivé à la conclusion suivante : le Garchu Blancan avait tenté la rapine de mes trésors.
      Sauf que… lorsque je suis arrivé au ponton, y avait un petit mot très sibyllin glissé sous une enveloppe plastique accrochée au portail, qui disait : » Ben j’suis passé au ponton… porte close… pas de Pomerol ce soir ?! ».
      Certes pas signé, mais bon… !
      Je m’en souviens…. J’ai découvert ceci au crépuscule. C’était la fin du montant, la lumière du couchant était magnifique et les moustiques apparemment en grève.

      Sinon, le nettoyage de printemps est fait. J’ai tout dépoussiéré, prenant cependant bien soin de préserver les souvenirs. Qu’ils soient poussières réelles ou symboliques…

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