Article à ne pas lire

(d’ailleurs, je ne mets volontairement pas de photo)

Le racisme soft signe le manifeste des 300 contre le nouvel antisémitisme en ciblant les musulmans. Ils n’en avaient pas assez, les musulmans de se faire pourrir par l’extrême-droite, l’extrême Valls, les laïcards de mes deux qui contrairement aux principes de la laïcité rêveraient de voir interdites les religions, les actes terroristes, par les millions de commentaires anonymes qui fleurissent sous les articles de presse, les discriminations à l’embauche. Il ne leur manquait qu’un ancien président mafieux, un ancien premier ministre candidat à mairie de Barcelone viennent leur dire qu’ils feraient bien de réécrire le coran.

Je vais encore perdre des « amis » mais ce n’est pas parce qu’il y a des terroristes qui assassinent au nom d’une religion (qu’ils ne connaissent même pas pour la plupart) que je vais militer pour éliminer l’islam. Ça ne m’empêche pas me battre à la fois contre le terrorisme, contre l’islam politique (que j’ai dénoncé ici il y a peu encore) et contre l’antisémitisme. Jamais je ne dirai que la politique d’extrême droite d’Israël, c’est le judaïsme. Jamais je ne dirai que la police ne vaut rien, même si je dénonce la politique du ministre de l’intérieur et les actes violents de celle-ci dans certaines manifs.

Après balance ton porc, vas-y que je te balance les musulmans.

« Intellectuels » et « artistes » signent ce machin pour libérer la parole, appeler un chat un chat, mettre le problème sur la table. Ils n’ont qu’à aller boire un coup au café du commerce, ils se régaleront les oreilles. Au café du commerce, on a toujours appelé un chat un chat et un arabe un arabe. On attendrait plus de discernement de la part « d’intellectuels » et d’ « artistes » que de se laisser glisser dans cette fange qui dresse les communautés entre elles. Et vous allez voir qu’ils vont m’étiqueter d’islamo-gauchiste. Mais je m’en balance de l’islam, moi. Rien à foutre. Donc, ne me mettez pas l’étiquette d’islamo, s’il vous plait. Vous mentez en le faisant. Vous mentez, parce que ça vous permet de me placer dans la cible avec tout ce qui incarne vos peurs, vos fantasmes et votre haine.

Ils font quoi comme boulot en majorité les arabes français ? Ils font quoi majoritairement comme études ? Ils vivent où en général ? Tiens, s’il vous reste un peu d’encre dans vos Mont-Blanc ou de batterie sur votre Mac, je verrai bien une petite pétition pour dénoncer quelques injustices. Mais il n’y a pas qu’eux. Il n’y a pas qu’eux. Il y en aurait des pétitions à signer, bordel.

Mais celle-là, elle sort de la route, elle s’égare, se trompe.

Les musulmans sont antisémites, c’est comme dire les noirs détestent les blancs, les corses les arabes et tout le monde déteste les chinois. Oui, il a un antisémitisme des « banlieues », sans doute. Ben oui, la connerie ne connaît pas de religion ni de couleur de peau. Les victimes de racisme sont souvent racistes eux-mêmes et finissent même par voter FN. La connerie est égalitaire. Elle touche les gens de toutes les cultures, toutes les positions sociales. En théorie, un peu d’éducation peut arranger les choses. Mais on voit tous les jours que ça ne suffit pas, malheureusement, y compris dans la classe dirigeante. Donc, oui, vous parlez de l’antisémitisme des « banlieues », c’est ça ? Il y a peut-être d’autres raisons que la simple appartenance religieuse. Enfin, il me semble. Mais je suis un naïf bisounours faisant preuve d’angélisme et on rira bien quand ma femme rentrera à la maison en burqa et jettera le saucisson à la poubelle. Bien sûr, bien sûr… Vive Collomb et la France En Marche !

La terre et le temps

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Jeudi à 21:00, diffusion sur TVR (Rennes) du documentaire La terre et le temps de Mathilde Mignon. Il se trouve que c’est ma compagne et que j’ai fait la musique du film.

Il s’agit d’une rencontre sensible avec quatre familles d’agriculteurs bretons qui s’adaptent (ou pas) au grignotage de leurs terres agricoles par la ville. C’est du vrai. Pas un film militant. Juste un constat.

TVR est incluse chez Alice, Bouygues, Free et Orange. J’indiquerai l’accès au replay pour ceux qui ne peuvent pas voir.

https://www.tvr.bzh/programmes/la-terre-et-le-temps-1524769200

Il n’a pas découvert l’Amérique !

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Il est fort ce Collomb ! Il envoie les flics dans les facs, dans les ZAD, pour faire respecter l’ordre républicain. On est pour, je suis contre, mais ça se défend. Ce week-end, ils ont quand même fait fort, dans son ministère.

Des xénophobes d’extrême-droite se déploient en uniforme au col de l’Échelle pour faire une action anti-migrants, avec quelques gueules rasées et deux hélicoptères (c’est pas le même folklore que les gauchistes !). Quand on apprend qu’une manif pro-migrants se met en route, 4 gendarmes sont dépêchés sur le terrain pour accompagner et protéger les fachos qui plient bagages.

Pendant ce temps, tout un escadron de gendarmerie est mobilisé pour une évacuation complète du Mont-Saint Michel pour terrorisme. En fait de terrorisme, c’est un mec qui se prépare pour un spectacle de rue, le cafetier l’engueule, le ton monte et le gars finit par dire des conneries. Des touristes vigilants préviennent la police : « il y a un terroriste qui dit qu’il veut tuer du flic ! ». Pas certain que le gars en question fasse preuve de la plus grande intelligence, mais on devine vite, sans avoir fait un stage dans les forces de l’ordre, que ce mec n’est pas dangereux. Il n’est armé que de sa gueule.

En faisant preuve d’un peu de discernement, on a vite fait d’évaluer la situation et d’envisager la réaction appropriée : un intermittent gauchiste (qui veut jouer sans doute dans la rue sans autorisation) a un échange colérique avec un cafetier. On envoie une patrouille qui fait pin pon. Si on le chope, on lui explique la vie, si on le chope pas, on lui a filé la trouille et il se barre. On reste dans un fait divers anecdotique qui peinerait même à trouver une petite place dans la presse locale. Mais non, en ce moment, tout ce qui ressemble à du gauchiste, on t’en fait du terroriste et on sort le grand cinéma.

Mais pour revenir au célèbre explorateur, alors qu’il a passé le week-end à faire voter sa loi anti-migrants, il dit à propos de col du l’Échelle (dont les fachos avec leurs hélicos n’ont à aucun moment été inquiétés) qu’il a décidé de renforcer de façon importante le dispositif policier pour empêcher le passage des migrants.

Si Macron s’est fait élire « sans idéologie » (ce qui veut dire libéral de droite), sa politique intérieure semble bien marquée idéologiquement. Si l’on ne tient compte que des faits, rien que des faits, on sent bien que les valeurs qui guident les actes et le discours relatés sont finalement très proches de celles de l’extrême-droite.

Conversation avec un merle

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Quatre jours de pur été au mois d’avril, ça se prend.

Aujourd’hui, j’ai conversé assez longuement avec un merle des Yvelines. Il avait l’air ravi d’échanger avec un siffleur, même s’il ne comprenait pas tout ce que je lui disais. Je dois avouer que, moi-même, je n’entravais rien à ses trilles. Ou si peu. De toute façon, je ne voyais pas l’intérêt de l’entretenir de météo ou du sujets plus politiques dont, à mon avis, il se moque comme de la perte de sa première dent. Le connaissant à peine, je n’allais pas, par exemple, aborder le sujet de toutes les saloperies qu’on balance sur notre agriculture à en faire crever ses congénères. Le temps clément ne se prêtait pas à ce type de discussion.

Dans nos échanges plus musicaux que philosophiques, donc, il m’a fait rudement plaisir quand il a repris comme je l’y invitais avec un peu d’insistance, il est vrai, la mélodie que m’avait apprise un merle de Ménilmontant voici quelques années.

Je crois savoir que le chant du merle contient souvent une mélodie territoriale. Dans le quartier de Ménilmontant, j’entendais la même mélodie partagée par tous les merles, jusqu’à Gambetta et au-delà, en descendant vers Oberkampf (bien que les merles s’y fassent plus rares en raison du manque d’arbres). Jamais je n’avais entendu cette mélodie merlesque ailleurs. Et Dieu sait que j’aime papoter avec les merles en  tous les territoires.

Je suis sûr que la prochaine fois que j’irai chez mes beaux-parents, je l’entendrai. Je l’ai déjà surpris, mon merle des Yvelines, à reprendre ces quelques notes, dans le bon ordre, plus loin dans le quartier. C’est un merle joueur, bavard, jeune. Il est sans doute en CE2, cette tranche de scolarité exceptionnelle où les enfants ont enfin et pour un temps très court, l’envie d’apprendre.

Je précise que ce n’est pas une métaphore, ni une fable.

Se souvenir

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Je n’aime pas les jugements à l’emporte-pièce, du style « Delacroix, c’est un opportuniste faiseur, sans sensibilité artistique ! ». C’est pourtant ce que je me suis dit à peine entré dans l’exposition. Tout ça parce qu’à l’entrée il était écrit qu’il voulait la gloire à tout prix et qu’un autoportrait racontait un jeune bourgeois qui se la pète. Il ressemblait à des gens que je connais ou que j’ai connus, des prétentieux séducteurs. Et voilà, je l’ai détesté pendant tout mon périple dans les couloirs du Louvre, la nouvelle galerie marchande au cœur de Paris. Je méprise au plus haut point cette faculté que je peux avoir à porter des jugements définitifs qui déforment mon regard. Pas facile de se refaire. Mais on peut changer. Un peu.

À un moment, par exemple, je tombe sur un chef-d’œuvre. Jeune orpheline au cimetière. Plus loin je me souviens encore du tableau (que je connais comme tout le monde) mais j’ai déjà oublié son titre. Quand on approche sérieusement de la soixantaine, les petits trous de mémoire deviennent autant de signaux d’un futur Alzeihmer. Alors on renonce en espérant juste qu’il n’y en aura pas trop quand même.

Mais il se trouve que le midi, à la radio, j’avais entendu qu’on parlait d’un bouquin dans lequel les auteurs affirmaient qu’Alzheimer n’était pas une maladie mais une construction sociale. J’ai trouvé cette idée géniale. Alors quand je ne me suis plus souvenu, j’ai fait un effort au lieu de renoncer. Et, en effet, j’ai retrouvé le titre disparu. Comme ça, en faisant un petit effort.

Cette anecdote est très en lien avec mes petites recherches sur l’influence de la pensée. C’est dingue comme la certitude collective qu’Alzeihmer guète les vieux à coups de trous de mémoire peut être néfaste. Elle joue le rôle de malédiction collective et conduit au fatalisme et au renoncement. « C’est normal, on perd la boule en vieillissant… ». Ça c’est vrai. En vieillissant on perd des facultés physiques et psychiques. Mais ce n’est juste pas une maladie mais la conséquence d’entretenir ou non ses capacités intellectuelles et physiques pour les maintenir le plus longtemps possible. C’est plus intéressant comme point de vue. Plus dynamique. Plus responsabilisant.

C’est comme quand Macron nous dit qu’il n’y a d’autre alternative que la réforme libérale. Si on y croit, on ferme sa gueule et on espère juste vivre encore un peu le moins mal possible, sachant qu’on va encore faire des sacrifices « indispensables », en rejetant tous les maux sur les assistés et les étrangers. Ou bien, on se dit que ce n’est pas la seule solution, qu’on est en droit d’imaginer autre chose, de se battre.

Ah oui, j’étais à Delacroix. Il aurait voté Macron au premier tour, tiens !

Une photo

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J’aime bien cette photo prise aujourd’hui par Pascal Bastien pour Libé. Elle raconte.

En fond une allée d’arbres. Nous sommes en province. Au premier plan, à gauche, un homme en costume et chemise bleu ciel. Ils marquent son appartenance à un cercle officiel traditionnel et peu argenté. Ses joues rougies, sa coupe de cheveux, ses lunettes le rangeraient plutôt dans une classe moyenne rurale d’extraction populaire.

Derrière le personnage central aux mains tendues, une écharpe de maire. Coupe de cheveux fraiche mais peut-être trop courte. Nous sommes bien du côté des officiels.

À la gauche de l’homme aux mains tendues, costume sombre, cravate rouge, belle gueule, yeux clairs, belle coiffure, l’homme sent la capitale ou les hautes responsabilités. Son visage affiche une certaine morgue, une forme de dédain face à la scène à laquelle il assiste.

La dame aux lunettes sombres se trouve derrière la barrière qui sépare les officiels des autres. Elle tient en main un téléphone rouge. Elle est venue pour prendre en photo l’homme aux mains tendues. Coiffure courte, teinture rouge. Elle se veut simple et dynamique.

Derrière elle, la dame qui voulait rester blonde. Tenue vestimentaire stricte, visage sévère et autoritaire. Petite bourgeoisie ? Son bras gauche contourne la dame aux cheveux rouges et sa main baguée ne veut pas lâcher la barrière qui sépare les deux mondes. Elle veut rester aux premières loges pour voir les officiels. Elle n’est pas très heureuse de voir l’homme aux lunettes sur la tête braver l’homme aux mains tendues.

L’homme aux mains tendues a le visage tout aussi tendu, dans une attitude pédagogique. Sourcils relevés, front plissé, il explique avec conviction. Son costume sombre et brillant, sa chemise blanche, cravate sombre, sa coupe de cheveux aux pattes longues veulent lui donner un air jeune et responsable, tandis qu’une mèche anti calvitie vient combler les manques capillaires. Coquetterie. Il a l’air de venir de la capitale, de connaître la mode et l’argent. Sa gestuelle et sa tenue corporelles traduisent un homme sûr de lui.

L’homme aux lunettes sur la tête, comme les portent les gens jeunes, populaires et sportifs porte lui aussi de pattes longues. Sa coiffure et sont rasage sont beaucoup moins soignés que ceux des officiels et il ne cherche en aucun cas (si ce n’est peut-être par la position des lunettes) à masquer sa calvitie naissante, contrairement à l’homme aux mains tendues. Il offre un visage résolu et impassible face à la pédagogie de l’homme aux mains tendues. Ses paupières légèrement baissées semblent dire « parle toujours, tu ne m’impressionnes pas ». Sur son épaule gauche, la main d’un homme en soutien (vas-y, te laisse pas faire, on est avec toi !).

Autour, des caméras braquées, des micros tendus. Le pédagogue doit être important. Il souhaite sans doute que cette scène soit relayée par les médias.

Appel à volontaires pour expérience bizarre !

En juin 2017, j’ai lancé une expérience faisant appel à 10 volontaires, sourciers et guérisseurs, tendant à mesurer l’influence de l’intention sur l’évaporation d’oranges, à distance, par simple visualisation sur photo.

J’avoue qu’à ce stade, on est en droit de douter de ma santé mentale.

Je ne serais pas loin de le penser moi-même si l’expérience réalisée n’avait abouti à des résultats plus que troublants. Voire mieux encore.

En janvier dernier, j’ai répliqué l’expérience avec 12 volontaires, cette fois recrutés par le biais de Facebook. Si le succès était moindre quantitativement, il s’agissait bien d’un nouveau succès mettant en évidence une très grande différence entre les oranges cibles et les oranges témoins. Oui, je cherche à respecter au maximum des protocoles basés sur ceux de la science : double aveugle, témoins, échantillons importants, mesures filmées, etc…

Jusqu’à présent, ma conviction personnelle m’avait dispensé (par ignorance et fainéantise) d’utiliser les outils statistiques conventionnels permettant d’analyser les résultats. Mais désormais, la chose est réparée. Vous pourrez voir, dans la vidéo ci-dessous, mes données passées au crible des moyennes, écarts types, médianes, Probabilités, Z tests, barres d’erreurs, courbes et histogrammes.

Je souhaite reproduire une nouvelle fois cette expérience qui se déroulera pour les volontaires les lundi 23, mardi 24 et mercredi 25 avril (la semaine prochaine, donc). On peut faire ça en vacances aussi.

Le temps qui sera demandé aux volontaires se situe entre 5 et 10 minutes par jour, chacun chez soi.

Pour se porter volontaire, il suffit d’être capable d’imagination, de visualisation et d’être ouvert à l’idée que ces choses étranges sont à près tout possibles. Les anciens participants peuvent aussi s’inscrire.

Afin de garantir l’anonymat (pas obligatoire) je vous demanderai de m’envoyer un mail (ça, c’est obligatoire) en cliquant ICI (lire la suite avant de cliquer). Sur ce mail, vous n’aurez qu’à m’indiquer le pseudo que vous souhaitez utiliser. En objet : « volontaire ».

Vous serez informés rapidement par mail des détails de l’affaire. Je tiens à ce que ce soit le plus simple et le plus ludique pour vous.

Il faut au moins 10 volontaires. S’il y en a davantage, ça ne pose pas de problème.

Voici donc la vidéo et à très bientôt pour les volontaires que je remercie à l’avance. Ensemble, abattons un pan du mur de l’impossible (il vacille déjà) !

INSCRIPTIONS FERMÉES : 24 participants.