Ça ne se fait pas…

C’est assez inédit, ça ne se pratique pas du tout, mais je tente une sorte d’étude de marché sur l’opportunité de me lancer dans un futur documentaire. Cela pourrait prendre soit la forme d’un film, soit d’une web-série.

(4 minutes du film à voir en bas de page)

Normalement, la décision appartient d’abord au réalisateur puis au producteur, puis au diffuseur. Ces deux derniers décidant de la faisabilité du film. Mais voilà… le sujet est délicat et casse-gueule. D’abord, je suis le personnage central et ça implique que ça va agacer. D’autres vont estimer que je ne devrais pas communiquer publiquement sur ces thématiques. Ensuite, le sujet sent le souffre, la croyance, la superstition…

Voici donc un petit sondage qui ne vaut que si vous jouez le jeu !

1 – Lâche l’affaire ! Tu as tout dit des raisons de renoncer.

2 – Vas-y, fonce ! Et ne te soucie pas de l’avis des autres.

3 – Tu as fait Retour aux sources, retourne donc à tes Manigances !

4 – Je ne vois pas bien pourquoi on me demande mon avis…

5 – Je suis producteur. Rencontrons-nous pour en parler.

6 – J’aime pas les sondages. Je m’exprime en deux ou trois phrases.

Voici un brouillon de 4 minutes de ce qui pourrait ressembler au début du film (Image : Mathilde Mignon).

Histoire de poster un article…

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Ce que je pense du gouvernement Macron ? Comme à peu près tout le monde. Un gouvernement libéral. On est pour, on est contre. Pour moi, c’est clair. Le libéralisme, on connaît. C’est pas Nicolas Hulot qui suffira à me faire tourner la veste. Me voilà dans l’opposition. De gauche, l’opposition.

Voici deux jours que je bosse pour pondre finalement un montage de 5 minutes de mon futur documentaire. Heureusement qu’il pleut. Le jardin me pardonne. Petite distraction dans tout ça : je fais la musique.

Je n’ai rien à dire de plus aujourd’hui. Je bosse. Je bosse. Et je ne veux pas raconter de quoi ça parle.

à bâton rompu

baguette

Nous voici dans la nouvelle ère Macron 1er. Un premier ministre de droite branché façon humour de gauche. La droite qui se divise entre la ligne on bloque tout et on fait avec. Le PS qui ne sait plus où il habite. Le FN qui part en miettes. Je ne suis pas voyante, mais je sens qu’il va bien ramasser aux législatives, le jeune président. Il va faire la blague pendant quelques temps, c’est sûr. L’état de grâce a commencé. Chacun rêve qu’il va réussir à faire tourner la boutique en épargnant les plus faibles et en libérant les plus forts. Ça, c’est l’histoire qui se raconte et à laquelle les Français veulent croire. Dans le monde réel, ce sera sans doute une autre histoire, mais ce seront les actes et leurs impacts qui feront celle de demain. Dans un coin de la tête, chacun sait pourtant que c’est la vieille histoire qui continue avec quelques nouveaux personnages.

Mon agent me faisait part de retours qu’elle avait à mon encontre. Ça va de « oui, pas mal, mais la production préfère un nom » à « lui, tu crois qu’il accepterait ça ? ». Bref, le grand écart et au final, trop peu de rôles à mon goût. Pourtant, quand on verra Sigmaringen de Serge Moati, on m’y trouvera assez magistral dans le rôle déjanté de ce salopard de Darnant. Si, si, j’ose le dire. Un brin de Dufilho dans ce personnage. Je me sais moyen quand je le suis. Mais là, je suis assez content. Autant que je me félicite moi-même de temps en temps.

Sinon, le petit documentaire que je rêve de réaliser traite de plein de bizarreries autour des sourciers et des guérisseurs. Me replonger là dedans me passionne toujours davantage. Il ne faudrait pas que j’en oublie mes autres projets…

En observation

goutte

Escapade charentaise. Mais dès lundi, je dois revenir à Paris pour une postsynchro du docu-fiction de Serge Moati sur Sigmaringen. Hâte de retrouver ce monsieur et les images que nous avons faites. Je garde un excellent souvenir de ce tournage et ne manquerai pas de vous faire signe pour la diffusion.

Drôle de période politique. Macron qui rêvait de faire un mix droite et gauche, se retrouve avec un Bayrou marchand de tapis et une droite qui hésite entre y aller et une stratégie de reconquête en solo. Peu partageurs, à droite. On est en plein dans le pire de la politique. Je ne suis pas macroniste, loin s’en faut, mais on perçoit bien les bâtons dans les roues que vont lui mettre ses alliés naturels. Parce qu’eux, c’est juste le pouvoir qui les intéresse. Pas les projets politiques.

Ce qui est à craindre de tout ça, c’est qu’il soit empêché de gouverner et que la famille Le Pen en profite (si Marine Lepen (ne pas oublier son nom de famille !) ne se relève pas de sa défaite, sa nièce s’est mise au vert pour mieux resurgir dans cinq ans). Mélenchon se fait pourrir de tous côtés et voit déjà son élan bien freiné pour les législatives. Si ces élections ont été une guignolade génératrice d’incertitude, la suite ne nous éclaire pas davantage.

Sinon, nous commençons à faire quelques images pour mon futur documentaire. Et ça, ça m’excite assez.

Village Français, l’épilogue…

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Pause dans mes activités théâtrales. Dans un mois je commence à tourner dans les derniers épisodes, fin de saison 7, fin de série d’Un Village Français. Très belle fin pour cette série. Jolie partition pour Anselme, le mec qui rigole pas avec l’engagement, qui ne finasse pas avec le protocole, qui n’applaudit pas quand on distribue des miettes.

Je ne sais pas pour qui il aurait voté à ces élections, le Anselme ! Ni Macron, ni Le Pen, ça c’est sûr. Hamon l’aurait doucement amusé. Mélenchon, il l’aurait pas suivi. Un ancien ministre socialiste, c’est pas franc du collier, pensez-donc ! Parce qu’il n’oublie rien, Anselme. Il se serait sans doute abstenu ou aurait mis un bulletin fait maison, tâché de mauvais pinard. Bref, je vais m’amuser pour le bouquet final.

Dans la série « Vive le Président » qui se termine, j’ai adoré la scène où Valls demande à être investi par En Marche. Très belle écriture pour ce personnage de beau ténébreux, l’ambitieux au verbe haut à qui rien ne résiste, qui finit par se faire appeler Monsieur 49.3, qui tue son père et termine dans cette séquence minable. Bravo aux auteurs !

À peine rentré, il gueule…

exprimes

L’abstention, on ne peut lui donner une valeur précise car parmi les abstentionnistes, il y a les négligents, ceux qui n’étaient pas là, ceux pour qui la procuration n’a pas marché, ceux qui ne votent jamais et une partie de contestataires. Donc impossible de donner une valeur objective à l’abstention.

En revanche, on peut tenir compte du vote blanc et du vote nul. C’est un vote exprimé clairement en rejet des candidats en course. Le vote blanc et nul représente 11,47%.

On devrait donc présenter les pourcentages des candidats par rapport aux votes exprimés. Voilà ce que ça donne :

Macron : 58,52%

L’autre : 30,01 %

Blancs et nuls : 11,47 %

Soit un total de votes exprimés de 100%. Dans un pays qui dit reconnaître le vote blanc, je ne comprends pas que les résultats ne soient pas tout simplement présentés comme il se doit.

Sinon, bien rentré de La Réunion. Je me félicite qu’à Paris l’autre représente moins de 10%. Normal, les étrangers dont elle nous rebat les oreilles, ils vivent avec nous, dans les mêmes immeubles. On s’entend bien. En revanche, dans ma campagne où il n’y a pas d’étrangers, l’autre, elle fait beaucoup trop à mon goût. Comme quoi, le racisme de base, font de commerce pipeau de l’autre, ça tient juste à la peur et à l’irrationnel. Mais je commence le règne Macron Premier en enfonçant une porte ouverte.

Que Dau !

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Le dernier vendredi, à Komidi, la tradition veut que les artistes fassent un show spécial pour les bénévoles qui ont assuré la cuisine pendant le festival. C’est au tour de Jacques Dau de prendre sa guitare. Avant de se lancer, il nous rappelle que nous sommes sur une île et qu’il vient d’une autre : la Corse. Il nous impressionne avec un chant de ses origines, à capella, sans Catella (son binôme dans Dau et Catella). Les applaudissements sont nourris. Et voilà Dau qui enchaîne avec un Boby Lapointe en Ré. Lapointe, il le porte depuis des années et il lui va comme un gant. On croirait lui. La chanson tourne dans l’enchevêtrement poétique de mots, tic tac tic tac, soutenu par le public qui sait depuis toujours que Ta Katie t’as quitté. Tic tac tic tac, driiiiing du public. Dau quitte la scène sous les ovations, descend quelques marches et il meurt. Il a sans doute le temps d’entendre les applaudissements qui durent et son pote Vincent Roca prendre le relai sur scène, comme dans un rêve.

Pour une sonnerie, c’est une belle sonnerie. Jacques Dau nous a quitté.