Avant poisson

TITRE

France 

Notre président en pleine forme a présenté ce matin ses projets de réforme : ouverture à la concurrence de la SNCF, création d’une commission de réflexion sur l’opportunité de multiplier les commissions (blague),création d’une application pour investir facilement en bourse (blague),suppression du 1% logement (pas blague)qui sera remplacé par quelque chose ultérieurement, mise en place d’un contrôle sur les allocations handicapés allouées aux personnes résidant dans des immeubles de plus de cinq étages ( blague).

Déclaration du président de l’association de défense des usagers du rail : « nous sommes favorables à l’ouverture du ferroviaire à la concurrence » (pas blague). En effet, entre la baisse des tarifs et le maintien des droits sociaux, le consommateur, par bon sens, a vite compris où se situait son intérêt.

Politique

Le populiste JL Mélenchon en déplacement à Cambrais aurait lancé « Putain merde, ‘font chier ! » en découvrant un PV sur le pare-brise de sa luxueuse voiture. Un père de famille qui tenait par la main un enfant de sept ans a porté plainte pour incitation à la haine contre les institutions de l’état sur mineur de moins de quinze ans. C’est vrai que le personnage est tristement coutumier des excès de langage. Il a la chance de résider (pour l’instant) dans notre belle, efficace, raisonnable et pragmatique démocratie libérale.

Étranger

L’armée israélienne a dû faire face à une foule de terroristes. Aucune victime n’est à déplorer dans ses rangs. Une marche transparente ne sera pas organisée.

Donald Trump vient de nommer son vétérinaire à la présidence de la commission contre le développement des fake-news (nouvelles qui disent du mal du président).

Météo

Il va faire beau (bientôt).

10 réflexions sur « Avant poisson »

  1. Comme d’hab., car le printemps point (difficilement, certes !), je retape le Ponton. Lieu de béatitude pour tout athée, par Toutatis !
    Vu les circonstances, un tel refuge peut être utile… Car prendre un peu de répit est certainement salvateur afin d’être davantage dynamique ensuite.
    Allez savoir…

    J'aime

      1. Cadaujac, Rive gauche, Port d’Hourtin. Quand t’es en bord de Garonne, sur le descendant, c’est à deux-trois brasses vers l’aval. Si t’arrives au montant [ta gueule Yves ! Oui… il vient de lire « rive gauche », alors il s’excite le Gus à la Simone !], faut davantage de brasses… Et Costa Gavras renchérit sur le sujet « faut brasser, faut batailler » (bouquin qu’il sort ces jours-ci). Et pourtant le courant vient bien de la Gauche.
        Sinon, par la digue, y a 150 m à faire à pied… faisant ainsi fi des « courants ».

        « A vélo, cette digue de Garonne, c’est hyper casse-gueule » (assertion extraite des Mémoires d’André Darrigade, « le Lévrier du 4-0 »). Ou presque… Il ne précise cependant pas s’il avait ses roues « voilées ». Il est vrai que le Tour du Qatar n’existait pas à son époque.

        PS (si je puis dire) : J’aime pas les pontons « en rive droite », ils laissent filer tous les « gros poissons ».
        Serait-ce une volonté ?…

        J'aime

      1. J’attends Fernand. Il a toujours cette même casquette, celle des temps anciens… ? Je l’attends…
        J’ai tout dit en réponse à Hélène, au sujet des futilités mais aussi des symboliques que pouvaient représenter « Le Ponton ».
        Si ça ne te soule pas Bernard, tu liras et tu me comprendras, je pense…

        J'aime

    1. Si le concept du Ponton vous gave (de Pau ou d’Oloron), ne vous emmerdez pas à lire tout ce qui suit…

      Effectivement Hélène, y en a du bon vin caché… Sur ou sous le ponton ? Ça… c’est un secret ! Car même un poil vieillissant, on garde notre côté « enfant ». L’infime plaisir de trouver des cachettes secrètes et se dire que nul ne les trouvera jamais (sauf soi…).
      Et c’est en cela que réside toute la difficulté. Il ne me faut pas être « un Geai ». Lui qui cache ses réserves d’hiver en de multiples endroits dont il ne retient que 10% de ses cachettes, alors bien réfléchies au départ, lui semble-t-il…
      Combien de bonnes bouteilles seraient ainsi égarées, oubliées à jamais… si j’étais un Geai ?
      Il ne me faut donc pas être comme « un Geai », ne pas avoir une « tête de Linotte ». Et bien me souvenir où sont toutes mes cachettes. Ça va, j’y parviens.
      Je m’apprête même à déposer un brevet sur le vieillissement du Pomerol et du Saint-Estèphe en vase de Garonne. Zut ! Je me suis encore trahi… Du coup, vous savez que je stocke en vase. Qui plus est, je viens de ne pas mettre un « s » à « vase ». Donc je ne stocke pas « en vases » (de cristal) mais bien en « vase » de Garonne. Faut donc des bottes pour trouver mes stocks.
      Arriver la gueule enfarinée avec un simple tire-bouchon ne suffira jamais ! Le voleur patenté…, faudra d’abord qu’il se pointe avec sa pelle-bêche, ses cuissardes et sa bonne volonté.

      Sinon… (hé-hé-hé) y a aucune bonne bouteille planquée dans la vase (c’était pour perdre l’éventuel voleur).
      Elles sont sous terre, toutes planquées derrière le 19ème vieux frêne (en partant de la gauche quand tu viens de la droite), juste après la vieille souche de chêne recouverte de lierre. On ne peut pas se tromper… en octobre dernier, y avait une amanite tue-mouches qui avait poussé tout contre… avec une galerie de mulot.
      Tout contre aussi l’Amanite, la galerie du Mulot. On ne peut pas se tromper…
      Un gland de Chêne pédonculé avait même germé, en ce même lieu, si fécond en quelque sorte.
      Je vois mon vin qui s’améliore… ces accents de biodiversité sont si significatifs…

      Et tout proche, une Bouscarle de Cetti (petit piaf des fourrés de saules) alarmait quand un intrus s’approchait.
      « Ma gardienne », en quelque sorte.
      Étant reliés, elle et moi, par mail (ces oiseaux ont certaines capacités dont on se doute jamais assez…), elle m’a toujours alerté de la venue de tels éventuels sagouins, qui en veulent à mes bons vins…
      Alerté par « ma » Bouscarle, je suis allé bien souvent sur place, épiant les gredins qui attentaient à mes bons vins… Jamais ils ne furent en capacité de trouver « Ma cachette » !

      Hé-hé-hé… « Ma cachette » est bien gardée. L’indiquant sans l’indiquer, ma planque pinardière est nickel ! Réservée aux potes et pas aux gredins (voleurs ou « gros poissons » ayant échappé aux filets des pontons de la rive droite. Hasard ou volonté ?).

      Histoire de Pâques… Que des couillonnades en soi… Mais comme je préfère le Pomerol aux œufs en chocolat, je préférais déconner ainsi…
      Et dès qu’il s’agit « du ponton », et de tous les scénars « d’aventures de Gamin » que j’ai en tête à ce sujet… (c’est tellement un espace de sublime liberté, au fil des décennies), que j’y vais à fond la caisse.

      Car j’ai l’infini bonheur d’y passer encore des jours très heureux et d’encore pouvoir y cultiver telles ou telles aventures à la fois futiles (enfantines), certes, mais métaphoriquement parlant, qui rejoignent nos soucis globaux relatifs aux instants difficiles que l’on vit aujourd’hui.

      Le Ponton offre un instant de plénitude et de paix assez inoubliable. Et tous les hommes et les femmes que j’ai pu rassembler en ce lieu, en sont repartis bien rasséréné(e)s.
      Sans ou avec poissons pris au filet (c’est généralement toujours « sans »).
      Sans ou avec toujours l’amour de l’instant partagé (c’est toujours « avec »).
      A partir de là, la conclusion très simple du « bien-être » ressenti de l’espèce de prolo que je suis et que d’autres ont, est vite faite…

      Je garde cependant bien au creux de ma mémoire (suis pas un Geai !) où sont cachées ces jolies bouteilles, qui ne font absolument pas tout. Qui juste y participent. Participent au regard que l’on peut partager sur la douceur d’un fleuve qui s’écoule, tantôt de l’amont vers l’aval puis lors du montant (« ta gueule Yves ! » Ce pénible celui-ci, à toujours venir te couper ton phrasé), flots qui filent vers l’amont (Merde… y a aussi Marcel Amont maintenant qui voudrait dire deux-trois machins)… eh bien ces allez et venues des flots, bien au milieu du silence des oiseaux qui passent sous nos yeux… Je ne crois pas (me concernant, bien sûr) que je puis vivre une autre plénitude telle, aussi réconfortante, aussi apportante en termes de sérénité.

      « Le ponton », en ce qu’il représente ainsi, sera toujours un superbe havre. Et même si quelques chenapans font irruption sur mon Pomerol.
      Au-delà, restera le Fleuve. Ses couleurs multiples. Ses odeurs changeantes au fil des saisons.
      Ses sons d’eaux…
      Oui, les eaux qui coulent ont un son particulier. Il suffit de fermer les yeux pour se rendre compte de ces brouhahas différenciés. Quand tu passes du descendant au montant (ta gueule Yves), le son des eaux qui se bousculent, change. C’est intime, bien sûr. Et si un long courrier (avion bruyant) passe au même instant, tu ne le saisis pas bien ce merveilleux instant-là.
      Mais s’il y a juste, au même moment, un Chardonneret qui chante et un Azuré (papillon bleu) qui frôle ton épaule, tu ressens tout cela. Et en cet instant-là, il n’y a rien de plus beau que de ressentir tout cela.

      Et ainsi, seulement s’avouer à soi-même, très modestement (planétairement pensant), que l’on est de simples putains de mammifères ! Et que l’on ne dispose d’aucuns droits manifestes envers telles ou telles espèces.
      Nous n’avons que des devoirs, envers Tous. « Faune » dont nous faisons essentiellement partie, mais aussi « flore », qui participe à notre bonne « synthèse ».

      « Le Ponton », c’est aussi cela. Une idéologie écologique. Mais « de terrain » : « qui val mal / qui va bien » ?. Aucun aspect politique en ceci. Le sens technique, juste… L’absolu… L’essentiel à s’adonner. Car si l’on se projette un peu loin (allez… sous 50-60 ans)… nos Mômes…
      Selon ce que l’on connaît et, en ces jours-ci, ce que l’on arrive à analyser… eh bien « on » et très mals.

      En tant que « technicien » en ce domaine, je vous avouerai très humblement que je n’ai pas de solution « miracle ».
      J’essaie juste de réfléchir, quotidiennement, à ce qui pourrait améliorer nos fonds d’espérance(s), en le bon regard des espèces animales en souffrance, pour leur sauvegarde.
      C’est un long chemin. Je m’y emploie depuis des décennies (suis pas seul à le faire). Et je n’espère pas m’en aller avant d’avoir connu quelques succès en tout ceci !

      J'aime

  2. « Geai » tout compris, Sergio ! 😉 Et s’il n’y a pas de solution miracle, il reste toujours cette faculté de regarder le ciel au col d’Organbidexka….
    Bises aux gardiens du ponton ! 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s