On fait quoi, vraiment ?

CCC

Comment ne pas être atteint par les attentats ? Des imbéciles qui grandissent avec GTA sur les écrans, la délinquance comme initiation et qui tombent en religion comme dans un nouveau jeu vidéo : Destination Paradis après avoir écrasé et poignardé.

On fait quoi ? On ferme les frontières comme le propose l’élite intellectuelle (Trump et Lepen) ? Ben, au moins un des trois terroristes (bien sympa de les appeler comme ça) était Anglais. On s’attaque à tous les nationaux d’origines étrangères ou tous les musulmans (comme en rêvent les électeurs de l’élite intellectuelle) ? Ou bien on essaie d’envisager le problème dans son ensemble, dans sa complexité ? La dernière solution n’est hélas pas très favorable au racolage électoral…

Pensées aux victimes des fous. Mais limiter la pensée sur le sujet à une réponse militaire ou policière (indispensables mais pas suffisantes) tout en occultant la question éducative, politique et sociale, c’est faire preuve d’une forme de complicité.

Pardon de choquer ou d’enfoncer une porte qui devrait être ouverte. On ferait mieux de se taire au moment où l’émotion nous ronge. Mais le silence est trop grand dans le discours collectif, qu’il soit politique ou médiatique. L’espace des mots est disponible pour les clients du café du commerce et pour les vautours qui s’en nourrissent.

14 réflexions sur « On fait quoi, vraiment ? »

  1. J’adore le titre de ton article ! Ce doit être exactement la question que ne se posent pas ceux qui ne connaissent pas la prévention…
    (hé hé, ėtre négative, ça complique tout ! 😉 )

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  2. Votre article ne me choque pas du tout, au contraire c’est plutôt sain de se poser ces questions..
    Je pense que la base de tout c’est l’éducation, la socialisation… Ces personnes dérapent, se font endoctriner par faiblesse.. Les enrolleurs le savent… Mais j’irais même plus loin dans la réflexion concernant ce problème du terrorisme, c’est qu’avons-nous fait concrètement depuis une dizaine d’années pour empêcher cela?

    Une pensée à toutes les victimes dans le monde de ces détraqués.. peace
    Marge

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  3. L’escalade dans l’horreur se poursuit. Après des gamines et des gamins massacrés lors du concert des teens, d’autres innocents ont encore été frappés par des fous ! Les religions poussées à l’extrême constituent un vrai fléau et ce, depuis la nuit des temps.

    Et ce qui est le plus fou, c’est que j’ai l’impression d’écrire ainsi des banalités. On arriverait presque à s’habituer à ces gestes de déséquilibrés. Comme on s’habitue peu à peu aux extrêmes phénomènes climatiques ou aux guerres « d’Ailleurs », lorsqu’elles se passent bien loin de nos terres d’enfance. Et envers lesquelles, sans se méfier de notre propre ressenti, on est parfois moins sensibles ou impliqués. Et surtout lorsque cela se produit aux antipodes, et même moins loin parfois – le fatalisme, voire une certaine indifférence possiblement liée à la distance, viennent insidieusement supplanter la révolte. Et ça… ça s’ajoute pleinement au danger sociétal.

    Pour rebondir sur les propos de Marge, que je partage pleinement, il est maintenant su que des gamins très bien éduqués et instruits au départ, peuvent eux-aussi se laisser tenter par l’extrémisme, racolés qu’ils sont lors d’une « période de mou ». Certes, ils sont une minorité mais ils existent. Et c’est là que les chemins se troublent et que les solutions échappent à l’esprit de raison.
    Une « pluie d’Éducateurs » dans les quartiers apporterait-elle une vraie solution ou un simple pansement sur une jambe de bois ? Je vous avouerai que je n’en sais foutre rien ! « Un plus », je le pense, mais serait-il déterminant ?
    De toute manière, il faut tout tenter.

    Je compare parfois (un peu bêtement, d’ailleurs, mais pas tant que ça) les frelons asiatiques aux troupes de fanatiques de daech. En sorte qu’on peut limiter les frelons, comme on peut limiter ces fanatiques de merde. Mais de là à éradiquer le problème, c’est une autre histoire.

    Alors, certes, je partage bien le fait que tout doit et devra passer par l’éducation, le socio-politique… Mais putain que le chemin de la paix me semble encore bien long ! Tant l’animosité est forte. Tant les haines sont vivaces.
    Et je pense, comme certainement nombre d’entre-vous, à la vie qu’auront nos enfants et petits-enfants. Surtout ceux-ci, en les décennies qui viennent.
    Et ça, ça me file grave les abeilles !

    Et comme les abeilles, par quelque stratégie de groupe, société unie donc (bourdonnement, battements des ailes à outrance et montée de température jusqu’à faire crever les frelons entrés dans la ruche), elles arrivent ainsi à niquer les frelons asiatiques qui pénètrent leurs ruches, je me dis que rien n’est foutu.
    Si la société humaine « bourdonne » à souhait et avec cœur et esprit, il en sera ainsi.
    Vous voyez que ma comparaison « frelons asiatiques / gros cons de daech », elle n’était pas si farfelue que ça !

    Avec tout ça, Bernard, on n’a pas trop causé cinoche, ni piaf dans ton verger. Ben oui, y a des fois, le cœur n’y est pas.

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      1. C’est pour ça que tu avais pris l’avion ?
        Pour trouver le moustique-tigre qui veuille bien te piquer ??

        T’as bien pensé à faire la danse du scarabée juste après la piqûre au moins ?? Il paraît que c’est radical.

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  4. Dès son arrivée sur ce drôle de caillou, l’Homme ne s’est vu offrir quasi aucune chance d’évoluer dans la fraternité. Lutter pour survivre dans un environnement menaçant n’aide pas à se forger une quelconque humanité.
    Daesh n’est que que le point culminant de cet héritage empoisonné. Derrière la monstruosité se cache toujours une extrême angoisse. Une place privilégiée au coeur d’un paradis éternel, comme point de fuite et de réconfort divin, les esprits malins (les plus faibles donc, ceux qu’il faudrait, en priorité, ‘ré-adapter ») ne pouvaient trouver meilleur piège pour fabriquer l’arme suprême, le soldat suicidaire.
    Aussi longtemps que ce leurre paradisiaque existera, le terrorisme vivra. L’inversion du chaos se fera, peut-être … ou pas. Ton billet, Bernard, à défaut d’être un énorme pavé dans la marre, je le vois comme une petite pierre blanche dans le vent. Jettes en encore, et encore … Si elles ne font pas, en tombant, assez de bruit pour réveiller ce monde, elles balisent ta route. Et peut-être donneras-tu envie à d’autres de lutter à coup de petites pierres, sur les vents contraires 😉

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  5. Mais pourquoi veux-tu taire l’émotion ?

    L’action ?
    Je dirais au niveau éducatif… enfants, et adultes !
    Et ne jamais laisser quelqu’un seul dans la détresse.
    ça éviterait quelques gestes désespérés réalisés sous d’autres prétextes
    enfin je crois
    peut-être

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