Bon…

bonsifflet

Journée de repérages pour Manigances. On a tous les décors. Les choses s’affinent. Je commence à me demander vraiment comment je vais filmer tout ça. Il serait temps.

Pour revenir sur mon expérience, j’ai bien écrit à l’éditrice mais sans renoncer au bouquin. Ce que je viens de vivre sera un épisode assez riche en fait. Je ne renonce donc pas à mes expériences de barge. Je vais juste faire des ajustements, tant sur les protocoles que sur la méthode. Quand tout semble s’écrouler, soit tu renonces, soit tu regardes ce qui a tenu et tu reconstruis sur de nouvelles bases. C’est de toute façon un sujet trop passionnant pour renoncer à ce stade.

Sinon toutes les infos relatives, à Trump, à Macron, aux Républicains et aux migrants m’invitent à me distraire du vilain tour que prend se monde jour après jour. D’autres, c’est le foot.

Épreuve de philo

philo

Toute vérité est-elle définitive ?

Le désir est-il la marque de notre imperfection ?

L’expérience peut-elle être trompeuse ?

Je suis prêt pour le BAC philo !

J’avais fait une erreur dans le tableur excel et de fait, l’expérience sur les tomates, non seulement n’est pas du tout un succès, mais mériterait qu’on me les jette à la figure. Une de ces erreurs idiotes. Le copier/coller d’un bloc de cellules et une mauvaise colonne de chiffres prise en compte par une formule. Grâce à cette erreur difficilement détectable (puisque ne concernant qu’une moitié d’une toute petite partie du gros tableau), pour la moitié des tomates, ça marchait à fond la caisse. Le type de résultat totalement inespéré. Alors, forcément, quand on passait les résultats au prisme des outils statistiques, on obtenait un résultat à faire pâlir n’importe quel scientifique.

En fait, j’ai passé ma soirée d’hier à essayer de comprendre pourquoi ça avait si bien marché avec la moitié de mes tomates. J’ai passé des heures à vérifier ici et là, à revisiter d’autres expériences, à tenter de comprendre pourquoi ça avait « trop bien marché ». C’est vers vingt-trois heures que j’ai cliqué sur la bonne case et que j’ai vu la méprise. Et tout s’est effondré.

Demain, je vais écrire à mon éditrice pour lui proposer d’abandonner le bouquin que je devais publier au printemps prochain. Il est déjà presque entièrement écrit. Mais il n’était pas question pour moi d’écrire un livre de plus pour faire bien. Je voulais dire une chose importante qui reposait sur la conviction intime que j’avais trouvé une expérience qui prouvait que tout un chacun était capable de produire des choses magiques. Élargir, de façon presque révolutionnaire un champ de possibles. Mais voilà, l’expérience corrigée raconte que ces choses là fonctionnent essentiellement avec des sourciers, guérisseurs mais très peu, voire pas du tout, pour des gens inexpérimentés. De plus, la faiblesse des résultats interdit de penser que ce n’est pas lié au hasard.

Écrire un livre pour dire que ces choses étranges marchent avec certains ne présente pour moi aucun intérêt. D’autres s’en chargent et m’ennuient quand je les lis. Pas question de vendre du vent.

Bref, je ne renonce pas à poursuivre mes petites expériences ni à l’espoir de trouver la petite faille de réel dans la quelle l’imaginaire pourra s’engouffrer. Mais c’en est fini des oranges, tomates et autres clémentines.

Si un jour je vous proposais de faire une expérience sur l’évaporation de je ne sais quoi, refusez illico ! 😉

Pfff, je vais encore me choper une banane…

Ils avaient choisi le rouge

Depuis que j’ai signé pour mon bouquin, je me dois de renouveler certaines expériences qui montrent que l’intention peut avoir, à distance, une influence sur le vivant. Je sais, je suis fou. Pourtant, la dernière en date a eu lieu entre le 11 et le 14 juin avec 21 volontaires. Elle portait sur des tomates sur lesquelles les gens agissaient sur photo pour en modifier l’évaporation. Certains agissaient pour que certaines s’évaporent davantage et d’autres pour que d’autres s’évaporent moins. Mesure par le poids avec une balance de précision à 0,001g.

Et le résultat est très significatif puisque la probabilité est de 0 soit aucune chance que le hasard produise un tel résultat. Pour les statisticiens et matheux, le Z test de comparaison des moyennes était de -4,6. Ce qui ne laisse aucun doute. Le tout réalisé en double aveugle et avec filmage des pesées.

Je ne vais pas vous ennuyer avec mes tableaux et résultats détaillés car tout sera dans mon bouquin (c’est pour lui que je reproduis des expériences qui ont déjà marché).

Pour ceux que ça intéresse, je vous joins une petite vidéo sur une autre petite expérience sur de la germination effectuée la semaine dernière. 3 sourciers avaient reçu une photo de graines et, après tirage au sort effectué par eux, ils devaient se concentrer sur un lot pour qu’il y ait une meilleure germination. Pendant ce temps, je filmais en time lapse sans savoir quel avait été leur choix (il avait choisi le rouge).

 

C’est signé !

corne

Ce matin, j’ai signé le contrat d’édition pour mon futur bouquin chez Michel Lafon. Il y sera question d’oranges…

Cet après-midi, j’avais confirmation de l’accord d’une chaine publique pour Manigances (mon court-métrage).

Tout va pour le mieux dans la concrétisation de mes projets. Ça se fête !

Un été de slasheur

hamac

Les vacances approchent.

Demain, j’ai rendez-vous chez mon nouvel éditeur pour signer le contrat d’un bouquin sur mes expériences bizarres. Rendu du livre fin août.

D’ici là, je prépare le tournage de Manigances, le court-métrage que je réalise fin septembre.

Mais début juillet, je vais passer une semaine en Bretagne pour une cession d’écriture d’El Commandante avec Guillaume grosse, le coscénariste de ce qui devrait être mon premier long-métrage, une comédie sociale.

Début septembre démarre la tournée d’Intra-Muros d’Alexis Michalik. On commence par la Nouvelle Calédonie.

Le résultat de tout cela, c’est que les vacances devraient se résumer à une semaine de marche (pas En Marche).

Mais le gros avantage pour le blog, c’est que je devrais moins vous saouler avec des articles politiques.

Toute la misère du monde

camp

On ressemble à des… Quel mot pourrait le mieux qualifier ce que nous sommes collectivement, nous Français, Européens, face à l’afflux de migrants ?

Ce week-end, ce sont 36 noyés partis de Tunisie. Aymen que l’on va expulser alors qu’en 2015 il avait sauvé deux enfants d’un incendie. Mamoudou qui a sauvé un enfant (dont on comprend quand on n’écoute pas les médias et que l’on regarde bien la vidéo que le voisin l’aurait sauvé sans lui – cf l’article que le sujet) et qui crée une page Facebook au nom de Mamadou (parce que tout le monde se trompe) avec un drapeau bleu blanc rouge en photo d’accueil et qui se retrouve pompier d’office alors que, si ça se trouve, il aurait aimé être jardinier ou médecin. Les camps du Canal Saint Martin qui sont évacués à la première heure (un lundi matin, y a pas de bobos en poussettes ni de touristes).

La Slovénie qui vient de voir les populistes l’emporter aux législatives, juste après l’Italie dont le chef de la Ligue tient haut et fort son discours anti-migrants.

Les bons Français, des Républicains aux FN et bien au-delà pensent que ces gens-là viennent chercher des allocs. Bien sûr. Allez, faisons plaisir aux bas de plafond et imaginons qu’ils risquent leur vie dans un parcours semé de mort et de haine, juste pour toucher des allocs. Cela veut dire que, dans leur pays d’origine, ils touchent moins que les allocs qui sont de toute façon ridicules. Et ils font comme tous ces Français qui sont partis en Amérique ou au Canada en d’autres temps, ces Français qui sont de toute façon le fruit de multiples migrations tout au long de leur histoire.

Tout le monde s’accorde pour faire un constat assez simple : les pays du nord ont pillé les ressources énergétiques des pays pauvres. On entretien partout des guerres qui font marcher notre business des armes, nos influences géopolitiques, nos besoins en énergies fossiles. Le tout en maintenant les populations de ces pays dans la misère et le chaos. Nos pollutions engendrent des dérèglements climatiques qui créent des catastrophes, modifient le PH des océans par la fonte des glaces, provoquent l’extinction d’espèces animales comme jamais.

Dans ces conditions, quand tu vis dans un pays de misère, de guerre, de chaos, comment ne pas envisager un avenir meilleur chez ceux qui semblent diriger le monde au mépris des autres populations ? Et de fait, tous les experts le disent : les grandes migrations vers les pays du nord vont se poursuivre et s’amplifier. Ce ne sont pas des frontières ou des murs qui vont endiguer ce flux. Il est naturel. Au moins est-il est le résultat de ce que nous avons fait depuis des siècles et que nous continuons à faire.

La plus grande hypocrisie de nos dirigeants consiste à dire « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». C’est pas qu’on puisse ou ne puisse pas. On n’a pas le choix. Il va falloir accueillir toute la misère du monde. Et elle va nous changer, nous obliger à nous adapter. On n’a pas le choix. C’est dans l’ordre du monde tel que nous l’avons fabriqué. Ce ne sont pas des douaniers en arme qui vont résoudre le problème. Il est d’une telle ampleur. Et les bas du plafond, ils suivent tous les menteurs qui leur font croire qu’ils vivront éternellement dans un pays où l’on porte un béret sur la tête.

Parallèlement, les mêmes bas du plafond sont au taquet, leurs pizzas au congélateur, leur petit drapeau tricolore prêt à être posé aux fenêtres, à applaudir une équipe de France bariolée. Les noirs, on les accepte quand ils grimpent aux balcons pour sauver des enfants ou qu’ils marquent des buts.

On ressemble à des… Mais quel mot choisir ?

Repérages

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Repérages charentais pour le tournage de Manigances qui devrait se tourner en septembre (si tout le monde assure). C’est toujours excitant de photographier des lieux qui seront ceux de la fiction.

L’un d’entre eux était exactement celui qui était dans mon imaginaire depuis le début de l’écriture. Troublant.

Sinon, on tourne dans trois mois et rien n’est prêt. Là, c’est la foi qui doit entrer en jeu.