Comprendre l’expérience des oranges en 5 minutes

Comme j’ai travaillé ces derniers temps à l’achèvement de mon dernier livre sur mes expériences bizarres, j’en ai profité pour faire une vidéo didactique pour expliquer cette expérience qui montre que l’intention peut influencer la matière vivante. Dans cette expérience, il s’agit d’influencer l’évaporation d’agrumes.

Pendant ce temps, la terre continue de tourner et demain, je commence le montage de mon documentaire.

 

Enquêteurs

gendarmes

Je lis (entre autres) des polars. Ce n’est pas au nom d’un amour inconditionnel pour la police ou la gendarmerie, mais pour le principe de la quête de vérité. Souvent, le lecteur averti sait avant les flics qui est le coupable. Mais, les flics, eux, ils trouvent La Preuve. Celle qui fait qu’on n’est plus dans la simple conviction, dans l’intuition, mais devant le fait avéré, indiscutable, objectif. Celui qui ne laissera aucune chance au coupable lors de son jugement. On aime tous que les coupables soient jugés pour les actes qu’ils ont commis. J’imagine que c’est pareil pour les bandits.

Nous étions tous persuadés de savoir qui était le meurtrier de la gamine. Comme nous étions nombreux à avoir imaginé, dès le départ, que c’était le mari qui avait tué la joggeuse. Mais la police, elle, elle ne doit pas s’emballer, étudier toutes les pistes, tout décortiquer, fouiner, jusqu’à débusquer l’indice imparable. Un travail presque inhumain dans lequel la conviction n’a pas de place car on ne juge pas sur une conviction.

Chapeau les flics pour ces deux résolutions. Face à l’horreur des actes, on n’avait pas le droit à l’approximation.

J’imagine l’ingratitude de faire ce boulot quand tu as les preuves que tel trafic se passe ici mais que rien ne peut être fait, quand un ancien président de la république est un escroc notoire et continue à pérorer en toute liberté, quand tu dois aller encadrer des manifs et voir ton collègue filer des coups de rangers à une gauchiste à terre. C’est pas le même boulot. Pas celui dont tu rêvais. Les cons, il y en a partout.

On peut être « de gauche », se plaindre quand la police est violente, gaze ou pique les couvertures aux migrants, tutoie et insulte les mecs parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur de peau. On peut être un brin anar et rire de voir de géniaux bandits piquer l’argent où il est. Ils ne sont pas pires que ceux qui font ça légalement et en toute impunité. Mais quand un mec tue sa femme ou une gamine, comment ne pas être admiratif de ceux dont le boulot consiste à isoler les ordures. Ce serait imbécile de se taire sous prétexte que, quand t’es anar de gauche, la police, c’est pas bien.

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J’ai vu qu’une pétition circulait pour enlever les victoires de la musique à Orelsan parce qu’il aurait tenu des propos sexistes dans certains de ses textes. Tant qu’on y est on a qu’à demander tout bonnement l’interdiction de l’ensemble des albums de rap. C’est vrai que la femme n’y bénéficie pas de la meilleure image et que les chanteurs ne sont pas des champions de courtoisie ni des amoureux de la nuance et des belles lettres. Si tu enlèves les insultes, les appels à la haine et les grossièretés, c’est clair qu’il ne va pas rester grand-chose.

Et puis en ce moment, il vaut mieux avoir un casier judiciaire vierge pour ouvrir sa gueule. Ne jamais avoir dragué un peu lourdement. Un bon coup de ménage sur les comptes Facebook s’avère aussi indispensable parce que, si ça se trouve, il y a huit ans, j’ai dit une grosse connerie.

On vit sous le régime de la web-terreur menée conjointement par les bien-pensants-bobos et les fachos de tous poils. Je ne dis pas que les bobos sont des fachos, mais que les réseaux sociaux, les émissions de télé polémistes, une certaine presse qui a besoin de faire parler d’elle-même, sont plus que jamais ces espèces d’arènes des jeux du cirque, des défouloirs dans lesquels on se délecte à taper sur de vrais gens. On est revenu au temps des lapidations. Plus personne n’a droit à l’erreur, au passé, aux humeurs, à l’humour, à l’amour. Nous sommes en train de nous déshumaniser à grande vitesse, de nous transformer en petits pions blancs et lisses des jeux d’échec dont les règles seraient dictées par une pseudo morale. L’intolérance est la même de tous bords. Même le pessimisme dont je fais preuve dans ces dernières phrases est à bannir de notre monde de plus en plus virtuel.

Ce mouvement de fond est tellement puissant, qu’il encourage (et c’est plus grave) l’autocensure. En achevant la première version du bouquin sur les expériences que j’ai menées qui conduisent à la preuve de l’influence de la pensée sur la matière, je me suis presque retrouvé à écrire que c’était impossible alors que j’avais les preuves sous les yeux. Tout ça parce qu’avancer aujourd’hui une chose inexpliquée scientifiquement revient à être assimilé à un croyant, un illuminé, un fou, un charlatan, un imbécile. Il m’a fallu prendre mon courage à deux mains pour affirmer l’existence d’un fait incontestable dont les explications vont à l’encontre de ce qui est communément admis.

Il va devenir de plus en plus courageux voire téméraire d’oser émettre des opinions singulières ou présenter des faits qui dérangent l’ordre établi.

Cet article n’a pas vocation à faire la publicité de mon prochain bouquin. Elle se fera le moment venu (s’il est édité). Mon propos est sincère et se veut l’expression du malaise croissant que j’éprouve à la lecture des fils d’actualité.

Retour vers le futur

BLANCrde

La représentation « corpo » d’Intra-Muros à la Pépinière, avec la Dream Team Originale s’est très bien passée. J’étais un peu au radar mais ça a été un réel plaisir de retrouver les copains et de fouler les planches avec eux.

Pour ce qui est des Globes de Cristal, on n’a pas gagné. Et je n’y suis pas allé car, encore trop dans le coltard pour faire le malin parmi les peoples. De toute façon, comme par hasard, j’étais le seul à ne pas avoir reçu un carton d’invitation. On ne va pas lancer une enquête pour savoir qui est responsable de « l’oubli ». Je suis tellement friand, de toute façon, de ce type calimérades qui émaillent mon parcours. Tout au plus aurais-je eu à écrire un article qui racontait comment je m’étais fait refouler par le vigile : « Mais Monsieur, je ne vous connais pas. Pas de carton, pas d’entrée ! ».

Ça y est, je vais enfin pouvoir reprendre la vie d’un mec normal. Elle va commencer par un café avec la monteuse de mon documentaire.

C’est partiiii !

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Ça aura fait des vacances ! Pour les autres, du moins. Disparu pendant une semaine. Englouti entre les murs. Mais ce soir, c’est le réveil obligatoire. On joue la corpo Intra-Muros pour un parterre de votants aux Molières. Le patron nous l’a rappelé : le rythme, le rythme, le rythme ! Drôle de sport que jouer vite. Les jeux divers. Et demain soir, les Globes de Cristal. Des lumières, du bruit, du monde.

Franchir la porte et repartir, comme si de rien n’était. Le rythme, le rythme, le rythme !

Triste lapin

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Je n’aime pas ça du tout. J’étais invité au festival de Luchon qui fête ses 20 ans. Toujours fiévreux, toussant comme un vieux moteur rouillé, je ne pourrai pas y aller. Jamais je n’ai eu à me coltiner une telle grippe.

Passagère clandestine

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Quand j’ai vu l’état de la maquilleuse, toussant et mouchant, je me suis dit qu’il me faudrait être très fort pour ne pas choper sa crève. Ses pinceaux en étaient remplis. Son visage s’approchant du mien pour voir ce qu’elle faisait soufflait du virus à l’état pur.

Et non, je n’ai pas été assez fort pour cette grippe praguoise qui avait décidé de profiter de mon vol Air France pour s’en aller coloniser Paris.