Le futur avait de la présence

ours

Côté réalisateur.

Pour ceux qui ont suivi, la nouvelle a été bonne : on passe en finale. Je souhaitais réécrire deux trois choses en lien avec l’actualité dont je parlais tantôt, et voilà qu’on me le demande. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. La seule question concerne le délai de présentation. Avril ? Juin ? Mieux vaut aller vite si l’on veut tourner au meilleur moment. On traîne pas ! On assure !

De toute façon, c’est une autre commission qui statuera, qui n’aura pas les mêmes avis que la première.

Pour le même projet, j’ai obtenu une bourse Beaumarchais de la SACD à l’unanimité et me suis fait bouler à l’unanimité dans une autre commission. Une commission, ça n’est qu’un rassemblement de personnes, chacune ayant ou pas entendu parler de moi, se faisant ou non une opinion, ayant sa propre histoire, sa propre humeur du jour, liée à des facteurs inconnus de tous, le projet étant présenté parmi d’autres projets, se définissant donc aussi par rapport à eux…

On peut bien essayer de plaire, on n’y parviendra jamais. La seule recette consiste à faire le mieux possible pour soi et d’invoquer les meilleurs auspices. Dès lors que l’on n’a pas écrit une bouse avec les pieds, la part de hasard du résultat est énorme. Ne rien attendre. Espérer…

Côté acteur.

La semaine prochaine, je passe deux castings. Pour le premier, c’est le rôle d’un assassin. Le second, c’est juste un père rustique très violent avec sa fille (il essaie de l’étrangler). Je vois (ce) que j’inspire (chez) mes collègues de travail. Dans ce type de situation, le plus difficile est d’aller chercher une motivation autre que celle de ramasser un cachet.

Quand t’es acteur, quelle que soit ta gueule, il y a…

a) des rôles dans lesquels on te met d’office et que tu finis par détester,

b) ceux, bien plus nombreux dans lesquels tu excelles ou excellerais,

c) ceux qui ne sont pas faits pour toi.

Les derniers castings que j’ai passés, soit c’était des rôles de la première catégorie, soit de la dernière. Difficile d’y aller le coeur léger et le sourire aux lèvres. Je n’en ai eu aucun.

Il faudrait que je ne pense qu’au pognon pour être heureux en audition. Et ça, je sais pas faire. Je ne vote Macron que par obligation morale, quand il y a des fachos en face. Le pragmatisme opportuniste, c’est pas mon truc de base.

5 réflexions sur « Le futur avait de la présence »

  1. J’espère que » quelqu’un » d’intelligent te proposera un jour le rôle de Galilée! ( pour des raisons que tu dois facilement comprendre…)  » E pur si muove « ….
    Pour les occitans de ton blog… 😉

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  2. Ça m’a l’air difficile entre les petites et grosses commissions… Chacun statuant comme il lui plaît.
    Du cœur à l’ouvrage. Y a que ça. Et encore, ça ne suffit pas toujours.

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