Non mais, franchement !

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Sur la volée de marches qui mènent au jardin, par ce matin pluvieux, deux escargots exhibitionnistes se livraient à un câlin dangereux si l’on se fie à l’endroit choisi. J’aurais très bien pu les écraser d’un pas distrait. Je me suis dit, tiens, des escargots qui se font des câlins alors qu’ils sont hermaphrodites ? Ben ouais, pour moi, hermaphrodite, ça voulait dire qu’ils se reproduisaient en solo. Mâle et femelle. Mais non, bien sûr, vous dites-vous en haussant les épaules devant mon inculture. La nature a définitivement décidé qu’il fallait du câlin.

Ils sont donc à la fois mâles et femelles. Ils possèdent les deux organes génitaux. Au moment de s’accoupler, il faut juste qu’ils décident qui sera le mâle ou la femelle. Le mot hermaphrodite vient d’Hermaphrodicus, le fils d’Hermès et d’Aphrodite qui, né garçon, devint fille.

De cette banale observation, j’aurais au moins eu confirmation que la nature n’est pas aussi coincée que les cathos de droite qui hurlent contre le mariage pour tous.

Je sais. Il faut toujours que je dise du mal de la droite. Même avec des escargots.

17 réflexions sur « Non mais, franchement ! »

  1. Enfin un post sur le cas « Gouille » !
    Je l’attendais depuis des lustres, celui-ci. Et il est arrivé (ouf !), grâce aux belles pluies orageuses.
    Je suis d’ailleurs à me questionner s’il n’y aurait pas une danse incantatoire du Hollande, tant il pleut à verses en ce moment, à l’aube de certains discours très officiels à venir… Mmmmmhhh… Je me demande… je me demande…
    Mais heureusement que tu es adroit (!). Que tu fais attention où tu mets les pieds.
    Briser de tes gros godillots la vie de deux hermaphrodites t’aurait rendu complice des « culs-serrés-de-la-pensée-rétrograde-de-droite-catho-latiniste » ! Té ! Rien qu’à le libeller, j’en ai des nausées, dis donc !
    Heureusement que tu fais gaffe où tu fous les pieds !
    En marche… En marche.. Sur les marches de ton jardin, certes. Mais regardons bien où on fout nos pieds.
    L’expérience (sans citrons aucun) est tellement démonstratrice.
    Pour la suite, l’expérience aidant, on verra avec quelle rapidité les beaux fruits apparents d’aujourd’hui se mettront rapidement à flétrir, devenir blets, jusqu’à disparaître en poussière et moisissures.
    Ah… si Versailles nous était conté !

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      1. Oui ! Une seule fois. Un soir où Maman avait débouché une bouteille de Pomerol assez ancienne, dont je ne me souviens pas exactement le millésime. Peut-être 1975 ou 1976.
        Et je me souviens surtout du plaisir de ressentir l’équilibre de ce grand vin. Équilibre qui m’a permis d’admirer, les yeux fermés, ce fichu vol de cagouilles.
        Neuf qu’elles étaient, les cagouilles. Et en formation ! Même qu’elles lâchaient des fumerolles bleu-blanc-rouge.
        A moins que je ne confonde… En tout cas, c’était très joli !
        Depuis, je n’ai jamais revu un tel spectacle, ni d’ailleurs goûté à un si bon Pomerol.

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  2. Plus sérieusement, j’ai relu ton texte, tes précisions. Et je me pose la question suivante : scientifiquement, peut-on comparer ce qui n’est pas comparable ? Ainsi, l’humain homosexuel avec l’escargot hermaphrodite ?

    Un escargot a le choix, certes, et cela même jusqu’au dernier moment ; il faut juste que les deux s’entendent pour ne pas faire le même choix au même moment : « Aujourd’hui, toi, tu veux être quoi ? Je te laisse choisir ! » Cependant il faut bien noter que, physiologiquement, c’est dans leur nature d’être ainsi, option 1 et option 2.

    Et cela n’a absolument rien à voir avec les humains, … « fabriqués sans option ».

    Mais attention, ne me jette pas la première pierre, ceci n’est pas un jugement ; je constate, simplement. 😉

    Maintenant, si tu veux y mettre de la psychologie, on peut comprendre que certains humains préfèrent se créer une option factice, par rapport à leur vécu.

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  3. A propos d’escargots, j’en profite pour signaler une excellente lecture (pour les vacances). Une des oeuvres de l’historien d’art Daniel Arasse: « On n’y voit rien » et plus particulièrement le chapitre « Le regard de l’escargot » qui est une brillante analyse du non moins célèbre tableau « L’Annonciation » de Francesco Del Cossa.
    http://giangi.free.fr/DelC_ossa.html

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