Article anti like

SI

1 – l’antisémitisme doit être combattu comme toute forme de racisme.

2 – Ne nous voilons pas la face, osons nous regarder : nous sommes tous racistes, à des degrés différents. Certains supportent mal les Arabes, d’autres les Italiens, les Polonais, les Chinois, les habitants du village voisin qui sont des consanguins… bref, on a tous une part de racisme. L’humain a un mal fou avec la différence.

3 – Collectivement, nous avons tous intérêt à combattre nos racismes.

4 – Le génocide de la seconde guerre mondiale est une horreur et une tache pour l’humanité. Ceux qui le nient sont des ordures et des complices a postériori de la shoah.

5 – Pour autant, quand le CRIF dit que les gilets jaunes qui ont insulté Alain Finkielkraut sont des islamogauchistes, il se rend lui-même coupable de racisme.

6 – Quand ceux qui critiquent la politique d’extrême droite coloniale d’Israël dont le premier ministre est ami des pires dictateurs d’extrême droite sont taxés d’antisémites, c’est inacceptable.

7 – Alain Finkielkraut n’a cessé de tenir des positions islamophobes proches du racisme. Je me fous qu’il soit Juif ou Japonais. Un con reste un con.

8 – Le concept d’antisémitisme est devenu un jouet politique abject. Une des armes dont veulent se servir nos dirigeant pour salir les Gilets Jaunes. Jouant sur d’autres leviers (y compris celui-là), ils sont parvenus à mettre à mal la France Insoumise (et c’est pas fini, ils jouent à détruire toute opposition).

9 – Faire monter la mayonnaise de l’antisémitisme, c’est en créer davantage.

10 – Que ceux qui en concluent que je suis antisémite aillent se faire voir.

11 – Je me suis clairement positionné contre les gens qui ont insulté le philosophes ici : https://blogabeber.com/2019/02/17/la-dictature-des-codes/

Quand Intra-Muros fête sa 500ème

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Quand Alexis Michalik écrit une pièce, les acteurs deviennent des petits pains et se multiplient. Deux ans après la création, les Jeanne, Alice, Richard, Kevin, Ange et Raphaël d’Intra-Muros se sont multipliés par 3 voire 4, ce qui permet à la pièce de continuer sa carrière parisienne tout en tournant aux quatre coins de France et au-delà. Pour le bonheur des acteurs et du public.

Et ça donne une fête sympa, dans un petit restau à couscous du Xème, un moment paisible et joyeux, où les acteurs ne sont pas obligés de faire les acteurs. La multiplication des pains, outre son aspect pratique, a la vertu de créer de l’humilité. C’est peut-être un des secrets de la bonne entente au sein de la troupe.

Intra-Muros tournée sera à Bruxelles mercredi et jeudi et à Florange samedi. La semaine suivante sera bretonne. La Pépinière assure Paris.

 

La dictature des codes

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Sur les plateaux de télévision, face à trois journalistes, il est des positions intellectuelles interdites et d’autres obligatoires. Il suffit que vous adoptiez une position « interdite » ou que vous formuliez la moindre remarque à l’encontre d’une position « obligatoire » pour que la meute vous saute au cou, vous égorge et vous fasse définitivement sortir de la communauté des hommes.

Le jeu pervers des journalistes dans ce manuel du parfait penseur consiste à conduire son invité à la faute pour le neutraliser complètement.

Je ne vais pas faire ici la liste des sens obligatoires car elle serait trop longue. Elle s’allonge de jour en jour, restreignant toujours plus l’espace de dialogue, imposant le dictat d’une pensée unique. Or, n’est-ce pas en maintenant les espaces de dialogue que l’on a des chances de parvenir à de vrais consensus ? Doit-on préférer poser à l’avance des interdictions de penser différemment ? Le silence du tabou n’appelle-t-il pas une expression différée destructrice ? Je pose les questions en y exprimant mes réponses, je sais.

Le pouvoir n’est pas innocent dans ce jeu. Il connaît parfaitement ces règles et saura s’appuyer sur elles pour communiquer et élaborer des stratégies de conquête d’opinion ou d’anéantissement de ses opposants. Ainsi marche le monde.

Ainsi, invitez Mélenchon sur un plateau télé et, forcément, on l’interrogera sur Maduro.

En période d’attentats, essayez d’envisager une vision sociologique et géopolitique de la question et vous êtes un islamogauchiste. Car oui, si vous ne vous conformez pas à la « bonne » pensée, vous vous positionnez de fait parmi les pires ennemis (identifiés comme tels par les senseurs) de la dite bonne pensée. Ce qui est faux, évidemment, mais les fabricants d’opinions toutes faites n’ont aucun sens de la nuance puisque, sur ces sujets, la nuance elle-même est interdite.

Hier matin, je relayais une vidéo dans laquelle un journaliste, dans un plateau consacré aux gilets jaunes, évoquait avec grande conviction la peste brune, la montée de l’antisémitisme, en collant cela, l’air de rien aux gilets jaunes. Depuis le début, le pouvoir (lire Castaner dans ses twittos) tente de résumer ce mouvement à une sédition de fascistes. Depuis une semaine, il me semblait évident que la communication allait glisser vers « gilets jaunes = racistes antisémites ». Et voilà qu’hier après-midi, quelques imbéciles racistes et antisémites ont insulté Alain Finkielkraut. Évidemment, sur 10.000 personnes, il se trouve toujours une proportion de connards racistes. Les plus virulents sont filmés, il y a des lois qui interdisent l’insulte raciste, il suffit de les arrêter et de les juger pour leurs fautes. Ce ne sont pas les gilets jaunes qui vont me contredire. Au lieu de ça, la presse du jour résume l’acte XIV des gilets jaunes à cet événement antisémite. Le tour est joué, l’occasion est inespérée, l’affaire est dans le sac. C’est bien ce qu’on disait : les gilets jaunes sont des fachos.

Je répète que ce code de la bonne conduite morale n’est qu’un manipulateur d’opinion, un levier de pouvoir. Ce sont des armes de destruction d’opposition. Mais ces messieurs dames semblent ignorer que leur sens inderdits et leurs sens uniques conduisent tout droit à l’avenue du Maréchal Pétain. En prétendant vouloir nous éviter les retours d’une triste histoire, ils sont en train de nous y conduire tout droit. Honte à vous messieurs les bien-pensants autoritaires car vous êtes complices de cette situation. Pas de simples complices inconscients. Vous en êtes des rouages.

Je me demande comment vont se comporter les médias le jour ou une Lepen quelconque prendra le pouvoir. Il y a des chances pour qu’ils se contentent de changer la place des panneaux.

Le mixage, c’est fait !

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Photo Vincent Hazard. À l’écran, Robinson Stevenin et Émilie Caen.

Le mixage de Manigances, mon court-métrage médiéval, est terminé. Un grand merci aux mixeurs Julien Alves et Matthieu Tertois, au monteur son Vincent Hazard, au preneur de son Stéphane Roché et à l’audi Yellowcab. Le tout produit par Céline Loiseau de TS Productions.

Prochaine et dernière étape, l’étalonnage. Plus que hâte de montrer tout ça.

Magnétique, mon livre sort le 14 mars !

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Ça y est, il sort le 14 mars ! Il s’appelle Magnétique et il est édité chez Michel Lafon.

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis devenu sourcier et guérisseur en 2006. Ils savent aussi que l’on ne me conte pas fleurette comme ça. Il me faut des arguments, des preuves.

Dans Magnétique, je raconte plus de dix ans d’expériences que j’ai faites pour vérifier que les guérisseurs ne se contentent pas de provoquer un effet placébo chez les personnes sur qui ils agissent. Autrement dit, j’ai tout fait pour me prouver d’abord qu’il y avait une réelle influence de la pensée, des intentions, des visualisations, sur la matière. J’ai commencé par des exercices faciles, momifier un agrume, favoriser des germinations, empêcher du riz de moisir. Et puis j’ai exigé de ne plus me fier aux seuls résultats visuels, de comparer avec des témoins, de peser le fruit de l’évaporation, de mettre des chiffres, des données tangibles.

À travers un journal d’expériences, les résultats obtenus avec des participants divers, j’ai mené toute une série de réflexions me faisant lentement progresser pour comprendre et aboutir aux dernières expériences avec de l’eau. Simplement de l’eau.

J’essaie de proposer mes explications à ce curieux phénomène qui tend à montrer que nos pensées ont une influence réelle, même à distance. Je laisse au lecteur le soin d’imaginer ce que cela implique sur sa propre relation au monde vivant.

Si vous tapez « magnétique blancan » sur Google et vous tomberez sur plusieurs sites où le livre est en précommande.

Ils nous volent les mots !

dico

Attention, les macronistes changent le sens des mots !

Suivant la ligne de leurs prédécesseurs, ils ont continué à nous faire croire que réformer voulait dire enlever des droits sociaux. Mais dans la campagne pour les européennes, largement entamée par Macron dans ses faux débats qui ne sont que des meetings pour En Marche, on va nous faire croire que gauche et droite n’existent plus mais que les voies politiques se résument désormais à deux camps :

Les progressistes : les gentils, de droite, du centre, du ps mou, se disant attachés aux valeurs républicaines. Les marcho-compatibles, quoi.

Les populistes : les méchants, rouges et bruns, zadistes, fachos, écolos de gauche, tous ceux qui ne pensent pas exactement comme En Marche, les vilains.

Je rappelle juste que les communistes se disent progressistes, que Robert Hue avait fondé le mouvement progressiste. Allez, ils vont nous virer tout ce qui est rouge du mot pour nous servir leur sauce libérale hypocrite et vampire.

Ils nous confisquent les mots, le pognon, les libertés. Jusqu’où iront-ils le petits chenapans ?

Pas de bol

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Quand on n’a pas de chance, on allume la radio et on tombe sur Castaner. Selon lui, la parole s’est libérée avec le mouvement des gilets jaunes, elle avait commencé avant à déverser sa violence et sa haine sur les réseaux sociaux et maintenant elle s’est étendue, reprise par Mélenchon et Lepen, les populistes (je résume).

Ce monsieur qui respire la vulgarité, une haute image de soi, une autorité artificielle, un sens politique le plus abject qui soit, vient nous dire avec violence et mépris ce qu’il comprend : rien.

La parole qui s’est libérée avec le mouvement des gilets jaunes elle est d’abord anticapitaliste. Ensuite elle exprime un profond rejet de la classe politique, des violences policières. Elle est un cri pour l’instauration d’une vraie démocratie.

En bref, elle ne peut vous convenir, monsieur le ministre. Et sans doute êtes-vous incapable de l’entendre.