Intra-Muros, paroles de spectateurs

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Vous êtes déjà un bon millier à avoir vu Intra-Muros au Théâtre 13 (jusqu’au 16 avril). Il serait sympathique de partager ici vos sentiments sur le spectacle que vous avez vu. Soit en commentaire sous cet article du blog, soit sur Facebook où il est relayé…

Merci d’avance.

PS : vous n’êtes pas obligé de parler de moi. Ma démarche est collective 😉

9 réflexions sur « Intra-Muros, paroles de spectateurs »

  1. Ouais pas mal, pas mal cette petite pièce….. Non en fait cette pièce m’a mis une grosse claque. Une histoire impressionnante qui se découvre comme un roman d’exception, une mise en scène très intelligente et des comédiens remarquables tant par leur justesse, que l’émotion qu’ils sortent de leurs tripes. Rarement un spectacle m’a autant ému, j’en avais les yeux tout humides. Merci mon Béber pour tout ce que tu partages sur scène.

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  2. Vu la piece hier soir, avec mari et fille 19 ans. Je précise : une invitation et deux tickets théâtre, pas les prix du Palais Royal pour ce nouveau Theatre 13 très confortable, offrant partout une vue impeccable. Au 2e rang, ma fille ne cachait pas son plaisir de regarder de près Alice de Lencquesaing, qu’elle avait adorée dans « Polisse ».
    Ca a plu à tout le monde, une bonne soirée comme on dit. Bravo surtout pour votre jeu a tous, intense et habité. On ne peut pas dévoiler les rebondissements, c’est la force de la pièce. Nous n’avions rien lu, à part le résumé sur le site du théâtre, qui en fait ne décrit que les 10 premières minutes à peine. Forts de ce pitch deja chargé, on a cru qu’on allait assister à une étude de situation sur le théâtre en milieu carceral, ou l’emprisonnement et l’aliénation dans le milieu théâtral (pareil ?), facon drame prenant et sensible a ma Joel Pommerat ou une farce sur le coaching et les comportements comme les Chiens de Navarre ou avant les Deschiens savent faire. Nous allons souvent au théâtre, public le plus souvent. On adore voir des Estoniens se rouler dans la boue aux Amandiers ou voir des gens tout nus se crier dessus en version surtitrée. Du coup on s’est tellement habitués au « destructuré » que la manière d’Intra-Muros m’a semblée sage et presque traditionnelle, petite bourgeoise j’allais dire mais ce serait méchant car c’est évidemment l’inverse du projet ouvert sur les problèmes et la réalité sociale voulu par Michalik.
    Ce qui est moderne et passe très bien, c’est la mise en scène énergique et très rythmée, super idée ces changements à vue, décors et costumes transformés sous nos yeux. Tout le monde participe énergiquement, pousse les meubles, joue plein de rôles, c’est huilé comme un vaudeville au mm. Bravo ça doit être épuisant, prendre les accents, changer de registre, d’âge. Après pour moi l’histoire est trop scénarisee. C’est formidable d’avoir des surprises mais ça tourne peut être un poil au procédé façon retrouvailles improbables pièces de Hugo ou Molière. Belles références mais l’auteur lorgne plutôt du côté de la série « Orange is the new black ». Difficile de rendre toute la saveur et la complexité des situations de cette série carcérale US en 1 h 30. Du coup on voit des clichés dans les personnages du jeune des banlieues et du Corse bandit d’honneur qui n’a qu’une parole. Je n’avais pas tant aimé le film de Maiwenn, « Polisse », bourré de canadryeries, ça voudrait être aussi fort que l’alcool et nous montrer la vraie vie des commissariats mais ca faisait faux et cheap et finalement mièvre. Intra-muros est un objet théatral qui ne prétend pas au réalisme, on n’a pas foecement envie de subir des horreurs sanglantes sur scène après le turbin (« Mayday » à la Colline n’était pas mal dans le genre fait divers pénible). Bon je parle de l’histoire du scénario. C’est ça qui ne m’a pas tant emballée, le côté mélo, le fil narratif raconteur d’une histoire feuilletonnesque abracadabran-EdmondDantesque. Je n’ai pas vu l’autre Edmond, comme on adore Cyrano et l’Aiglon on aurait volontiers salué l’exploit.
    En tout cas le reste le souvenir d’une pièce qui raconte une histoire à tiroirs, ménage du suspense, donne une vraie émotion très souvent, entre les couples ( les ex, les amants, les codétenus, la mère et sa fille…)
    Pour moi seulement une réserve donc quant au côté sursignifiant de la pièce (j’ai perdu l’habitude a force de performances dansées sans paroles à la MAC de Créteil !), la pièce est pourtant très elliptique dans le temps.
    En tout cas vous incarnez tous vos personnages fort habilement, votre jeu est fort et rejouissant, mention spéciale au metteur en scène de CDN (j’en ai fait le tour) très drôle et imbuvable tout d’abord, et finalement fort sympathique. Allez, tout comme la piece !
    Ayssi bravo pour votre blog très varié et enlevé. Rare de lire des impressions d’acteur façon journal intimé sur le web, hormis les petits instagrams complaisamment postés par les célébrités aujourd’hui. Marrant deux jours de voir virevolter les jolis cheveux blonds de Sandrine Kiberlain et les ongles rouges de Justine Levy, pour ne citer que mes dernières insta-trouvailles. On se lasse vite, à moins d’être un fan de première bourre, de ces poses et selfies, où les gens célèbres mettent en scène leur vie par le biais de clins d’oeil photos familiaux-vie privée-vie publique. Cf le rock’n’roll Guillaume Canet, je suis un garçon si simple, regardez ma life sympa je vous le permets. Bon ça marche très fort, la photo ça se regarde vite, on peut liker 10 images par seconde. C’est chouette, presque en IRL, on connait les people aussi bien que son beau-frère, les stars peuvent même liker ô joie en retour vos commentaires judicieux.
    Bien plus long de lire des articles, vous n’avez rien compris. Mais les artistes ont bien le droit aussi se s’amuser et de profiter de ce réseau social ultra facile et rigolo (que je pratique et vous aussi sans doute et dont je vais arrêter de faire la pub), basé sur l’intuitif plus que sur l’analyse et la réflexion mais who cares, ce n’est pas le même usage du monde. Vous aussi vous croquez avec humour vos instants de vie, mais le poids des mots, quand même, ça se remplace pas et c’est autre chose. A commencer par le temps passé. Vos articles sont à la fois légers et profonds, et en plus il y a la photo.

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  3. Serge… je crois que tu as été dépassé dans la longueur d’un commentaire !
    😉

    Super pour l’un, mitigé pour l’autre… Me tarde de la voir cette pièce, dis donc !

    Au fait, je t’ai pas vu, alors je ne commente pas hein ! Je commente juste les commentaires.

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  4. oui mais j’ai vu plein de photos, ça compte aussi, le visuel… tant que vous ne passez pas à la radio !
    … Quand passez-vous à la radio ?? 😉

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  5. Pour ma part j’y ai vu (hors histoire à tiroirs dont parle les critiques) une allégorie sur les limites de la liberté d’expression (sujet trés actuel) dans la recherche de la vérité. Deux criminels exposent leur point de vue et peuvent se présenter comme des victimes, les trois autres racontent chacun leur vie sous l’angle de leur propre expérience (souvent mensongère). La fin ne donne pas de réponses, à chacun de faire son opinion car en ce domaine on atteint vite un paradoxe. Pour aimer l’autre ou du moins le comprendre, suffit-il de connaitre son histoire comme on le pense en bon humaniste? Il y a beaucoup de cas où plus on connait la vérité (ou plus on essaie de comprendre) plus on hait la personne.

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