Berlin

Berlin. Le mur, c’était il y a 30 ans. Aujourd’hui, c’est so arty, so bobo, ses vélos, son peu de voitures, son street art, son imagination, sa douceur de vivre. Tout est fait pour le vivre-ensemble. C’est pas compliqué, on aurait juste envie d’y vivre, s’y poser. Mais comme partout, c’est vraisemblablement plus compliqué que ça. Peu de mixité, une population Canal Saint-Martin des années 2000. En tout cas, tellement plaisant, comme ça, en passant. À la fois excitant et reposant.

Badine, l’humeur

IMG_3319

La troisième vidéo tarde un peu, me direz-vous. Oui ben, l’expérience en cours est inédite et longue. Un peu de patience. Il m’en faut bien. Mais changeons de sujet.

Comme vous, j’ai vu tout le toin toin autour du défilé du 14 juillet. Une fête révolutionnaire qui est devenue un hymne aux armées, un défilé de canons, avions et missiles tentant de nous faire croire que nos dirigeants en ont de plus grosses que les nôtres. C’est comme dans les sciences dites dures. Il vous faut du quantitatif. Exit l’homéopathie ! Et ceux qui sifflent et huent, ceux qui font désordre, on les arrête et les parque dans des cours bétonnées cerclées de hangars et de babelés. Les jolies colonies de vacances pour courber la tête de ceux qui la oseraient la redresser.

C’est l’été 2019. Rien de bien neuf dans notre monde de brutes et de soumission fainéante. Plus rien n’offusque. On en oublie même la nature des symboles. On les détourne pour la cause des guignols qui se croient tout-puissants.

N’hésitez pas à aller écouter la chanson de Léo Ferré postée en commentaire dans l’article précédent par Robert.

Des oiseaux dans les pierres

IMG_3300

Depuis qu’on a mis ces lumières dans l’allée, il n’y a pas à dire, c’est plus agréable. Mais non, je déconne. En même temps, les riches, à part quelques Fillon qui sont attachés aux demeures de charme ou Balkany qui vous ferait croire qu’il a acheté ça pour une bouchée de pain et qu’il a beaucoup de mal à entretenir, les riches, donc, la nouvelle mode consiste à se faire loger en logement social et à profiter des belles demeures d’état aux frais de la populasse. Je dis ça, je dis rien.

Rien à voir. Je voulais vous faire part d’une relation étrange qu’a noué un oiseau avec moi. Il piaille, me suit et manifeste clairement qu’il recherche ma compagnie. Je me suis d’abord dit qu’il réclamait à boire ou à manger. Mais non, il s’en fout. Il veut juste communiquer avec un deux-pattes-sans-ailes. J’ai envie de lui demander à quoi ça rime. Ce matin, il a même amené un copain avec lui dans la grange. Il a dû lui dire : « viens voir, il y a un deux-pattes-sans ailes qui fait la causette avec moi ! ». L’autre a certainement haussé les ailes et il est reparti à sa liberté d’oiseau.

Pour ceux qui suivent mes aventures, j’ai décidé de porter cheveux courts et de raser ma barbe. En effet, j’ai été pris dans cette glabritude pour le dernier casting. Ma tête semble plus présentable qu’avec ma barbe d’Ange-Anselme. Et du coup, je ne joue même pas un prolo déviant mais un député réactionnaire. Ça change. Ça donnerait presque envie de château.

Perspective

TROP

Acheté une chemise et une cravate. Rasé ma barbe. Appris mon texte. Levé à 05:00, sauté dans le train. Arrivé à Paris, acheté une veste, coupe radicale chez le coiffeur. Oublié mon sac à dos à la terrasse du café. Retourné à la terrasse du café et retrouvé le sac à dos. Et j’ai chaussé mes lunettes et passé le casting. Un rôle de député. Mélenchon peut bien aller se rhabiller. Super moment. Puis voyage en sens inverse.

Retour aux castings pour petits rôles. J’ai trop joué pour Un Village Français, trop fait de théâtre, trop ramené ma fraise pour la convention collective, trop été de gauche, trop été gilet jaune, trop passionné de trucs bizarres. Pas assez fadasse et dragueur de petits fours.

La deuxième vidéo sur la recherche sur plan

Et voilà qui est fait. La seconde vidéo porte sur la chose la plus incompréhensible que je connaisse : les sourciers qui cherchent de l’eau sur un bout de papier !

Il fallait en passer par cette étape pour comprendre à quel point ces phénomènes étranges sont inacceptables d’un point de vue scientifique alors que pour les praticiens, on touche à l’évidence. La grande question qui a animé mes recherches toutes ces années  a été celle-là : je constate qu’il existe des effets mesurables d’actions à distance et j’aimerais bien comprendre ce qui se passe. J’ai trop d’expériences à mon actif pour en rester à la réponse facile : c’est juste le hasard.

Abonnez-vous pour connaître la suite…

Bon, sinon, demain, direction Paris pour passer un casting. Au prix que ça me coûte, j’espère que je serai pris sur celui-là. Mais bon, comme il s’agit encore de jouer un connard fini, j’ai mes chances.

Création d’une chaîne Youtube

Je me rends compte qu’il est très compliqué de parler des mes trucs bizarres, en particulier de mes expériences qui tendent à montrer que la pensée peut avoir une influence sur la matière. C’est l’endroit où je franchis la ligne blanche pour le commun des mortels qui a le réflexe de me reléguer chez les fous. À propos de mon dernier bouquin, Magnétique, la mère d’un copain qui m’avait vu en parler à la télé, lui a dit « c’est un piège à nanas, son truc, là ». Autant on peut parler des sourciers, voire des guérisseurs, autant là on dépasse l’acceptable dès lors que l’on s’adresse à une personne normalement sceptique.

J’ai l’idée d’en faire un film. Je vais faire le dossier et tout ce qu’il faut, mais je devine les réticences des commissions d’attributions des aides. Je serai catalogué d’ésotériste ou je ne sais quoi de la sorte. Il faudra jouer serré en grossissant le côté poétique et gentiment barré. Un bidule dont on ne sait pas si c’est du lard ou du cochon.

En attendant, j’ai décidé de devenir un youtubeur de la thématique. Je ne vais bien sûr pas m’enrichir car le business sur Youtube, ça ne vaut que sur des sujets consensuels et généralistes. Je me situe dans une niche qui rapporte pas un clou. Mais au moins, j’aurai la chance de toucher un public intéressé par ces sujets et peut-être de créer quelques points d’interrogations dans des esprits de passage.

Je commence par une première vidéo bien sous tous rapports, un peu efficace, assez ringarde et qui aborde la question des sourciers. Pas de quoi effrayer quiconque. L’avantage de la formule, c’est qu’elle me permettra, non pas d’afficher des résultats d’expériences sous forme de graphiques et de tableaux, mais de les filmer en train de se faire, à toutes les étapes. Ainsi, les résultats auront-ils davantage de poids.

Allez-y, abonnez-vous. Vous ne serez pas déçu…

Intra-Muros au festival d’Anjou

IMG_3189

C’était hier. 1.500 places dans un gradin, ça donne ceci. J’avais accepté de remplacer Hocine Choutrit, mon remplaçant dans le rôle d’Ange. Le bougre avait dégoté un tournage à Los Angeles. Mais si au départ, je pensais rendre service, j’ai été très largement récompensé. Ce fût en effet une grande représentation d’Intra-Muros (d’Alexis Michalik). J’étais le seul de l’équipe de création, aux côtés de Ariane Mourier (Jeanne), Marie Sambourg (Alice), Christopher Bayemi (Kevin), Johann Dionnet (Richard, avec qui je n’avais jamais joué) et Raphaël Bancou à la musique (l’équipe d’Avignon 2019).

Comme ça faisait un petit moment que je n’avais pas joué, je me suis fait des italiennes de texte, histoire de me rassurer avant d’entrer en scène. Mais, Intra-Muros, pour Ange, c’est loin de n’être que du texte. Il y a tous les déplacements, les manipulations de décors, etc.. Et là, je me suis planté une fois, mettant le costume d’un personnage secondaire une scène trop tôt. Petite frayeur passée inaperçue. Sauf par l’équipe. Et par moi.

Au bout du compte, il y avait une belle énergie entre nous, une écoute intense et des vibrations du public très porteuses. Et à la fin, les 1.500 personnes étaient debout pour nous applaudir.

https://youtu.be/wi-fEkb36DE

Dire que j’aurais manqué ça…