François Loriquet, par exemple

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Je trouve qu’il ne tourne pas assez. Il est sympa, il a du talent, il y a plein de rôles qui pourraient lui convenir. Alors je trouve qu’il ne tourne pas assez.

Un mec comme moi, tu peux te dire que j’ouvre trop ma gueule dans mon blog, que j’affiche trop mes opinions, que j’ai une tête de con si on veut, que je suis un peu barré avec mes histoires de sourcier. Mais Loriquet, rien de tout ça. Le mec bien, talentueux, qui peut tout jouer. Alors je trouve qu’il ne tourne pas assez. Le cinéma et la télévision demeurent un mystère insondable.

Manigances le 1er mars dans Histoires courtes

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Ça y est, nous y voilà. Manigances, avec Émilie Caen, Robinson Stévenin, François Loriquet, Image : Christophe Legal, Son : Stéphane Roché, Costumes : Tina Bonheure, Décors : Lionel Demante, Vinolo Suisse : Philippe Vinolo, montage : Barbara Bascou, musique scénario dialogue adaptation réalisation et petit rôle : Bernard Blancan, la fameuse fantaisie médiévale produite par TS Productions Céline Loiseau sera diffusée dans Histoire Courtes sur France 2, le 1er mars après minuit. Il sera possible de le voir en Replay pendant 7 jours.

Ce matin, petite interview par Pauline Dévi qui passera après le film (l’interview, pas Pauline). La soirée a pour thème En Son Nom…

Un grand merci à Christophe Taudière le sélectionneur, à la SACD pour sa bourse Beaumarchais, au CNC, à la Région Nouvelle Aquitaine et au département de la Charente, Pôle Magélis.

La pensée complexe En Marche

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Quand on dit à un secrétaire d’état des relations auprès du parlement que Macron est perçu comme le président des riches et que l’on s’appuie sur un rapport de l’OFCE sur les effets inégalitaires de la politique fiscale du gouvernement, il répond que l’on cultive en France une haine des riches et que c’est très grave. C’est vrai que quand tous les rapports montrent que les plus riches s’enrichissent chaque année davantage tandis que l’on constate un appauvrissement des couches les plus faibles de la société, ça veut dire « je hais les riches ». D’où il y a une haine des riches ? Montrer de façon factuelle que la politique fiscale favorise les riches relèverait donc d’un sentiment ? Et quand bien même, si l’on devait proférer un sentiment négatif, se porterait-il sur les riches ou bien sur ceux qui fixent les règles inégalitaires ? La réponse est dans la question. Mais alors, pourquoi les tenants de la pensée complexe se prêtent-ils à de tels raccourcis ignobles intellectuellement ? Sans doute parce que ce discours se voulant soi-disant objectif, s’appuyant sur des faits, de la science, n’est qu’un outil de plus au service d’une idéologie qui n’a d’autre valeur que d’être une idéologie parmi d’autres. Cette posture est hautaine et insincère et arrête de valoir dès lors qu’elle n’est pas favorable aux tenants du pouvoir.

Selon les penseurs complexes, ceux qui nous serinent que « c’est beaucoup plus compliqué que ça », « vous mélangez tout » quand on leur sort des chiffres qui dérangent, eh bien, pour eux donc, pour lui, en tout cas, le secrétaire d’état En Marche, le rapport de OFCE est juste faux. Et de sortir l’exemple qui tue : « Par exemple, dans leur rapport, ils parlent du prix du tabac alors que ce n’est pas du tout pour ça qu’on a pris ces mesures ».

Argument de merde, complètement pourri voire honteux. Des chiffres : la proportion des fumeurs dans les catégories sociales aux plus faibles revenus ne cesse d’augmenter. En 2017, cette proportion était passée de 35,2 % à 37,5 % tandis que la proportion des fumeurs dans les catégories les plus favorisée diminuait. Par conséquent, passer les prix des cigarettes de 4 à 10 euros (soit 450 € mensuels pour un fumeur qui fume 1,5 paquet/jour) n’a de réelle incidence que pour les faibles revenus. Ils s’appauvrissent encore davantage alors que fumer est une addiction, une maladie, souvent liée aux angoisses d’une vie difficile. Faire le choix de résoudre ce problème de santé publique en augmentant le prix des cigarettes est pour le moins discutable, non ? Je dis ça sans haine, juste avec des faits. Et quand vous allez vous approvisionner au bureau de tabac, observez la consommation de jeux à gratter. Les plus accros, bizarrement, sont les plus pauvres, les plus miséreux. En effet, quand votre problème numéro un est l’absence de revenus ou leur faiblesse, la seule solution que vous entrevoyez, c’est d’avoir de la chance.

« Ce n’est pas pour ça qu’on a fait ça ». Il est complètement idiot ou quoi ? L’agriculteur qui fait un arrosage intensif de son champ de maïs peut avoir pour effet de faire baisser le niveau de la nappe phréatique. Est-ce qu’on va lui dire qu’il plante du maïs avec la seule intention de faire baisser la nappe phréatique ? Bien sûr que non. Mais cela nous autorise quand même à nous poser la question des effets de cette culture sur les nappes phréatiques en période de bouleversement climatique. Prendre la chose dans sa globalité. Monsieur le secrétaire d’état, si vous n’avez pas décidé d’augmenter le prix du tabac pour appauvrir les plus pauvre, vous devriez être capable de constater qu’un des effets de votre mesure en demeure l’appauvrissement des plus pauvres. C’est pas plus compliqué que ça.

https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-09-fevrier-2020

Je passerai pour cette fois sur la mauvaise foi caractérisée concernant le rejet de l’amendement du congé pour enfant décédé. Le mec il est capable d’essayer de nous faire croire qu’ils n’ont pas voté cet amendement juste pour en faire un meilleur.

On atteint me semble-t-il un niveau de rejet de la classe politique dont la raison n’est pas totalement irrationnelle mais trouve sa source dans les pratiques de la classe politique elle-même. En disant cela, pour ces gens-là, je suis un complotiste, un dépressif, un haineux, un séditieux, un islamogauchiste, un radicalisé, un facho, un antidémocrate, un pro-dictature, un… Bref, j’adore votre pensée complexe.

Coucou !

poste

J’ai arrêté. Je ne suis pas certain que ça dure longtemps, mais j’ai arrêté d’écouter les infos qui n’en sont pas. Ce ne sont que des infos triées sur le volet, destinées à générer leur petite dose d’angoisse, à alimenter de façon détournée les dérives de la pensée la plus médiocre, celle qui fait de l’audimat ou bien à livrer du sensationnel quel qu’il soit, positif ou négatif, pourvu que ce soit du sensationnel. Et puis le ton qu’ils emploient, toujours faux, toujours plein de la petite musique journalistique qui veut imiter la connivence ou une supposée intelligence de ceux qui déversent la nouvelle et qui sont plus malins.

J’ai arrêté. Peut-être pas pour longtemps. Mais que c’est bon de se couper un peu du monde vu par les médias pour regarder celui qui nous entoure. Il est tout con, le monde qui nous entoure. Tiens, les poubelles s’y entassent depuis des jours, mais les médias, ils préfèrent parler du Heinekenvirus ou de ce jeune démocrate qui n’est pas sans rappeler Macron. On a trop parlé des grèves pour rappeler qu’elles continuent partout, l’air de rien, un coup ici, un coup là, contre cette inique réforme des retraites.

Avant, ça m’énervait, les infos. Ça entretenait ma colère. Mais là, j’ai arrêté. Pour peu de temps, sans doute. Par là même, j’ai donné un peu de repos à ma colère, lui préférant mes passions constructives ou créatrices. Ou tout simplement des activités sans valeur autre que de vous mettre de bonne humeur. Coupé du grand monde pour être davantage dans le petit, le nôtre. Oh, copain, on va se le boire, ce verre ? Tu vas voir comment on va te le refaire, le monde !

Toujours des manigances

manigances

Lundi soir, il y avait une projection de Manigances (mon dernier court-métrage) à la Maison des Auteurs. Pour l’instant, la dernière parisienne. Mais on nous annonce que la projection sur France 2 est toute proche. Je vous en informerai. On me parle aussi d’une projection à Angoulême le 25 mars sur grand écran. Je ne manquerai pas d’en parler aussi.

À part ça, je passe des heures et des heures à fignoler mes activités secrètes et j’avance, j’avance, y compris sur l’idée d’un film sur le fameux secret.

Consensus mou

poulpe

Le consensus mou est mortifère, sans vie. Il est un frein au mouvement, aux avancées, à la création.

Si je pense à ça, c’est parce que je viens de lire la liste des films nominés aux César. C’est pas compliqué. On n’y retrouve que les films dont la presse a parlé tout au long de l’année avec force promotion, sur tous les plateaux de télé. Quand tu vas au cinéma, que tu as le coffret, tu te rends compte qu’il y a quelques films dont on a moins parlé et qui sont pourtant de pures merveilles. Moins de gens connus sans doute, moins de buzz. Mais du cinéma, de celui qui vous émeut, vous surprend, vous donne à penser sur la vie, sur l’art, sur le cinéma. Et là, que voit-on ? La liste des films qui ont fait plein d’entrées alors que de telles récompenses devraient permettre de révéler du cinéma, de lui donner une seconde chance d’exister après le laminoir des sorties qui tombent bien ou mal.

On finit par se demander à quoi ça rime, tout ce tralala.

Je fais partie des votants depuis quelques années. Quel bonheur quand arrive enfin le coffret (bien tard, en décembre pour voter en janvier). Grâce à lui, on peut se faire des séances de rattrapage, voir les films qu’on a failli aller voir mais qu’on a ratés à cause d’une trop courte ou trop discrète exploitation. Résultat, au premier tour, celui qui donne les nominations, je crois que je n’ai pas voté pour un seul des films nominés (il y en a plus de 200 au départ).

C’est un peu comme pour les élections. À la fin, c’est Macron-Lepen.

Mes moulins

DQ

Allez, je m’oblige. Pas le temps d’écrire ici car je suis très occupé par l’activité secondaire dont je parlais il y a quelques semaines. Enfin, dont je disais que je ne pouvais pas en parler. Et je le confirme. Non, je ne peux en parler. Et ce n’est pas l’envie qui me manque, moi qui livre tout de mes opinions, de mes activités artistiques. Mais là, que pouic. J’ai obligation de me taire.

En revanche, dans quelques mois, je ne parlerai que de ça. Trop sans doute. Ceux qui m’ont viré de leurs amis parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec mes opinions vont me redemander si je veux bien les accepter. Car oui, cette nouvelle activité pourrait avoir une issue bruyante et très positive. On adore le positif et le bruit.

Mais je m’emporte, je m’emporte. Si ça se trouve, l’issue sera de l’ordre de la montagne qui accouche d’une souris. C’est ce que pensent certains qui sont dans le secret. Et du coup, j’aurais encore moins d’amis.

Pourtant, ceux qui savent commencent à deviner que j’en suis au point où les armes sont quasiment prêtes et fourbies pour briser les plafonds de verre. Il n’y a plus qu’eux qui pourraient empêcher une issue positive et bruyante. Mais cette fois, j’ai avec moi les arguments incontestables et la force de ceux qui adorent voir les plafonds de verre se briser.

Qu’est-ce qu’il nous fait ? Il délire ? Ben non. Il trépigne juste.